CONSTRUCTION DES DIRIGEABLES
mon installation aux conduites du gaz d éclairage.
L'Aéro-Club venait d'acquérir un terrain sur la partie nouvellement frayée des coteaux de Saint- Cloud. Je décidai d'y construire un grand hangar, long et asr
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sezhaut,ou mon aéronef se logerait avec son ballon complètement gonflé et trouverait toutes les commodités que j'ai dites.
Cet aérodrome, que je construisis à mes frais, avait 30 mètres de long, 7 de large, 11 de hauteur. J'eus encore, en cette affaire, / 9 ê 3
à lutter contre la vanité et les préjugés des mécaniciens qui déjà m'avaient donné tant d'ennuis au Jardin d'Acclimatation. Les portes à glissières de l'aérodrome ne glisseraient pas, déclaraient-ils, à cause de leurs dimensions excessives. Je dus tenir bon : « Sui-
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vez mes indications, disais-je, et ne vous occupez pas de savoir si elles sont ou ne sont pas pratiques ». Bien qu'ils eussent fait leurs conditions eux-mêmes, il me fallut du temps pour venir à bout de leur orgueil têtu. Une fois finies, les portes, naturellement, fonctionnèrent. Trois ans plus tard, l'aérodrome que me fit construire, sur mes plans, le prince de Monaco, avait des portes encore plus grandes.
Pendant qu'on était en train de bâtir le premier de mes garages aéronautiques, je fis, avec le jN° 3, plusieurs autres sorties très heureuses. Je perdis mon gouvernail au cours de la dernière et, néanmoins, j'atterris sans encombre dans la plaine d'Ivry. Je ne réparai pas le N° 3. Son ballon était trop lourd de forme et son moteur trop faible. J'avais à présent mon aérodrome et mon appareil à gaz : je construirais un aéronef qui me permît, pour un plus long temps, des expériences plus méthodiques.