‹ Dans l'ouest canadien: la Pointe-aux-RatsChapitre 19 sur 20 · XX · texte numérisé non relu

XX

A Makinak, dans la salle où se dépouillait le scrutin, les contrôleurs et le public commençaient à s'impatienter. Déjà toutes les urnes des divers districts environnants étaient arrivées à bon port, et l'on n'attendait plus, pour connaître le résultat définitif des élections, que l'officier rapporteur de la Rivière qui Tourne.

« Il est vrai qu'il y a un bout et que les chemins sont mauvais, disait-on, mais Silver Plain n'est guère plus loin, et l'urne est rendue depuis longtemps. »

Sur une planchette accrochée au mur, un petit réveil marquait sept heures.

« Il est l'heure : faut-il clore? »

Juste à ce moment la porte s'ouvrit, et un

homme ruisselant d'eau, les vêtements en lambeaux et la poitrine en sang, parut, s'avanca vers la table et y déposa un paquet enveloppé d’un lambeau d'étoffe couverte de sang :

« L'urne de la Rivière qui Tourne.

— Holà, vous! dit durement un contrôleur, vous arrivez à temps. On n'attendait plus que vous et on allait clore. »

Poitras baissa la tête, épongeant avec le coin de son veston le sang qui ruisselait sur sa poitrine.

« C'est que... c'est que... balbutia-t-il,-honteux et humilié par ce reproche... c'est que. c'était pas facile, tu vois ben! »

Il avait un drôle d'aspect pour un bon ange, avec sa figure tannée et ridée, ses vêtements de toile effilochés, ses jambes en arc de cercle et le dandinement de sa démarche. Mais un jour la mère Landry, versant une larme d’attendrissement sur sa courte pipe de terre, avait déclaré que c'était un bon ange, un vrai bon ange, et depuis ce jour-là le surnom lui en était resté.

Bonange vivait tout seul dans le bois; non pas parce qu'il avait quelque chose à y faire, mais pour le simple agrément de vivre tout seul dans le bois.

Une musette contenant quelques collets, une poële à frire, une petite bouilloire et une hache, tels étaient ses seuls instruments.

Jamais à la même place, d'ailleurs, errant continuellement, comine les caribous, il s’installait pour la nuit derrière une souche morte quelconque, auprès d’un minuscule feu de

camp, et l'hiver dans de toutes petites cabanes qu'il construisait au fur et à mesure.

Il ignorait l'usage du fusil, se nourrissait de lapins et de coqs de bois pris au piège, ou de poissons pris au collet. Il buvait des infusions de petites plantes récoltées sur les hauts coteaux, et fumait de l'écorce d'Harouge. Dans la journée, quand il était las d’errer, il s’asseyait au pied d'un arbre et sculptait des pipes dans des os d'ours ou d’élans; c'était sa principale occupation, son seul travail. Puis, comme ces pipes ne lui servaient à rien, il les semait sur sa route et recommencçait à la halte suivante à en sculpter d’autres. Les pipes semées le long du chemin, c'était sa piste à lui.

Il connaissait sa forét par cœur; savait à quels endroits l'on était sûr de trouver immédiatement castors, martres, loutres ou visons; connaissait toutes Îles passées d'ours ou d'élans, tous les ravages de daims. Mais, n'éprouvant le besoin de rien, il ne trappait jamais pour lui depuis la lointaine époque où il avait abandonné son père, trappeur comme lui, là-bas, au Fort-Simpson, au diable vers le nord,

Trois ou quatre fois par an, il faisait une

courte apparition à Saint-Éloi, pauvre petite colonie d'avant-garde perdue à la lisière des grands bois. Il logeait alors chez l’un ou chez l'autre, sûr d'être le bienvenu partout. Quelques-uns même l'attendaient avec impatience, et à peine avait-il été aperçu, que le bruit de son arrivée se répandait dans toutes les fermes environnantes, et le soir même les solliciteurs commencçaient à affluer. On ne s'adressait pas à lui, du reste, mais au fermier qui l'hébergeait.

« C'est ben embètant, disait quelqu'un, j'ai un cheval qui vient de crever, et v’là juste le moment des charrois. Et pas seulement une piastre à la maison. Comment que j'vas faire à présent? »

Dans un coin Bonange sculptait des pipes :

« Ah! ah!... faisait-il tranquillement, c’est ben embêtant comme tu le dis, Odias; surtout que v'là le moment des charrois. Combien qui pouvait valoir, ton cheval?

— faudrait tout de même au-dessus de cent piastres pour le remplacer, et dame, l'argent est rare partout par les temps qui courent.

— Ah!... Ah!... faisait Bonange réfléchissant... ça fait quatre belles peaux de loutres, ça! C’est bon, j'te vas le chercher, ton cheval. »

Puis d’autres solliciteurs arrivaient, qui pour un traîneau, qui pour un harnais, et toujours même jeu se reproduisait.

« Ah!... Ah!... faisait Bonange tout en sculptant ses pipes, ça fait tant de peaux de castors, ça; ou ben une belle peau d'ours...

C’est bon, j'te vas le chercher. »

Et Bonange reprenait sa musette, quelques trappes, retournait au bois, et revenait quinze jours après avec les fourrures promises, qui peu après allaient se transformer, à la lointaine petite ville de New-City, en cheval, traineau ou harnais.

Mais c'est après le grand feu de prairie qui détruisit presque toutes les fermes de Saint- Éloi que l'habitant des bois montra tout ce qu'il valait. La petite colonie n'était plus que ruine et désolation, et les habitants se lamentaient, ne sachant plus que devenir, lorsque Bonange survint. Il embaucha une équipe de fermiers qu'il improvisa trappeurs, et, pendant tout un hiver, il courut le bois avec eux, leur indiquant les bons coins, assignant à chacun sa tâche particulière et son cantonnement de chasse, et se multipliant pour diriger les opérations.

Aussi, à la fin de l'hiver, un monceau de

pelleteries prenait le chemin de New-City, et grâce à celles, dans le courant de l'été, les fermes se réédifiaient et la colonie se reconstituait.

C'est d’ailleurs après ce mémorable sinistre que la mère Landry, dans sa maison reconstruite et remeuhlée de neuf, versant une larme d’attendrissement sur sa courte pipe de terre, avait déclaré que c'était un bon ange... un vrai bon ange... Et depuis ce jour-là le surnom lui en était resté.

Il faut être fou pour se faire chercheur d’or quand on n’a pas les bras solides et qu'on a peur des coups. Depuis son arrivée à Placerville, Johnson l’éprouvait. Il s'était d'ailleurs toujours isolé Je plus possible, s'étant rendu compte que les meilleures camaraderies se traduisaient par des rixes fréquentes et souvent sanglantes. Et Johnson craignait les coups, naturellement.

Autrelois, Johnson était cultivateur dans un État de l'Est, mais, comme il avait horreur du travail presque autant que des coups, son exploitation ne prospérait guère, malgré les efforts de son épouse, femme énergique et sèche, qui faisait la plus grosse part de la besogne et le harcelait de reproches. Un beau jour, las de ces remontrances pourtant méritées, éprouvant le besoin d'un peu de calme, Johnson avait pris l'héroïque parti d'étrangler sa femme et de l'envoyer dans la rivière, ce

qui l'avait mis hors la loi et l'avait forcé de quitter le pays.

Il s'était alors armé du pic et de la pelle du mineur et avait fui vers les montagnes Rocheuses, refuge ordinaire de ceux qui ont quelques peccadilles semblables à la sienne à se reprocher.

Malheureusement pour lui, ses débuts à Placerville furent mauvais. A cette époque, les rapports entre les chercheurs d’or et les Indiens du voisinage étaient assez tendus, et un beau matin cela se traduisit par une escarmouche. Tous les mineurs avaient quitté leurs placers et s'étaient réunis au camp, et pendant plusieurs jours ils le défendirent vigoureusement contre l'invasion indienne, qu'ils finirent par repousser. Mais, comme Johnson craignait les coups, il s'était éclipse dès le début de la bataille, ce qui lui avait valu d’abord la réputation d'un lâche, ensuite pas mal d'insultes, et en plus quelques bons horions sur la fisure.

Pour le reste, d'ailleurs, 1l avait'eu de la chance, mais jusque-là cette chance ne lui avait guère servi. Peu après son arrivée, il avait découvert et commencé à exploiter un filon assez riche, mais il avait eu le malheur de parler au camp de sa fortune naissante, ce

qui avait attiré l'attention de Jack Patterson, ct depuis longtemps Jack Patterson et son camarade Billy, après avoir abandonné un placer par trop pauvre, battaient sans succès la montagne.

Aussi, un matin que Johnson, toujours flàneur, avait quitté le camp un peu tard, il vit avec stupeur, en arrivant au bord de la rivière, Jack Patterson et son camarade Billy fouiller la terre et laver les sables sur son placer, à lui, et avec son matériel.

« Oh! Patterson, cria-t-il, qu'est-ce que vous faites ici?

— Comme tu Île vois, mon garçon, nous travaillons.

— Mais, c'est mon placer, mes petits, c'est mon placer, vous le savez bien! D'ailleurs mes poteaux de marque sont là pour en faire foi.

— As-tu ta licence ?

— Mais oui, j'ai ma licence.

— Cède-la-nous.

— Ah! cela, jamais!

— Tu dis?»

Et Jack Patterson s'avanca d'un air menaçant, carabine en main. Johnson voulut reculer, mais Billy avait fait un détour et se trouvait derrière lui.

« Ta licence, Johnson! où est ta licence ?

— Mais qu'est-ce que tu veux en faire, Jack?

— Nous te le dirons plus tard.

— Mais je ne l'ai pas sur moi, ma licence, elle est restée au camp!

— Va voir au camp s’il dit vrai, Billy.

— Mais j'irai bien moi-même, Jack.

— Non! reste là, toi!... Ou sans cela!... »

Et Jack Patterson fit le geste d'épauler sa carabine. Johnson parut hésiter.

« Reste là, Johnson, repritrudement l’autre.

— C'est bon, Jack, c'est bon! ne te fâche pas, je resterai là! »

Lorsque Billy fut parti, Johnson regarda autour de lui, espérant apercevoir un refuge vers lequel il pourrait s'esquiver, mais le terrain était absolument nu : seul un bloc de roche assez haut émergeait du sol aride. L'æil fixé sur Patterson, qui semblait ne pas faire attention à lui, Johnson essaya de reculer jusque-là, mais aussitôt la carabine de Jack se dirigea vers lui.

« Bouge pas, camarade, ou sans cela!...

— Mais, je ne bouge pas, Jack! Je ne bouge pas ! »

Johnson était armé, lui aussi, et il eut bien

un instant la velléité de casser la tête à son persécuteur, mais dans un cas pareil on ne sait jamais lequel des deux tuera l'autre; or Johnson craignait les coups.

Bientôt, Billy revint du camp avec la licence.

« Et maintenant, Johnson, lui dit Jack, écoute et comprends : ta licence, nous allons la garder; si tu veux rester propriétaire de ton placer, libre à toi, nous l'exploiterons en ton nom et nous ne serons que tes employés; seulement, l'or, nous le garderons pour nous. »

Johnson eut un petit rire qui sonnait terriblement faux.

« Et quelle sera ma part de bénéfice, dans tout cela?

— Toi, mon garçon, tu es pas mal chanceux de ton naturel; tu n'as qu’à courir la montagne, et tu trouveras un nouveau placer.

que Billy exploitera de la même façon. Et maintenant tu peux t'en aller...»

Mais Johnson ne s’en allait plus cette fois et paraissait ne pas trop savoir ce qu'il avait à faire.

« Tu m'entends, patron, répéta rudement Jack, tu peux t’en aller!

— C'est bon, Jack! c'est bon, je m'en vais!»

Et en effet Johnson s’en alla.

« Je le savais bien que c'était un couard, dit Patterson. Avec lui on fera toujours ce que l’on voudra. »

Le soir même, tout le camp était au courant de la mésaventure de Johnson, et les sarcasmes ne lui manquèrent pas. Cette reculade lui fit encore plus de tort que sa désertion devant les Indiens. Cette fois, il était bien brülé, fini; 1l devint vite le souffre-douleur, le forçat du camp. Ce qu’il aurait eu de mieux à faire eût été de quitter Placerville et d'aller chercher fortune ailleurs ; il en avait bien l’intention, du reste; mais il avait voué à Jack Patterson, premier auteur de ses mésaventures, une haine implacable et, à chaque humiliation nouvelle reçue, il ruminait sans cesse des projets de vengeance irréalisables et toujours reculés.

Au centre du camp, composé de cabanes de troncs d'arbres bruts, une petite maison de planches, surmontée d'un drapeau anglais, servait de magasin et en même temps de débit de boisson. C’est là que ce matin-là Patterson et Billy entrèrent.

« Trois whiskey, William, et ton piège à ours.

— Ah! ah! fit le débitant en versant Île whiskey, il y a du grizziy dans les environs?

— Oui, ils ont commencé à démolir la cabane du placer.»

William disparut dans le cellier et en revint bicntôt, traînant le piège à grizzly, masse de fer pesant soixante livres, dont les énormes mâchoires font plus d'un mètre d'ouverture et sont commandées par deux puissants ressorts d'acier que l'on tend avec deux clefs à vis; à l’un des ressorts était fixée une courte et solide chaîne.

Après avoir vidé leurs verres, les deux hommes se chargèrent du piège et quittèrent le camp. Sur leur chemin ils croisèrent Johnson.

« Eh! camarade, goguenarda Patterson, l’as-tu découvert, ton nouveau placer?

— Pas encore, Jack, pas encore. »

Au bord de la rivière, de profondes excavations, desquelles ils extrayaient le sable aurifère, marquaient l'emplacement de l’ancien placer de Johnson, exploité maintenant par Jack Patterson et son camarade Billy, Non loin de là, les sluices, longues rigoles de bois supportées par des échafaudages de perches et

destinées à laver les sables, et, tout près des sluices, une cabane de troncs d'arbres bruts où les mineurs rangeaient leurs outils et une certaine quantité de provisions; c'est cette cabane que les ours gris, attirés par l'odeur de la farine et du lard, avaient commencé à démolir la nuit précédente.

Après quelques minutes d'observation, Billy dessina sur le sable l'emplacement du piège à l'endroit qu'il jugea le plus propice; un lourd fragment de tronc d'arbre fut attaché à la chaîne ; les ressorts furent tendus à l’aide des clefs, et le piège, aussi bien que la pièce de bois, furent enterrés dans la terre molle à quelques pouces de profondeur. Puis les deux camarades, laissant leurs outils contre la cabane, retournèrent au camp.

Là-haut, à mi-flanc de la montagne, à demi caché derrière une roche, Johnson les observañt d'un œil jaloux. Lorsqu'il les eut vus disparaître, il descendit lentement ct s'arrêta devant l'emplacement du piège, qu'il considéra un instant.

« Ilest bien mal placé, ce piège-là,» murmura-t-1].

Puis il jeta un regard méfiant dans la direction du camp.

« Reviendront-ils après midi?» fit-il encore.

Mais, en apercevant les outils abandonnés au seuil de la cabane :

« Îls reviendront certainement, puisqu'ils n'ont rien rangé... Sûr qu'il est mal placé, ce piège, et mème très mal placé. »

Prudemment, Johnson dégagea de la terre la lourde masse d'acier, puis en avant même des sluices, au pied de la grande auge dans laquelle se déversent les sables aurifères, il creusa une nouvelle ouverture, dans la terre molle et poussiéreuse, et y enfouit de nouveau le piège.

« Il sera beaucoup mieux là,» dit-il avecun sourire satisfait.

Les deux clefs à vis qui servaient à tendre les ressorts étaient sur les sluices, Johnson les prit et les lança dans la rivière. Ensuite, après avoir soigneusement nivelé le terrain partout, il remonta rapidement la pente de la montagne et se cacha de nouveau derrière sa roche.

« Reviendront-1ls? »

Il attendit longtemps avec patience et il finissait par désespérer, lorsque enfin, vers le soir, les deux mineurs reparurent. Johnson les suivit des yeux sur le chemin du camp; il les vit descendre au bord de la rivière, entrer

dans la cabane et y ranger leurs outils; puis Jack Patterson s'approcha des sluices, et soudain une horrible imprécation retentit :

« Goddam !

Billy s'élança vers lui, puis il tournailla quelque temps autour des sluices :

«“ Les clefs! Où sont Les clefs!

— Elles étatent sur les sluices! »

Mais Billy ne trouva les clefs ni sur les sluices, ni dans la cabane, et, après avoir vainement cherché pendant quelques minutes, il reprit en courant le chemin du camp.

Jack Patterson était pris dans le piège jusqu'en haut des cuisses et, le long de la culotte de toile grise, des filets de sang dégoulinaient, giglant des chairs broyées

Tranquillement Johnson descendit la pente de la montagne et vint se planter devant lui :

« Et toi, camarade! goguenarda-t-il à son tour, bougeras-tu, maintenant?»

Mais Jack Patterson le regarda d'un air méprisant :

« Vengeance de lâche, mon garçon! »

Longtemps, Johnson contempla sa victime, savourant sa vengeance et multipliant ses sarcasmes, sans rien pouvoir obtenir de plus que, de temps à autre, un sourire dédaigneux. Mais

soudain une rumeur se fit entendre sur le chemin du camp et fit fuir Johnson, qui regrimpa rapidement le flanc de la montagne et courut vivement se cacher derrière sa roche.

De son observatoire il put voir revenir Billy, accompagné de tous les mineurs qui étaient restés au camp. Ils étaient munis de leviers, destinés, faute des clefs, à retendre les ressorts.

« Qui a déplacé le piège, demanda Billy.

— Johnson, répondit Jack.

— Il'aura son compte, camarade.

— Bah!laisse-le courir, il ne mérite pas une balle. »

Plusieurs mineurs se préparaient à ouvrir le piège, mais Jack les arrêta :

« Passe-moi d’abord ma carabine, Billy.

— C'est vrai, tu as raison. »

Simplement, Billy ramassa la carabine et la tendit à son ami, puis il lui prit la main :

« Adieu, camarade. Nous aurons tout de même passé bien des années ensemble, dans la bonne et dans la mauvaise fortune, et maintenant... maintenant... il va falloir nous séparer... Adieu, ami Jack.

— Adieu, Billy. »

Patterson appuya le canon de sa carabine sous son menton et fit partir le coup.

« Adieu, camarade! » répéta Billy.

Enfin, l'énorme piège fut ouvert à l’aide des leviers, et le corps de Patterson, chancelant sur ses cuisses broyées, s’abattit lourdement. Il fut aussitôt transporté hors du placer et enseveli au pied d’un pin.

« C'était un bon camarade! » fit Billy.

Puis il s'élança brusquement dans la direction du camp.

« Johnson? Où est Johnson?» cria-t-il.

Mais, quand il arriva au camp, il trouva la cabane de celui-ci complètement vide. Profitant du moment où tous les mineurs étaient réunis sur le placer de Patterson, Johnson avait rapidement fait son ballot et avait disparu pour ne jamais revenir, car il craignait les coups.

Ad majorem Dei gloriam

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