L ESPRIT ET SA FORME
longs efforts. Nous sommes ce que nous nous sommes fait en parcourant le cycle immense (le nos vies. Notre enveloppe fluidique, grossière ou subtile, obscure ou radiante, représente notre exacte valeur et la somme de nos acquisitions. Nos actes, nos pensées persistantes, la tension de notre volonté vers un but, toutes les voûtions de notre être mental ont une répercussion sur le périsprit et, suivant leur nature, basse ou élevée, généreuse ou sordide, en dilatent, en affi nent ou en alourdissent la substance. Il en résulte que, par l’orientation constante de nos idées, de nos aspirations, de nos goûts, par nos agissements dans un sens ou dans l'autre, nous nous construisons peu à peu une enveloppe subtile, peuplée de belles et nobles images, ouverte aux sensations les plus délicates, ou bien une sombre demeure, une prison obscure où, après la mort, l’âme, limitée dans ses perceptions, est ensevelie comme en un tombeau. Ainsi l’homme crée lui-même son bien ou son mal, sa joie ou sa peine. Lentement, de jour en jour, il édifie sa destinée. Son œuvre est gravée en lui, visible pour tous dans l’audelà. C’est par cet admirable jeu des choses, simple et grandiose à la fois, que se réalise, dans le monde et dans les êtres, la loi de causalité ou de la conséquence des actes, qui n’est autre que l’accomplissement de la justice.
Et, par un effet des mêmes causes, dès cette vie, l’homme attire à lui les influences d’en haut, les radiations éthérées ou les grossiers effluves des esprits de passion, de désordre. Là est la règle des manifestations spirites; elle n’est autre que la loi même des
atlractions et des affinités. Selon le degré de subtilité* de notre enveloppe et l’intensité de ses radiations,, nous pouvons, dans les moments de dégagement, d'extase — ou même pour quelques-uns, dans le recueil lement et la méditation — entrer en rapport avec le monde invisible, percevoir les échos, recevoir les inspirations, entrevoir les splendeurs des mondes célestes, ou bien ressentir l'influence des esprits de? ténèbres.