LIVRE TROISIÈME
nité de la convocation immédiate h Rome -, mais le théoricien admettait pleinement le principe. Ceci importe k constater.
Pendant que .Manin accroissait et concentrait sa force morale à l'intérieur, il renouvelait , avec une insistance désespénU^ , scs appels aux antres régions italiennes; appels lro]> peu * écoutés -, il ne faut pas craindre de rapi>cler k l’ilalie ses fautes ni ses défaillances. Malgré la bonne volonté du ministère toscan , érigé sur ces entrefaites en gouvernement républicain par la fuite du grand-duc chez les .Autrichiens (7 février), la Toscane envoya très-peu d’aide k Venise , et le Gouvernement provisoire de Rome , devenu aussi république quelques jours avant la Toscane (o février), mais faiblement administré, ne paya pas même la dette du pape , la dette des avances faites par les Vénitiens k l’armée de Durando '. Le Piémont, tout écrasé qu’il fût sous le poids de ses malheurs et sous l’entretien de son armée, avait voté un subside respectable, 600,000 livres par .mois, c’est-k-dire le cinquième de la dé|)cn8e que supportait Venise (19 décembre). La ville de Gênes promit de prendre pour d million de livres de l’emprunt; mais les événements empêchèrent ces engagements de se réaliser.
Les espérances de sérieux appui k l’extérieur, qui s’étaient un moment réveillées, retombaient de jour en jour. Le cabinet anglais était bienveillant, mais ne pouvait aller jnsqii’k la guerre pour défendre l’Italie ; le nouveau cabinet français ne le voulait pas, et assurait ne le pouvoir k cause de l’état des finances. Expression de la coalition qui allait obtenir la majo-
■ L’AsMinbli^! romaine toU plas tant, cependant , un don de 104,000 éena romains , mais Venise ne l'a jamais touché en espèces.
rilé dans l' Assemblée de 1849, il éuit au fond très-peu disposé k iiiten enir énergiquement en faveur de ce qui était serti de la Révolution de 1848. Le ministre «les affaires étrangères,
M. Drouin de Lhuys, montrait des égards et même de la sympathie k Pasini , promettait de faire maintenir le tlatu quo vis^-vis de Venise pendant les négociations et de renforcer * plutôt que dë rappeler la station navale fhtnçaise^ mais il témoignait en même temps une répugnance si manifeste pour la guerre, que l'Autriche en abusait étrangement. .Au bout de siv mois, la médiation n'avait pas fait un pas. Iai politique tour k tour ergoteuse et arrogante de l'Autriche traînait les médiateurs de délai en délai. Tandis qu'on attendait enfin son plénipotentiaire k Bru.xelles, lieu désigné ]>our la conférence, elle proposa de substituer k la conférence un congrès européen (19 févrici^, M. Drouin de Lhuys perdit patience et menaça de retirer la médiation, en réservant k la France sa liberté d'action. Alors, l’envoyé extraordinaire d’Autriche k Londres annonça k lord Palmcrston que les pleins pouvoirs du plénipotentiaire autrichien étaient prêts, k cette seule condition que les médiateurs écartassent préalablement les prétentions du roi de Sardaigne comme inadmissibles, et s’engageassent k maintenir l'état territorial de 1815, c'est-àdire k condition que les médiateurs décidassent préalablement la question en faveur de l’Autriche (22 février).
Lord Palmerston traita comme elle le méritait cette étrange prétention (23 février) L’Autriche recommença de louvoyer; elle hésitait k mettre les tendances pacifiques du
■ Sur «qui précMe, voyei Cmrrupmtdatce rtsptcliiig Ou nfjain ofitaly, 1849, part. IV, passim, et parttcaUirenent p. 54, 80, 134, 115, ISO, 111, IM.