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paillardises, larcins et autres souillures, afin de détourner l'ire de Dieu tellement enflambée contre son Eglise, et qu'il y eût certain nombre de ministres ordonnés par chacun régiment, pour précher la parole de Dieu et faire les prières en l'armée (1).
Et « finalement s’étant aperçu les ministres que plusieurs se rangeaient à la religion par dissimulation, ce qui pouvait mettre la ville en quelque danger, outre la profanation des sacrements, résolurent le 22 du dit mois (octobre), de de n’en recevoir plus sans très diligente inquisition, et notamment de fermer la porte jusques à un meilleur temps à tous ceux qui se seraient montrés séditieux » (2).
Le duc de Guise, vainqueur de Condé à Dreux, s'approche d'Orléans qu'il attaque dès le commencement de février. Daniel Toussain, ainsi que ses collègues, resta dans la ville pendant toute la durée du siège; «outre les prédications
ordinaires et les prières aux corps de garde, on faisait prières générales extraordinairement à six heures du matin, à l'issue desquelles les ministres et tout le peuple, sans nul excepter, allaient travailler aux fortifications de tout leur pouvoir, se retrouvant chacun derechef, à quatre heures du soir, aux prières. Et fut aussi un lieu assigné pour recueillir les blessés, qui étaient pansés et traités très humainement par les femmesles plus honorables de la ville, n’y épargnant ni leurs biens, ni leurs personnes » (3). La mort du duc de Guise, tué par Poltrot de Méré, le 18 février 1563, sauva la ville, en même temps que le parti protestant, dont la situation était désespérée; malgré son peu de succès sur
(1) Histoire ecclésiastique, p. 190, (2) Tbid., p. 154.
(3 Tbid., p. 266,