‹ Dans la beauté Rayonnaute des Psaumes anthologie des Psaumes [microform]. Traduction et commentaire litéraire et doctrinalChapitre 20 sur 203 · PREMIERE PARTIE. PS. GUI · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. PS. GUI

Us ont aussi pour fonctions de servir a I'orientation des voyageurs, marins, agriculteurs, qui, d'apres leur position, connaissent la direction dans laquelle ils marchent, et I'heure approximative. Ils devront marquer les epoques : saisons, fetes. Enfin, distinguant jours et annees, ils permettront d'etablir le calendrier.

A.VCC quelle fidelite la lune s'est acquittee de ce role, nous 1'apprenons de I'Ecclesiastique (i) : La lune est toujours fidele a Theure qui lui est assignee; elle indique les temps de 1'annee et annonce 1'avenir. De la lune vient le signal des fetes. La lumiere diminue quand elle est arrivee a son plein. G'est d'elle que le mois prend son nom. Elle croit merveilleusement dans ses diverses phases. G'est la tente d'un camp dans les hauteurs des cieux ; elle brille au firmament du ciel.

Tableau de la nuit. Alors le monde appartient aux animaux de la forSt, qui s'en donnent a cceur-joie. Et les lionceaux rugissent faisant a Dieu leur priere, afin d'obtenir de lui une proie qui assouvisse leur app6tit de carnassiers.

Tableau da jour. Gette fois, place a 1'homme! Peureusement les fauves se tapissent dans leur gite, et 1'homme va et vient comme il 1'entend pour son travail.

6) Uempire de Dieu sur les mers.

Le peuple juif n'etait pas un peuple de marins (2). Du haut de ses montagnes, il saluait de loin cette mer grande et spacieuse en tout sens , remplie d'animaux etranges et grouillants. II se contentaitde voir du rivage les vagues se gonfler et de dire :

Les flots, 6 Dieu, enflent, Les flots enflent leur voix,

Les flots enflent leur vacarme (3).

Mais il ne se risquait pas volontiers sur mer, meme a bord des

(i) Eccli., ILIH, 6-8 ; Trad. Crampon.

(a) Voir Schwalm, La vie privee des Juifs au temps de Jesus-Christ, p. 98-99.

(3) Ps. xcxn, v. 3.

vaisseaux de Tharsis (i) , les cargos de l'6poque, ainsi denommes car ils etaient construits et grees de maniere a pouvoir aller faire le negoce j usqu'a Tharsis, en Espagne, region et base importante pour une ligne de bateaux marchands.

Mais meme dans ces vaisseaux de haul bord, on n'6tait pas k 1'abri du mal de mer si bien decrit par un de nos psaumes (2) :

Dieu dit un mot ; il dechaine un vent de tempete,

Et les vagues s'enflent :

Tantot les navigateurs montent vers le ciel, tantdt ils plongent dans

Et leur co3ur se fond d'inquietude. t des g uffres -

Ils vont et viennent, titubent comme un homme ivre, Tout leur savoir-faire se dissipe.

Ges bateaux circulent sur 1'eau, qui/. comme le lui a command^ le Createur, grouille d'etres vivants (3). Et si du riavire on ne voit pas tous ces poissons qui sillonnent les mers, on peut voir le Leviathan prendre ses ebats et faire escorte au bateau, en se jouant dans les flots.

Le L6viathan, c'est parfois le crocodile (4). Mais ici c'est sans doute le marsouin.

7) Dieu domine la vie de tons les etres de'la nature.

Dieu les conserve en vie de deux fagons : en leur assurant la nourriture necessaire a leur entretien (5) ; puis en maintenant en eux le souffle de vie .

Le souffle de vie, c'est la force vitale, la vitalite, dont la respiration est le signe exterieur facilement perceptible. Tout etre qui est en vie le doit a une communication faite par Dieu de ce souffle de vie; tout etre qui meurt le doit au retrait de^ce souffle de vie.

(i) I [III] Reg., x, 22; II Par., n, 21; xx, 36-87; Ps - XLVII, v. 28; Is., n, 16; Jo.,

(a) Ps. cvr, v. 26-27.

(3) Gen., i, 20.

(4) Lire en Job (XL, i5-xLi, 26) la description mag-nifique de 1'hippopotame (B3he'moth) et du crocodile (LeViathan).

(5) Ges mots figurent dans la formule de benediction de la table pour le repas de midi (Br^viaire romain).

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