XVII. — Phénomènes physiques. Les taules
Les phénomènes physiques se présentent sous les formes les plus variées. La force qui sert à les produire se prête à toutes les combinaisons; elle pénètre lous les corps, traverse tous les obstacles, franchit toutes les distances. Sous l'action d'une puissante volonté, elle peut décomposer et recomposer la matière compacte. C’est ce que démontre le phénomène des apports ou transports de Heurs, fruits et autres objets à travers des murs, dans des chambres -closes (1). Zoëllner, l’astronome allemand, observa la pénétration de la matière par une autre matière, sans qu’il fût possible de distinguer une solution de conti nuité dans l'un ou l’autre corps (2).
A l'aide de la force psychique, les entités agissant dans les manifestations, parviennent à imiter les bruits les plus étranges.
\V. Crookes, dans son ouvrage déjà cité, rend compte de ce genre de phénomènes (3) :
(1) Russell-Wallace, le Moderne Spiritualisme , p. 22O W. Crookes, Recherches sur le spiritualisme, pp. if >4 et 167.
(2) Eug. Nus, Choses de l'aulre monde, pp. 3 fo, 3 <j 3 ; Zoëllner, Wissenschaflliche Abhandlungen.
( 3 ) Pages ifa, i 4 <>,
PHÉNOMÈNES PHYSIQUES
« Le nom populaire de raps (coups frappés) donne une idée très fausse de ces phénomènes. A différentes reprises, pendant mes expériences, j’ai entendu des coups délicats qu'on eût dits produits par la pointe d'une épingle; une cascade de sons perçants comme ceux d’une machine à induction en plein mouvement ; des détonations dans l’air ; de légers bruits métalliques aigus ; des sons qui ressemblaient à des grattements ; des gazouillements comme ceux d’un oiseau, etc ».
Le célèbre chimiste estime que ces coups, qu’il dit « avoir sentis sur ses propresépaules et sur ses mains », doivent être attribués, dans la plupart des cas, à des intelligences invisibles, puisque, au moyen de signaux convenus, on peut converser, pendant des heures entières, avec ces êtres [loc. cit.. p. 1 -47).
Kn présence du médium Home, un accordéon, enfermé dans une cage ou suspendu dans l’air, jouait seul de douces mélodies (1 ). Le poids des corps augmentai t ou diminuait à sa volonté. Une table devint alternativement lourde à ne pas pouvoir être soulevée ou si légère quelle s’enlevait au moindre effort.
Home lut reçu par plusieurssouverains. L’empereur Alexandre H obtint en sa présence une manifestation peu ordinaire :
« En pleine lumière, une main d’esprit ouvrit un médaillon qui se combinait avec un des boutons de l uniforme porté par l’empereur et renfermait le portrait du czarévitch <lécédc ; une communication dictée par petits coups frappés
(i) Louis Gardy,/e Médium D. llorne , p. 41.
DANS LINVISIBLE
sur le bouton vint ensuite démontrer au czar que l esprif qui se manifestait était bien celui auquel il avait pensé (1). »-
f)ans une séance mémorable, le 16 décembre 1868, à Ashley-house, à Londres, séance à laquelle assistaient lord Lindsay, lord Adare et le capitaine Wyne, son cousin, Home, entrancé, fut soulevé et projeté en dehors d’une fenêtre, suspendu au-dessus du sol de la rue, et rentra par une autre fenêtre.
Lord Lindsay fut appelé à témoigner de ce fait devant la Société de dialectique (2) :
« Nous voyions Home », dit il, « flotter daus l'air en dehors de la fenêtre, à une distance de six pouces. Après êtro resté dans cette position pendant quelques secondes, il souleva l’autre fenêtre, glissa dans la chambre, lespieds en avant,, et revint s’asseoir. Les deux fenêtres sont à 70 pieds audessus du sol, éloignées l’une de 1 autre de sept pieds six pouces. »
Ces phénomènes se produisaient dans des demeures, où Home n’avait jamais pénétré auparavant et où il ne pouvait se livrera aucun préparatif, ni avoir recours à des engins spéciaux.
Le 27 mai 1886, à Paris, le docteur Paul Gibier, préparateur au Muséum d’histoire naturelle, observe, en présence du médium Slade, un cas de lévitation d une table qui se soulève, se retourne et va toucher le pla-
(î) Life and Mission , p. 3 G 3 . Traduit par L. Gardy, le Médium Home , p. 3 q.
(2^ Voir Quaterly, Journal of Science, janvier 1874,0! \V. Crookes, loc. cil., p. i 5 i.
PIlÉNO.M i: N ES PII YSIQUES
fond de ses quatre pieds « en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (i). »
Dans un but d'expérimentation psychique, on a vu, depuis lors, des savants illustres : Ch. Richet, Lombroso, A. de Rochas, Flammarion, etc., poser les mains sur ces tables tant ridiculisées, en compagnie d’Eusapia Paladino, le médium napolitain, et interroger le phénomène. De nombreuses photographies prises peu dant ces séances montrent la table complètement détachée du sol, alors que le médium a les mains et les pieds tenus par les opérateurs.
Ces séances commencèrent à Naples, en 1001, à la suite d’un défi porté par le chevalier Chiaia au professeur Lombroso (2). Elles se renouvelèrent à Milan en 1802; puisa Naplesen 1893; à Rome et à Varsovie eu 1804; en 1805, chez M Ch. Richet, au château de Carqueiranneetà File Roubaud, sur la cote de Provence; en 1800, à l’Agnélas, chez le colonel de Rochas; en 1897, à Montfort-FAmaury en présence de M. Flammarion; en 1001, à Auteuil, où Sully-Prudhomme s’adjoignit aux expérimentateurs habituels (3).
Des séances plus récentes ont eu lieu au cercle Minerva , à Gènes, en 1901, et ont eu un grand retentissement en Italie.
M. Vassallo, directeur du Secolo A/A , a réuni en un
(1) Docteur Paul Gibier, Spiritisme ou Fakirisme occidental , p. 3 ü6.
(2) Voir Après la mort, p. 206. Le professeur Lombroso dans le procès-verbal constate « qu un bulTet s’avançait seul au milieu de la salle comme un pachyderme ».
(3) Voir Revue des Etudes psychiques , janvier HJ02, p. i3.
, INVISinLE
volume 1) les rapports de ces séances, qu’il a suivies avec une atteution scrupuleuse. Le o avril 1902, il donnait sur le même sujet et sous le titre : la Médiumnité et la théorie spirite , à l’association de la presse, à Home, une conférence présidée par l’ex-ministre Luzzati, président de l’Association, dont tous les journaux italiens ont rendu compte avec éloges. Nous résumons :
« l re Séance. En pleine lumière, la table de sapin brut, à quatre pieds, longue d’un mètre, se soulève, se détache du sol un grand nombre de fois et reste suspendue à 10 centimètres au-dessus du carrelage sans qu'aucune main humaine la touchât. Pendant ce temps, les mains d’Eusapia étaient tenues par ses voisins qui contrôlaient également les pieds et les jambes, de façon qu'aucune partie de son corps ne pût exercer le moindre effort. »
« 2 e Séance. Des coups violents, à briser la table, retentissent. Des mains apparaissent, dont on ressent les attouchements et les caresses, mains fortes et larges d’hommes, mains plus petites de femmes, menottes minuscules de bébés. Des lèvres invisibles se posent sur le front des assistants et des baisers se font entendre. Des empreintes de mains invisibles sont obtenues dans la plastiline. »
« o 6 Séance. Le médium, dont les mains sont toujours tenues, est soulevé avec sa chaise par une action occulte, sans heurts, sans secousses, par un mouvement lent, et suspendu en l'air, scs deux pieds et les pieds antérieurs de la chaise reposant sur la surface de la table, déjà détériorée par les chocs. Le poids soulevé est de 70 kilogrammes et nécessite une force considérable. »
« Chose plus extraordinaire, delà surface de la table, Eu-
i) Yassallo, Nel Mondo degi Invisibili. Home, Voghera, édit.
PHÉNOMÈNES PHYSIQUES
sapia, avec sa chaise, est encore lévilêe, de telle sorte que le professeur Porro, astronome, et une autre personne peuvent passer leurs mains sous ses pieds et ceux de la chaise, sans accord préalable et avec une parfaite concordance d impressions. »
« Le fait de se détacher de la table dénote, plus encore que celui de se détacher du sol, 1 intervention d’une force extrinsèque au médium, intelligente, calculatrice, qui a su proportionner les actes aux résultats et éviter un accident toujours possible, étant donné le poids d’Eusapia, Pappui précaire d’une table à moitié brisée et le fait que deux pieds de la chaise se trouvaient suspendus dans le vide. »
« 6 e séance. Transport d objets sans contacts : Heurs, anneaux, instruments de musique, ardoises, boussole et surtout d'un de ces dynamomètres qui servent à mesurer la force avec laquelle une main peut serrer un ressort; quatre ou cinq fois, comme par un jeu, ce dynamomètre est enlevé à son propriétaire qui l’avait remis à zéro, puis rendu chaque fois avec des indications variant depuis un maximum correspondant à une force herculéenne jusqu à un minimum pareil à la force d’un petit enfant. »
« Comment attribuer », dit le professeur Porro, « à un dégagement d’Eusapia un processus aussi compliqué d'acles volilifs et conscients, accompagnés d une graduation aussi sage d’etïets dynamiques? Pourrait-elle simuler tour à tour diverses entités et développer en chaque cas une force à leur mesure? »
Au cours des séances suivantes, des matérialisations se produisirent dont nous parlerons au chapitre spécialement consacré à ce genre de manifestations.
C’est par erreur que l’on a considéré le phéno mène de la lévitation comme une violation des lois de
la pesanteur. Il démontre simplement l’action d'une force et d’une intelligence invisibles Le médium ne saurait trouver en lui seul le pouvoir de s’élever sans point d’appui et de rester suspendu dans le vide. 11 faut admettre nécessairement l’intervention d’une volonté étrangère qui accumule la force fluidique en quantité suffisante pour contrebalancer le poids du médium ou des objets lévités et les détacher du sol. Les fluides sont empruntés en partie au médium luimême qui, dans ce cas, joue le rôle de pile, puis aux autres personnes présentes et, s’il y a insuffisance, à d’autres entités invisibles qui prêtent leur concours à l’opérateur.
Il en est de même pour les raps ou coups frappés. Ces bruits sont produits par la condensation et la pro jection d’amas fluidiques sur des corps durs. Parfois ces amas sont lumineux. On lit dans les notes de M. Livermore (1) :
« Une boule lumineuse du volume d’une orange, paraissant retenue par un point d’attache, rebondissait sur la table, et un coup résonnait chaque fois que la boule retombait sur le plateau de cette table. »
Tous ces phénomènes se rapportent, on le voit, aux lois physiques connues. Il suffit seulement d’étendre l’application de ces lois au monde invisible comme au monde visible ; dès lors tout s’explique et s’éclaire. II n’y a, en tout ceci, rien de surnaturel. Le spiritisme est une science qui nous apprend à connaître la nature
(0 R. Dalc Owen, Territoire contesté , 25° séance.
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et l’action des forces occultes, comme la mécanique nous fait connaître les lois du mouvement, et l’optique celles de la lumière. Ses phénomènes viennent s’ajouter aux phénomènes connus, sans altérer ni détruire l’ordre imposant qui les régit. Elle en élargit simplement le champ d’action en même temps qu’elle nous fait pénétrer les ultimes profondeurs de la nature et de la vie.
Les tables ne jouent pas seulement un rôle imporlant dans les manifestations physiques spontanées. Elles ont aussi une part dans les phénomènes d’ordre intellectuel.
Les tables tournantes et parlantes ont suscité bien des critiques et des railleries; mais, comme l’a dit Victor Hugo : « Cette raillerie est sans portée. » Si, laissant de coté le persillage stérile et oiseux, nous considérons le fait en lui-même, que verrons-nous dans les manifestations de la table ? Presque toujours le mode d’action d’un être intelligent et conscient.
La table est un des meubles les plus faciles à déplacer. On le trouve partout, dans tous les appartements, ("est pourquoi il est utilisé de préférence. Ce qu’il faut voir avant tout dans ces faits, ce sont les résultats acquis, et non pas l’objet qui a servi à les produire. Lorsque nous lisons une belle page, ou que nous contemplons un tableau, songeons-nous à la plume quj l’a écrite, au pinceau qui l'a exécuté? La table n’a pas plus d’importance; elle n’est que l’instrument vul-
gaire transmettant la pensée des esprits. Selon les manifestants, cette pensée sera tour à tour banale, grossière, spirituelle, malicieuse, poétique ou sublime. Les chercheurs, qui reçoivent, par ce moyen, des marques d'affection des êtres qu’ils ont aimés, oublient facilement l'insignifiance du procédé employé.
Certains mouvements de la table peuvent, il est vrai, <être attribués à l'action de forces extériorisées par les assistants et transmises par leurs mains au meuble. Dans ces expériences, il faut toujours faire la part des mouvements involontaires des opérateurs, lorsqu'il ■s’agit de phénomènes physiques, et de la suggestion, lorsqu’il s’agit du fait intellectuel.
Cependant, dans la plupart des cas, ces deux causes sont insuffisantes pour expliquer les phénomènes. D'abord le contact des mains n'est pas toujours nécessaire pour provoquer les mouvements. Faraday, Cabinet, Chevreul et d autres savants, pour résoudre le problème, avaient adopté la théorie des mouvements musculaires inconscients. Mais voici que les tables s’agitèrent en dehors de tout contact humain. C'est ce qu établirent les expériences de Robert Mare et de W. Crookes, qui contrôlèrent les mouvements du meuble au moyen d'appareils enregistreurs employés dans les laboratoires de physique.
Un rapport au Comité désigné par la Société dialec tique de Londres en 1809 (1), vint confirmer leurs déductions. 11 concluait ainsi (2): 1° Une force émanant
(1) Voir W. Crookes, toc. cit., pp. 1 40s iâo.
( 2 ) Voir le rapport in extenso : Eug. Nus, Choses de l'autre monde, p. 23/J.
PHÉNOMÈNES P H Y SIO L* K S
des opérateurs peut agir sans contact ou possibilité de contact sur des objets matériels ; 2° elle est fréquemment dirigée avec intelligence.
Lesexpériencespoursuivies pendant plusieurs années à Paris, rue de Beaune n° % par Eugène Nus, le spirituel écrivain, auquel se joignirent le peintre Ch. Brunier, le compositeur Allyre Bureau, l'ingénieur Francliot, etc., sont parmi les plus célèbres. Nous les rappellerons succinctement (I).
On s’y sert d'abord d’une table à manger, lourde et massive, qui se lève sur deux pieds et reste immobile en équilibre. l T ne énergique pesée suffit à peine à la ramener à sa position normale.
On essaie ensuite avec un guéridon, qui, plus léger, gambade, se dresse sous les mains, imite le mouvement du berceau et le roulis de la vague. « Ce n’est plus une chose. C’est un être. 11 n'a besoin, pour comprendre, ni de paroles, ni de gestes, ni de signes. Il suffit de vouloir, et, prompt comme la pensée, il va, vient, s arrête, se dresse sur ses deux pieds et obéit. »
« 11 parle... à l'aide de coups frappés, dicte des sentences, des enseignements, des phrases délicates ou profondes. Par exemple : « La solitaire expérimentation est la source des erreurs, des hallucinations, des folies. Pour faire utilement des expériences, il faut être préoccupés de Dieu. Elevez vos âmes à Dieu pour être reviviliés contre les abaissements douteurs. »
On lui demande de parler anglais. Elle le fait d’une façon très poétique. Plusieurs expressions inconnues des assistants ne peuvent être traduites qu’à coups de dictionnaire.
(i) Voir Eug. Nus, Choses de l'autre monde , pp. 2 à 218.
2^2 F) AN S L INVISinu:
Puis viennent les définitions en douze mots : « Je défie, dit Eug. Nus, toutes les Académies réunies de formuler brusquement, instantanément, sans préparation, sans réflexion, des définitions circonscrites en douze mots, aussi nettes, aussi complètes et souvent aussi élégantes que celles improvisées par notre table. »
En voici quelques-unes :
Harmonie : Equilibre parfait du toutavecles parties entre elles.
Amour : Pivot des passions mortelles; force attractive des sens; élément de la continuation.
Religion future : L'Idéal progressif pour dogme, les arts pour culte, la nature pour église.
« Parfois, ajoute l’écrivain, nouvelle preuve de la « spontanéité du phénomène, nous refusions d’accepter une « définition. La table recommençait immédiatement, et nous « dictait une autre phrase de douze mots, toute nouvelle. »
« I) autres fois, nous arrêtions le phénomène pour cher- « cher nous-mêmes la lin delà phrase et nous ne la trouvions « jamais. Un exemple: la table nous donnait la définition « de la foi : « La foi deifie ce que le sentiment révèle et...
« Et... quoi ? dis-je tout à coup en arrêtant le guéridon « pour l'empêcher d’achever sa dictée: plus que trois mots. « Cherchons ! — Nous nous regardons, nous réfléchissons, « et nous restons bouche béante. Enfin nous rendons à la « table la liberté de ses mouvements et elle achève tran- « quillement sa phrase : «... et la raison explique. »
« Quelque volonté que nous eussions de nous borner au « rôle d’expérimentateurs, il ne nous était pas possible de « rester indifférents aux affirmations de cet interlocuteur « mystérieux, qui posait et imposait son étrange personnalité « avec tant de netteté et d'indépendance, supérieur à tous « tant que nous étions, au moins dans l’expression et la con-
pin ';nomen es pins io u 1 :s
« centration des idées, et parfois nous ouvrant des aperçus « dont chacun convenait de bonne foi n’avoir jamais eu l’in — « tuiLion. »
La même table composa des mélodies. Félicien David en entendit l’exécution et en fut charmé. Il y avait entre autres : le Chanl de la terre dans l'espace ; le Chanl de la Mer; la Mélodie du vetil ; le Chanl de Vastre salellile lunaire ; le Chant de Saturne , de Jupiter, de Vesla ; V Adoration, etc. ( 1 ).
Des messages furent dictés par coups, frappés non plus sur le parquet, mais dans la table même. Puis ce fut le crayon de Ch. Prunier, devenu médium écrivain, qui interpréta la pensée de l'invisible visiteur. A une question posée par Kug. Nus : (Ju’est-ce que le devoir ? il répondait : « Le devoir est l'accomplissement librement voulu de la destinée de l’être intelligent. Le devoir est proportionnel au degré de l’être, dans la grande hiérarchie divine nécessaire. Je dis ce mot nécessaire, parce que, toujours, la nécessité implique Dieu. »
« Une comparaison pour définir la prière : « Supposons un « être représenté par un cercle. Cet être a une vie interne et « une vie externe. Sa vie externe ou rayonnante, ou expan- « sion divine, part du point qui est au centre et dépasse le « cercle qui correspond au fini pour aller dans l'infini. C’est « donc l’élévation dans la vie.» En religion actuelle, cela « s’appelle, au point de vue de la prière, simple élévation à « Dieu. Sonde/ ces trois mots et vous pourrez conclure avec « la science. »
Le mystérieux interlocuteur d’Eug. Nus ne s’est pas fait connaître (2). Mais, en d’autres cas, despersonna-
(1) Voir Eug. Nus, Choses de l'aulre monde, pp. 92 à io3.
(2) Certains critiques ont cru pouvoir expliquer les manifestations de la rue de Beaune par la théorie de l’inconscient ou subliminal des expérimentateurs. Si quelques-uns des phéno-