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VISION ET AUDITION PSYCHIQUE A L’ÉTAT DE VEILLE

cristal, d’abord, puis directe, au moyen des sens psychiques du médium :

M. Dercy-Foxwell, agent de change, habitant 1 haines Ditton, près de Londres, quitta sa demeure le 20 décembre 1000 au matin, pour se rendre à son bureau dans la Cité. 11 n’y reparut jamais vivant. Sa disparition constatée, la police procéda à de longues et minutieuses recherches; elles restèrent vaines.

Désespérée, Mme Foxwell eut recours à un médium, M. Von Bourg qui obtint, dans un miroir, la vision de l’agent de change vivant, puis celle de son corps plongé dans l'eau.

Dans une autre séance, le médium voit un esprit debout près de Mme Foxwell ; il désigne avec insistance une montre, une chaîne et des breloques qu’il lient dans sa main. Sur ce bijou, un nom est gravé. Mme Foxwell, à la description, reconnaît son mari et la montre à l’aide de laquelle lecorps, plus tard, putêtre identifié. L’espritdemande qu on recherche sa dépouille et promet de conduire le médium au lieu où elle a été jetée à l’eau.

On se réunit de nouveau, et l'esprit, par la main de M. Von Bourg, dessine le tracé du chemin qu'il faudra parcourir. Accompagné de plusieurs amis du défunt, le médium s'engage sur ce chemin et en parcourt les sinuosités. Dressent très vivement le contre-coup des impressions éprouvées par la victime. Au point même où celle-ci fut frappée, il est près de s’évanouir. Il fallut suivre plusieurs sentiers, contourner des habitations, franchir des barrières comme l'avaient fait les assassins. Chaque fois qu’on hésitait sur la direction à prendre, les médiums, MM. Von Bourget Knowles « voyaient clairement l’esprit devant eux leur indiquant la route». Enfin on parvint au bord d‘un ruisseau, aux eaux tranquilles et profondes: « C’est ici ! » déclarèrent les mé-

diums. Mais ia nuit était venue et il fallut retourner au point de départ.

Le lendemain, on procéda à des recherches. Des hommes, munis de perches, sondèrent le fond du ruisseau. Et peu après, au-dessous du point où s’opéraient les sondages, à l'endroit même où le ruisseau se joint à la Tamise, on vit un cadavre flottersur les eaux. Une montre, trouvée sur la triste épave, permit de la reconnaître pour le corps de M. Foxwell. Un séjour de six semaines sous l'eau avait décomposé les chairs. Le corps était revêtu des effets décrits par le médium. On en put constater l’identité, non seulement à l’aide de la montre et des breloques, mais aussi par certaines particularités relevées sur les dents, etc.

Le professseur Bessi rend compte, dans la Revue des Études psychiques (mai 1901), d’un autre phénomène de vision spontanée dont il fut témoin dans une maison hantée de l’Ombrie. Le cas est d'autant plus remarquable que le professeur était, il le reconnaît lui-même, absolument réfractaire à toute idée spirite :

« Il travaillait seul, à une heure avancée de la nuit, écrivant les dernières pages d’une brochure qu’il allait faire paraître, lorsque sa lampe s’éteignit tout à coup. La chambre, cependant, restait éclairée d une faible lueur grisâtre. En facedelui, une glace réfléchissait une lumière encore plus vive et avec elle une chambre et des meubles qui lui étaient inconnus. Une vieille dame, assise devant une table, écrivait lentement, d’un air très absorbé, puis elle enferma la feuille écrite dans une enveloppe qu’elle plaça dans le tiroir. Enfin elle posa la tète sur le dossier du fauteuil et sembla s'endormir. La lumière s’évanouit et la vision disparut. »

Quelques heures après, le professeur apprenait le décès

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