‹ Dans l'trainChapitre 9 sur 30 · IX... Rien que çal · texte numérisé non relu

IX... Rien que çal

TROVOS, saisie. — Rien que ça!.. .Fichtre!. ..

'.. Andrieux saute sur les ciseaux, s'en em-

! et s'avance à pas de loup vers le

itre,

ADAHB Saqui, le regardant avec complai'

». — Quel est ce jeune homme de bonne

;. Ahdmeux, à Madame Saqui. — Pst!...

... descendez?...

ADAME Saqui, émue. — Il m'appelle!...

e flageole légèrement.)

'.. Andrieux. — Pauvre vieille!... Je ne

! pas la casser!... les morceaux n'en seraient

bons!...

ADAME Saqui, saularU à terre et s'appro-

it de M. An^^ieux. — Où faut-il vous atten-

. Akdrœux, étonné. — HTattendre?... Où I voudrez... ça m'est égal!... (Il grimpe sur

b;Googk

mfmr^'^^r''^^^'

testrade sans attirer l'attention.) Il s'agit maintenant de les démolir adroitement... J'amortirai la chute d'Ocëana en ia cueillant au passa%e... (Il coupe violemment le fil de fer.) Culbute générale des opportunistes. M. Andrieux s'élance et retient Océana dans ses bras. Tapage ; tumulte. Un nuage de poussière s'élève dans la salle, démontrant clairement ce que l'on soupçonnait : à savoir, que H. Grévy ne faisait pas balayer les salons, ni battre les meubles, sous le fellacieui prétexte qu'une épaisse couche de pousàère remplace exactement les housses... et qu'il y a la fêiçon en moinsl... Au milieu du nuage apparaît M. Andrieux soutenant Océana.

M. hEPtvE, atterré. — Un homme qui a été préfet de police!... Se galvauder ainsi! Et sous les yeux de la clientèle spéciale du Gaulois encore!...

PopiMOT, f apercevant. — Cest-à-dire que c'est navrant!... Où se réfugier, maintenant?.... Ah! dans le salon des Mœurs pures I!I

iSO DAHS l' train

Ils entrent dans le salon des Mœurs pures.

A un bout, M. Caro fait une conférence; à l'autre bout, Socrate enseigne à la jeunesse quelques nouveaux jeux. PÉ^ÉLOPE travaille à sa tapisserie. Le bouillant Achille, M. Bau- DRY d'AssoN, Mi'8 Lange, M"* Elmon, M'io Dé- JAZET, etc., etc., jouent au Chat perché, à la Mer agitée et à Tiens-toi bien.

Stentor annonce la rédaction du Figaro; (elle était un peu en relard). M. Arthur Meyer va à sa rencontre très gracieusement.

Le Masque de Fer. — Nous tenions à présenter nos hommages à Salvator ]«''; nous voulions lui dire que nos bras et nos plumes sont à son service, c'est-à-dire au service de la bonne cause et que, si jadis quelques légers dissentiments se sont élevés entre...

M. Arthur Heïer, avec un geste plein de noblesse. — Relevez-vous, messieurs!... Arthur Meyer oublie les injures du duc d'Orléans!

M. Rang, arrivant effaré- — Est-ce qu'il ne faut pas le lâcher?...

LA TltÈVE DES PARTIS 121

M. Arthur Meïer. — Qui ça?...

M. Rahc. —M. Grévyi...

M. Arthur Meyer, surpris. — Le lâcher?...

Mais il me semble que c'est déjà fait...

M. Rang. — Eh non I... pas dans ce sens-là t... Enfin... vous savez bien ce que je veux dire, puisque vous l'avez fait arrêter?...

M. Arthur Meyer. — Arrêter! moi??...

M. Rang. ■ — Dame !...Torquemada l'a arrêté de votre part, toujours !...

M. Arthur Meïer. — De ma pa... {lUujmné.) L'homme au cabast... C'était lui!... J'aurais dû m'en douter!.,. Qu'on le lâche à l'instant... avec des excuses!...

M"« Van Zandt entre au bras de Noé. Seu et Japhet suivent, portant une couverture déployée.

M. de Pêne, à Jf. Arthur Meyer. — Comment!... vous les avez invités?,..

PopiMOT. — Hum!... la clientèle spéciale du Gaulois ne va pas être contente,!...

Le docteur Lowb- bas à M. de Pêne- — Le

dateur n'est pas souffrant, au moins?. . . Je le Quvejaunetl... C'est que, si c'était te choléra, on phosphore souverain le guérirait...

Mmei RaCCOURT, ClAIRON, DuTHÉ, HaRS, Là

iHE AUX Camélias, H^ Dubarby, la Grande

ADEHOISELLE ET M<i>« DE PhALARIS, s'appTO-

lent successivement du dictateur et implomt l'autorisation de couper quelques mèches ! ses favoris. Quoique très ainuyé, M. Ai'thur eyer se laisse faire ra souriant.

Stentor annonce : M. le harqdis de Sade I

Le marquis de Sade entre, accompagné de ois femmes plantureuses et masquées.

M. DE Pêne, saisi. — Ce pomographe icilll i!... G!...

PoPiNOT, cherchant à dissinitUer le groupe.-' i la clientèle spéciale l'aperçoit, c'est fiai !

Tous les invités se ruent pour voir le mardis de Sade; bousculade.

Louis XIV, montrant vn monsiewr à J!f"« Elwn qui lui donne te brat. — Oîtes-moi donc, JUS qui connaissez tout le monde...

Mamhoiselle Elhok. — Malhonnête!!...

Louis XIV. — Mais non... vous ne saisissez pas!... Je vous demande le nom de ce monsieur... là... debout contre cette porte?...

Mademoiselle Elhon. — Ça?... c'est sir Richard Wallace... Celui qui a gagné une si grosse fortune dans les fontaines.. .

Louis XIV. — DîteMuoi aussi, ma chère enfant...

Mademoiselle Ëluom, transportée. — Tout ce que tu voudras, si tu m'appelles enlant!... Ah ! il y a longtemps qu'on ne m'avait appelée ainsi!...

M. Hembi Roghefort, fxissant sa tête entre 4UX. — Faut pas lut en vouloir I .. .il est myope ! . . .

Louis XIV, surpm. — Hein?... Tiens !... quel est ce magicien?...

Madehoisellb Elhon, vexée. — C'est un nommé Henri Rochefort...

hovKXiYjtunatitantlégèremmt. — Bigre!.. .

(Le regardant avec bienveillance.) Quel gré jfl lui sais de n'avoir pas vécu de mon temps I ^

M. Arthur Meïer, appelant près de lui Torquemada. — Monsieur le préfet, quelle est donc cette quêteuse placée à la porte du salon des Mœurs pures?...

ToRQUEMADA, mettant s&ti monocle. — Je l'ignore absolument...

M, Arthur Meïer. — Alors, elle n'est pas autorisée?... Cette femme m'intrigue!... Elle est soigneusement voilée... Impossible de distinguer ses traits... Tout à l'heure, Madame de Maintenon croyait reconnaître Madame Thierret...

TORQUEMADA, lorgnaiit. — Non... plutôt Mademoiselle Mathilde du Palais-Royal... D'ailleurs, je vais voir... m'informer...

M. Arthur Meïer, à part. — Très au-dessous de sa réputation, ce préfet^Ià ! . . .

Alcibiade, posé en cariatide au milieu du salon d'honneur. — Personne ne me regarde ! . . . ijl lance un regard furieux à M. Arthur Meyer.) l\ fait parler de lui bien plus que je ne faisais parler de moi!... Quel truqueur!!!... J'ai

coupé la queue àe mon chienl... lui, venté la fête de bienfaisancel...

Entrée de Diogènb. 11 s'avance lente bras tendu éclairant la route de sa 1 le regard éteint, le sourire amer; il ap dictateur. Son œil s'illumine, son se détend, il s'écrie joyeusement :

— Enfin 1!I!1

Et il brise sa lanterne, désormais ini pieds de M. Arthur Heyerl...

M. ET Madame Cardinal se promèi jestueusement dans le salon, chassan eux leurs filles.

Madame Cardinal, en extase devan tateur. — Est-il assez beau, cet Ar Ah I... Si le ciel permettait qu'il distii ginie...

M. Cardinal. — Guât! On dit dtstv Oui... eiïectivement s'il remarquait Vi ou même Pauhne...

loRQUEHADA, revenant vers le dicta J'ai forcé la quêteuse h me montrer son

m DAHS L TRAin

H. ARTHint HsYER, vivement. — Eh bien!.., ïst-elle jolie?...

ToRQUEMADA. — Noû... c'est M. .Grévy... il sst bien vexé!...

M. Arthur Heter. Parbleal... aussi... vous luriez tnen pu deviner ça 1...

Torqueuada, embarrassé. — Hais il me sem- )le que tout à l'heure... vous-même...

M. Arthur Meter. — Moi 1... Moi!... quel rap- )ortcelaa-t-il?... Je ne suis pas préfet de police, Doit... Ah! çà! à quoi diable ètes-vous bon?...

Madame Ddbarrt, prenant le bras de M. Arkur Meyer et s'y suspendant amoureusement.

— On me dit que tous voulez me parler?

M. Arthur Meter. — Oui... je voulais... je iésire... enfin je vous demande de mettre très ému) là-dessus... une petite guimpe... Ce [ue vous voudrez... Obi... ce que j'en dis... l'est uniquement à cause de la clientèle spé- :iale du Gaulois, car... croyez bien que pour na part je serais très heureux de contempler lans voiles... ces trésors...

LA TKBTE OEB F&BT15 127

MutAKB OcBiRRT. — Tte <ir(»6i...{Elte l'ertr traîne vers une sortie.)

PopiHOT, à M. de Pêne. — Vous avez l'air tout dioee?...

H. DE Pème. -> Ooi... Artbnr m'inquiète... Il se dérange! depuis le commeDeement de «eue 4ète... voici la troisième fois qu'il disparaît mystérieusement...

Pdpihot, vivement. — Il est malade?.. .

M. DE P£ne. — HélaG, dodI Chaque fois, il descend dans le jan&i... «a passant j^r l'escalier de service... avec une dame.

PoPMHW, teandaUté. — Oh!!! avec une damell!

H. DE Pêne. — Sans compter que je déteste le savoir au jardin...

Pj3Pi!fOT. — Oui... s'il allait attraper froid!...

M. DE Péhb. — Ce n'est pas ça... mais ce sont ces diables de sirènes que je redoute...

H. Hehri Rochefort, qui passe. — Oh!...

dles sont si démodées!... (A M. Cawt, assis sur un petit tabouret, tout près de terre.) Tiens I

DiglIMbyGOO^lC

laS DAHS L' TRAIN

te voilà, toil... Tu es tombé encore plus bas que je ne te l'avais prédit!...

H. SE Pêne, arrêtant Spartacus, qui se promène d'un air ennuyé et indifférent. — Je vous assure que vous avez eu tort de briser vos chaînes I...

Spartacus, à M. Ph. de Grandiieu. — Que dit-il?...

M. Ph.deGrabdlied. — Je ne sais pas, mon ami, je n'écoute jamais les autres...

M. Arthur Meïer, rentrant avec Jlf""* Dubarry. — A présent, consentez à voiler.. . (Il lui tend son mouchoir de p,ne batiste garnie de dentelle, et d'un toti fin.) Je ne vous le jette pas, je vous l'offre...

M. de PÈNE,^e guettant. — Il marivaudai...

positivement il marivaude... j'aurai l'œill...

Jason s'approche sournoisement du dictateur, et lui enlève sa Toison d'Or,

Jason, à part. — Dire que j'ai risqué 'ma peau pour ça I... {Il se sauv» emportant la Tai^ son.)

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M. ARTHUR Meyer, éperdu. — 11 me chipe I ma Toison!... Au secours!... au vol!...(5ecaI- | mant subilement.) Non... pas de bruit!.... je vais lâcher de mettre la main sur un agent de '■ la sûreté... [Il mrête Torquemada et le met ait courant.)

Richelieu, à M. Comély. — Le dictateur paraît soucieux?... f

Marc Aurèle. — On dirait qu'il a un cheveu?... i

■ Torquemada, qui passe, affairé. — On lui a chipé sa toison!...

Madame de Staël, regardant le crâne de M. Artiiur Meyer. — C'est donc ça... je me disais aussi...

Stentor annonce le souper. -

Une table d'honneur dressée sur une estrade est réservée au dictateur et à ses invités {um vingktine de couverts en tout.)

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Les autres tables eout de deux et quatre couverts.

Chacun se place comme il l'entend.

M. Arthur Meyer aeDface de lui AsPA£iE,à sa droite Eve, encore plus en beauté qu'à son anivée et à sa gauche M^^ de Montespan ; à droite d'Aspasie est placé Jupiter, à sa gauche Mathusaleh; Moïse et Ëgérie sont aux deux bouts; puis MM. Jules Ferry, Richelieu, Go- QUEUN, DE Pêne et Popinot, et mesdames Ju-

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