‹ Dans l'trainChapitre 6 sur 30 · COOB OU 1IA.BUGE · texte numérisé non relu

COOB OU 1IA.BUGE

forle partie, et que pour oui ou pour non il peut se rendre ridicule. Il évitera soigneusement les phrases banales, les lieux communs, les compliments et les protestations vagues et insignifiantes, vulgairement intitulées : « Déclarations d'amour. » Il tâchera de causer gentiment, d'être brillant, — si faire se peut, — et surtout de ne pas être ennuyeUi! Aux yeux du Eujetmodeme, un homme ennuyeux n'est guère moins coupable qu'un criminel. Le candidat fera de son mieux miroiter un étalage de tous les bonheurs permis... auxquels la pensée vagabonde du sujet en associera tout de suite c d'autres?... » Si la physionomie du sujet Feflète ses impressions intimes, le candidat fera sagement de ne pas chercher à questionner ni approfondir; il n'y gagnerait certainement rien et pouirait perdre le reste de ses illusions.

D. — L'altitude du candidat doit-elle être la même, lorsqu'il est seul avec le sujet, ou entouré de varents et damisf

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R. — Avec le sujet moderne, l'attitude du candidat doit £tre identiquement la même, attendu que le sujet en question n'est pas du tout gêné par ta présence des parents ou amis.

Avec les autres jeunes filles, l'attitude doit se modifier; avec le sujet sensuel par exemple, le candidat fera prudemment d'être infiniment plus réservé en tête-à-tête que devant les parents.

Il serait très embarrassé de se trouver, — avant la noce, — maître d'une situation de laquelle il lui semble qu'il sera toujours mîdtre assez tôt (en respectant les convenances).

Avec le sujet senlimental au contraire, un baiser vigoureusement appliqué, en l'absence des parents, sera un effet sûr et remplacera toutes les phrases les mieux tournées et les plus suavement poétiques.

D. — Doit-on faire de longues visites au sujet, et rechercher les occasions de se rapprocher de lui?

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R. — Avec le sujet moderne, oui I Ha son jugement fait, net et arrêté dés le premier jour dans sa petite cervelle et rien ne pourra modifier ce jugement; on peut donc montrer sans crainte les défauts, les imperfections el les vices desquels on est pétri ; avec les autres sujets, quels que soient leurs tempéraments respectifs, il faut éviter les occasions de rapprochement et ne pas abuser des visites.

D. — Pourquoi m faut-il pas abuser des visites?

R. — Parce que, lorsqu'on ii afTaire à des caractères capables de modifier un premier jugement, il est infiniment plus prudent d'éviter les occasions de contrôle et d'épluchage. Si fat qu'on soit, on est bien convaincu qu'on ne peut que perdre « à l'usage »; or il est préférable, jusqu'à la noce, de fermer hermétiquement au sujet la voie des découvertes ; après, on le dédomnu^era au centuple de cette cachotterie, « rendue exciisable par le vif désir qu'on éprouvait de le posséder (Ils

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D. — Le candidat doit-il se poser comme tant très amoureux f

R. — Avec le sujet moderne, jamais I Ou ça e prendrait pas et il en voudrait au canidat d'avoir cherché & le € fourrer dedans «, a £ la lui faisant à l'amour » ; ou il croirait à

I sincérité de cet amour et s'empresserait de remiser » le candidat. Le sujet moderne n'a

ue faire de l'amour en général et d'un mari moureux en particulier. Ce serait une entrave, ne gêne insupportable. Presque toujours un moureux est jaloux, et la jalousie est le senment que le sujet moderne redoute le plus, veut un mari présentable, au physique et

II moral; extrêmement riche avant tout; s'il encontre un candidat dans ces conditions-là,

le tient quitte de tout le reste. Néanmoins, ( monsieur devra tâcher de faire croire aux arents qu'il est très épris (si les parents sont ieuxjeu.)

D. — De quoi doit, de préférence, parler le mdidat dans ses entrevues avec le sujet f

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R. — Avec te sujet plantureux, il parlera art, littérature, voyages; avec le sujet romanesque, chasse, gymnastique, courses ou jeu; avec le sujet moderne, de la pluie et du beau temps, mais jamais, jamais, il ne laissera la conversation s'égarer sur le dangereux terrain dit c des projets d'avenir « . Jamais il ne dira : < Nous ferons ceci i>, ni « nous ferons cela », s'il ne veut attirer sur sa tête de terribles orages et s'entendre répéter jusqu'à la vieillesse la plus avancée : « Vous aviez promis que nous ferions telle chose 1. 11 suffît de deux ou trois imprudences de ce genre, pour qu'une lemme ait des reproches sur la planche jusqu'à la lia de ses jours.

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m* dtté aortl 1885.)

lu Palais de l'Industrie pour

vée de quelques marches, est

uTerte d'un tapis vert.

ssis H. LE MARQUIS DE '**,

•S DU CONSEIL D'ADHINIS-

BRES DU JUBY.

pied de l'estrade, quelques se placent à leur gré les arri-

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