‹ Dans l'oratoireChapitre 16 sur 18 · ÉCHOS · texte numérisé non relu

ÉCHOS

c Un pique*assiette bien connu dans le monde, o& l'on soupe, sous le nom du Phylloxéra des Buffett^ et sous celui de Chevalier Persil, dans la société rastaquouère, dont il fut quelque temps le fournisseur à gages et le cornac patenté, vient, paralt*il d'entrer comme pianiste accompagnateur chez une très grande dame de la colonie russ^, récemment ins« tallée à Paris.

« La princesse T...» folle en général de la musique italienne et des ténors italiens en particulier, ne pouvait faire un meilleur choix que celui du chevalier Persil, un des meilleurs professeurs de chant que nous possédions à Paris.

« Nous félicitons sincèrement la grande dame de la bonne œuvre qu'elle a faite là en arrachant enfin ce pauvre chevalier des tables du café de la Paix, où il était réduit à venir gueuser le soir la

bavaroise de Tamitié, et cela après s'être vu successivement fermer toutes les portes des maisons où Ton dîne : Un bienfait n'est jamais perdu. Quant. au cher grand artiste, nous lui souhaitons avec tous les bonheurs qu'il mérite> celui de pouvoir enfin guérir auprès de sa bienfaitrice moscovite l'affreuse lèpre tarlare qu'il a rapportée l'autre

hiver de Russie.

« Signé : E. G. »

Pianiste et princesse russe. Tout cela est plein de mystères. Si c'est vraiment de la duchesse de Bourgogne qu'il s'agit, plaignons-Ia, la chère âme : les entrailles malades et la lèpre tartare en expectative !

Pauvre vieille lune !

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