VISION ET AUDITION PSYCHIQUE A L ÉTAT DE VEILLE
d’une tante de sa femme qu’on avait trouvée morte dans un fauteuil, et dans le tiroir de sa table était découvert un testament olographe.
« Des réponses faites par M. Bessi à mes questions, dit M. César de Vesme, directeur de la Revue des Etudes psychiques, il résulte que la vision s’est produite vers minuit, et que la vieille dame a été trouvée morte dans les premières heures de la matinée. » L’agent aurait donc été la défunte elte-mème, soutenue par quelque assistance occulte, et comme M. Bessi seul veillait dans la maison, à l’heure de la manifestation, c’est lui qui en a bénéficié.
L’organe de l’ouïe, dans des conditions identiques au phénomène de la vision, peut être également intluencé par les esprits.
Myers rapporte le fait suivant (1) :
Lady Caidly, au moment de prendre un bain, étant enfermée et déshabillée, entendit une voix étrangère et très distincte qui disait : « Otez le verrou ! » File fut saisie et regarda en vain de tous côtés, f^uand elle fut dans le bain, elle entendit encore la voix répéter trois fois de suite, avec une insistance croissante : « Otez le verrou ! ». Alors, elle sortit de sa baignoire et tira le verrou. Mais, comme elle se remettait dans le bain, elle perdit connaissance et tomba, la tête sous l'eau. Heureusement, dans sa chute, elle put saisir un cordon de sonnette. La femme de chambre accourut. Si la porte avait été verrouillée, elle se serait infailliblement noyée.
(i) Subliminal Self , reproduit par Jules Bois dans/e Monde invisible, p. 274. Voir aussi un cas remarquable d’audition cite par le docteur Berget, examinateur à la Faculté des sciences de Paris, dans l'Inconnu et les problèmes psychique s, de C. Flammarion p. 79).
M. François Coppéeje poète académicien, a entendu plusieurs fois une voix mystérieuse. C'est ce que nous apprend M. Jules Bois dans son enquête sur lAu-delà et les forces inconnues , publiée par le journal le Malin (7 octobre 1001).
« C’est toujours quand je suis au lit, écrit le poète, et peu de temps après que j’ai éteint la lumière, que se produit le phénomène. J’entends alors distinctement une voix qui m’appelle par mon nom de famille : Coppée !
« Assurément, je ne dors pas dans ce moment-là ; et la preuve, c’est que, malgré la grosse émotion et le battement de cœur que j’éprouve alors, j’ai toujours immédiatement répondu : « Qui est là? qui me parle? * Mais jamais la voix n'a rien ajouté à son simple appel.
« Cette voix, je ne la connais pas. File ne me rappelle ni la voix de mon père, ni la voix de ma mère, ni celle d une autre personne à qui je fus particuliérement cher ou que j’ai beaucoup aimée et qui n’est plus. Mais elle est, je le répète, claire et distincte, et, — ce qui est tout à fait remarquable et, je vous l’assure, elîrayant — elle semble toujours par l’accent qu’elle donne à ce mot — mon nom, tout court — elle semble, dis je, répondre au sentiment dont je suis animé.
« Je n’ai entendu cette voix que très rarement et dans des circonstances assez graves de ma vie morale, lorsque j’avais du chagrin ou que j'étais mécontent de moi. Ht toujours la. voix a pris le ton de la plainte ou du reproche, a paru compatir à rna peine ou blâmer mon mauvais sentiment. Et j’ai là une certitude de plus que je n’entends pas celte voix en songe; car jamais elle ne m’a parlé que précisément quand j’étais tenu éveillé par mes préoccupations. »
Chez certains médiums, le sens psychique peutsai-