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ÉCRITURE DIRECTE OU PSYCHOGRAPIIIE

certain nombre d'œuvres y ont été écrites ou dictées par des Esprits.

On peut citer : la Clef cle la Vie , deux gros volumes, écrits en 185(i, par Michel, de Figanières, jeune paysan du Yar, âgé de ±1 ans, et qui turent signalés dans le Siècle par un bel article de Louis .lourdan ; Les Vies mystérieuses et successives de l'être humain et de l'être terre (1); puis les Origines el les fins (2), ouvrage obtenu par l’action médianimique de plusieurs dames lyonnaises, en superposant leurs mains les unes sur les autres.

Une jeune tille, Hermance Duïaux, écrivit, à 14 ans, vers 1855, VHistoire de Jeanne d'Arc (3), dictée par ellemême, puis, à lo ans, Y Histoire de Louis Xf (1).

Ces œuvres contiennent une foule de détails ignorés des chroniqueurs et qui jettent une vive lumière sur certains points d’histoire. Elles expliquent, notamment, la conduite coupable de Charles VII envers Jeanne, après le sacre.

La préface du premier livre, d’un style poétique el touchant, répond admirablement au caractère de l'héroïne. Considérée comme une œuvre d’imagination, elle exigerait un génie d’adaptation, un sens artistique que le médium n’a jamais possédés.

Nous devons signaler, en outre, la Survie , écho de l'au-delà, recueil de communications remarquables, dictées par des esprits et publiées par M ,u0 Nœggerath

(i) Paris, Ohio et Fischbacher, éditeurs.

(•2) Paris, Leymarie, édit.

( 3 ) Idem.

(Ij) Idem.

en 1897 (1), avec une préface de M. Camille Flammarion.

Le Bulletin de la Société des Eludes psychiques de Nancy, 1901 publie une communication faite à une séance de cette société, le 29 mars, par M. Fouquet, rédacteur en chef de l'Etoile de l'Est , sur des phénomènes d’écriture médianimique, obtenus en sa présence par M. P..., son collaborateur, matérialiste déter miné. Nous en détachons les passages suivants :

« L’écriture variait à l’inlini, suivant l'esprit qui dictait. Chaque écriture était facilement reconnaissable et, dès les premiers mots, nous savions à qui nous avions affaire. Dans ces écritures si dissemblables, jamais je ne reconnus celle de P... et il lui aurait fallu un remarquable (aient de faussaire pour lui faire revêtir des formes aussi multiples. »

« P... ignorait absolument ce qu’il écrivait. Pendant que sa main traçait les caractères, son regard devenait légèrement fixe et ne se dirigeait jamais du côté de la feuille. Cependant, il ne dormait pas. »

« Un jour, une personnalité nouvelle se révéla sous le nom d’Alpliantis, nous disant avoir vécu au septième siècle, en Arménie, où il était pontife. Nous crûmes à une mystification et nous lui dîmes : Donnez-nous donc votre nom en écriture arménienne. »

« Aussitôt, l’écriture du médium changea et nous vîmes apparaître une sorte de signature en caractères inconnus, puis une phrase entière, en caractères analogues, et après elle la traduction. »

« Aucun de nous ne savait l'arménien et nous ne pouvions

(1) Paris, Leymarie, édit.

(2) Pp. 92 et suivantes.

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vérifier. J’eus l’idée de demandera l’esprit l'alphabet arménien, afin d’avoir un moyen de contrôle. L’alpbabet vint, avec les lettres correspondantes. En comparant cet alphabet avec les phrases écrites auparavant et le nom même d'Al phantis, nous reconnûmes qu’il y avait concordance. »

« Alphantis nous donna sur l’histoire et la géographie de l’ancienne Arménie des renseignements que nous pûmes en partie contrôler. Le médium ne connaissait pas ces détails. »

Les expérimentateurs ne purent se procurer aucun fragment d’écriture arménienne du septième siècle, mais seulement une phrase en arménien moderne. Quoique très différente 1 une de l’autre — comme le serait le français moderne comparé à celui du septième siècle, — 1 esprit put la traduire et un étudiant bulgare, qui connaissait un peu 1 arménien, confirma la traduction.

Enfin, nous empruntons au mémoire présenté par le docteur Dusart, au congrès de Paris, en 1900(1), les paragraphes suivants, relatifs aux médiums écri vains qu il utilise dans ses expériences.

« Maria P... écrit automatiquement. Lecaractère de l’écriture et l’orthographe varient suivant les manifestants. On reconnaît l’écrivain avant qu'il ait signé. Dans plusieurs cas, la comparaison de l’écriture du mort avec celle du vivant révèle de frappantes ressemblances.

« Quatre fillettes, de 9 mois, 23 mois, 3 et 4 ans, ont écrit, seules ou réunies à une même table. Les communications obtenues, lorsqu’elles étaient simultanées, représentaient la même pensée sous trois formes différentes. Ces enfants

(î) Voir le Compte rendu du Congrès spirite et spiritualiste de Paris, kjoo, p. i8û.

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