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VISION ET AUDITION PSYCHIQUE A L’ÉTAT DE VEILLE 1S

sir les vibrations les plus subtiles de la pensée des esprits et même percevoir les baronnies pénétrantes des espaces et des mondes, les concerts des esprits célestes. Parfois, la faculté d'audition s’étend à toutes les personnes présentes.

Dans son Histoire du spiritualisme en Amérique y Mme Hardinge Britten nous apprend que Mme Tainlin fut, dans ce pays, le premier médium par qui on entendit des airs joués sur des instruments invisibles, avec la plus grande perfection. Les sons variaient depuis les plus puissants jusqu’aux plus doux. Acertains moments, on eût dit les accords d’une harpe éolienne. Il semblait que les sons allaient se changer en une voix humaine d une exquise douceur.

Depuis lors, ”ces faits se sont renouvelés en des milieux très divers.

Pendant les séances célèbres, données par Jesse Shepard dans toutes les grandes capitales et devant plusieurs cours souveraines, de même que dans celles du docteur Sant Angelo, à Home, on entendait des chœurs célestes et les accords de nombreux instruments invisibles. Des soli permettaient de reconnaître les voix de chanteurs ou cantatrices défunts (1).

Presque tous les grands compositeurs sont des sensitifs, des médiums auditifs ou inspirés. Leurs propres témoignages en font foi.

On trouve dans Goethe (Lettres à un enfant ), les détails suivants sur Beethoven :

(i) Voir Minci and Mat ter, 10 novembre i 883 ; Revue spirite , avril j 884 , PP- 228 à 231 •

-vi. y^y *■

« Beethoven, parlant de la source d’où lui venait la con- « ception de ses chefs-d'œuvre, disait à Bettina : Je me sens « forcé de laisser déborder de tous côtés les flots d’harmonie « provenant du foyer de l'inspiration. J’essaie de les suivre, « je les reprends passionnément; de nouveau, ils m’échappent « et disparaissent parmi la foule de distractions quim’entou- « rent. Bientôt je ressaisis l’inspiration avec ardeur; ravi, « j’en multiplie toutes les modulations, et, au dernier mo- « ment, je triomphe de la première pensée musicale; voyez « à présent, c’est une symphonie...

« Je dois vivre seul avec moi-même. Je sais bien que Dieu « et les anges sont plus près de moi, dans mon art, que les « autres. Je communie avec eux et sans crainte. La musique « est la seule entrée spirituelle dans les sphères supérieures « de l'intelligence. »

Après avoir composé ses mélodies les plus suaves, il s’écriait : « J'ai eu une extase ! »

Mozart, de son côté, dans une de ses lettres à un ami intime, nous initie aux mystères de l’inspiration musicale (1) :

« Vous dites que vous voudriez savoir quelle est ma « manière de composer et quelle méthode je suis. Je ne puis « vraiment pas vous en dire plus que ce qui suit, car moi- « même je n’en sais rien et ne puis me l’expliquer.

« Quand je suis dans de bonnes dispositions et tout à fait « seul pendant ma promenade, les pensées musicales me « viennent en abondance. Je ne sais pas d’où viennent ces « pensées, ni comment elles m’arrivent; ma volonté n’y est « pour rien..

(1) Cette lettre est publiée dans la Vie de Mozart, par Holmes, Londres, i8^5.

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