I:llc était soleilleusc, ombragée et tranquille
Et Ton pouvait, du môle où murmurait la mer.
Trouver un horizon comme ceux du désert,
Quoique rompu du clair affolement des voiles ;
Et puis, restaient les nuits et leur ciel plein d'étoiles.
Il vivait solitaire et néanmoins aimé ; Il avait un sourire aisément animé, Un accueil bienveillant, un regard ironique Mais cordial et doux, et quand sous le portique On le croisait, affable encor qu'un peu hautain Etait le lent salut qu'il rendait de la main. Car, s'il était courtois même envers un esclave. Il gardait envers tous une dignité grave ; Nul ne lui vit jamais un visage irrité. Il vivait pauvrement, mais sa sobriété (Jutrepassait encor la sobriété grecque : Des olives, un fruit, un quartier de pastèque Suffisaient aux repas du matin et du soir.
Il prenait un plaisir taciturne à s'asseoir
LES E IMSODI s.
Sur l'un des bancs de pierre aux portes de la ville, A contempler le flot incessant qui dcfde. Entre, sort, suit la route ou se perd aux sentiers, Voyageurs, mendiants, paysans, muletiers, Chacun arec son air, son costume et sa marche. Déversés ou saisis par les ombres de l'arche Où veille, armes au mur, un groupe de soldats. Il regardait les heurts, les conflits, les débats Qui s'excitent sans fin aux abords d'une porte, Sans en être ému plus que d'une feuille morte ; Parfois il assistait à de sanglants effrois, Sans cesser de tourner lentement en ses doigts La fleur de grenadier qu'il portait toujours fraîche, Car, lorsqu'il la sentait devenir molle ou sèche, Il partait en cueillir une autre en son jardin, Ou c'était quelquefois un rameau de jasmin. Il jugeait librement des vanités humaines. Et raillait le fardeau d'entreprise et de peines. Sous lequel ses amis faisaient plier leurs jours. Si ses propos très brefs inclinaient au discours, C'était lorsqu'il parlait de ces œuvres futiles Où nos ambitions, tdcheronnes débiles, D'un effort éternel tant il est décevant, S'acharnent à bâtir sur du sable mouvant
Quelque chose qui dure un peu plus longtemps quelles , Tous leurs affairements, tous leurs travaux, leurs zèles, Leurs desseins exposés aux ciseaux de demain Ne vont qu'à remuer la poudre du chemin, Au bord duquel s'assied et réfléchit le sage, Oui restreint son effort, ses vœux et son langage. Et regarde, en pitié, ce passage hagard De coureurs éperdus qui ne vont nulle part.
Il était donc assis sur les degrés du temple
Illustre où la Fortune Heureuse se contemple :
Le pied sur une roue en ivoire sculpté,
Tout son corps au léger glissement emporté,
Elle court par dessus des/lots de convoitise,
Et disperse aux mortels les bienfaits qu'elle puise
Dans un pli de sa robe où naissent des trésors.
La journée est prospère à ceux qui voient son corps,
Mais lorsqu'il est permis, en déposant l'offrande,
De baiser son orteil, une chance plus grande
Accompagne l'heureux quelle a paru frôler:
Le coup gagnant des dés sous ses doigts vient rouler,
Son dessein s'accomplit, sa bouche persuade,
Sa moisson rentre en grange, et son navire en rade,
// payait oublie par le destin jaloux.
Aussi le peuple entier rient fléchir les genoux Devant la triomphale et rapide déesse ; Chaque matin, la foule autour d'elle se presse, Lui présentant des vœux d'oraisons entoures. Et laissant sur l'autel les présents consacrés Dont ses prêtres ont dit qu'ils la rendent propice ; Les degrés qui s'en vont vers la Dispensatrice Sont usés plus que ceux de pas un autre Dieu.
Le sage regardait passer sous le ciel bleu, Suivant sur la blancheur de la route leur ombre, Ceux qui venaient prier ; il admirait leur nombre, Et, selon leur aspect, devinait leurs soucis. Dans sa barbe touffue et sous ses lourds sourcils Se jouait, par instants, je ne sais quel sourire Enigmatique et grave, et dont on n'eût pu dire S'il était de pitié, de peine ou de dédain. Ceux qui passaient ainsi portaient tous dans leur main Les dons que la Déesse inconstante préfère, Simulacres d'objets dont le destin précaire Dépend de sa propice ou sa néfaste humeur .« Petits vaisseaux gréés ou filets d'oiseleur,
. incres pour designer V espérance incertaine, Miroirs pleins de reflets que le hasard promène, Papillons que la main croit et ne peut saisir, Boules de clair cristal où Von voit l'avenir, Tous faits d'argent ou d'or ou de substance rare. Pour ces dons qu'ils laissaient au sanctuaire avare. Ils pensaient recevoir des dons multipliés. Ils ressortaient arec des fronts glorifiés, Un pas ardent, des yeux agrandis, des mains vides Mais qu'agitaient déjà les mouvements avides Pour toucher et tenir le trésor accordé. Et le sage toujours, sur le marbre accoudé, Prenait, lorsqu'ils passaient, son étrange sourire, Tant que l'un d'eux lui dit : « Ne veux-tu pas m 'instruire » Et me laisser savoir ce qui te fait railler » Ceux qui posent l'offrande et vont s'agenouiller » Devant Celle qui veille à l'humaine fortune ? » Ta façon, à plus d'un, peut paraître importune, » Es-tu donc incrédule au pouvoir de nos dieux ? » Le vieillard regarda fixement dans les yeux, Comme délibérant s'il devait prendre offense, Celui qui lui parlait non sans impatience. C'était un homme jeune, aux cheveux déjà gris, Qui se mit à rougir, comme s'il eût compris
I l s ÉPISODES. 5l
Que sa parole brusque avait été trop prompte, Et çu'il en éprouvât, tout-à-coup, quelque honte ; Sans que son attitude eût change, son aspect Parut, sur tout son être, incliner au respect, Faisant, d'un mouvement pareil, mourir la trace De la sévérité naissante sur la face Du vieillard apaisé dont l'œil redevint doux.
Après qu'eut disparu celte ombre de courroux:
« Je pourrais te répondre en souriant encore ; Dit-il, mais tu descends du temple où Von implore D'autant plus ardemment qu'on est plus attriste ', Et du chagrin encor dans tes yeux est resté Qu'avec tes oraisons tu n'as point pu répandre. C'est pourquoi je consens, ô jeune homme, à t' apprendre Ce qui, sous mon sourire, est grave en mon esprit. Quand j'étais jeune ainsi que toi, mon cœur s'éprit De ces biens qu'à présent le tien poursuit sans doute, Richesses, gloire, amours, sans qui la longue route Qui s'ouvre et fuit devant notre départ, a l'air D'un noir chemin ingrat écrasé par l'hiver. Ce que je convoitais était hors de moi même ; Au milieu du possible infini mon front blême
Etait le point central cïoù tout est aperçu Sans que ce tout immense y puisse être reçu ; J'étais comme le fou qui geint et se lamente, Par son égarement excitant son attente, D'être impuissant à faire entrer dans son réduit Les champs, les bois, les prés épars autour de lui.
Plus tard, sous d'autres deux, je fus l'ami d'un sage
/{minent chez un peuple où l'antique lignage,
Gardé loin de la mer qui mélange les sangs
Et nourrit du plus fier des cœurs de commerçants,
Dans la même existence austère, égale et rude,
Transmet V indestructible et hautaine habitude
De vivre pauvrement a légal des aïeux ;
Nos fièvres n'entrent pas sous ces fronts orgueilleux.
Il parlait volontiers, comme ceux de sa race,
En propos où l'image au précepte s'enlace,
Soit dans la parabole ou le proverbe bref.
Et comme, un jour, j'avais révélé le grief
Que mon cœur conservait à la fortune ingrate
— C'était quand le palmier laisse tomber la datte,
Et des hérons volaient au ciel, venant du nord, —
// me toucha le bras d'un doigt au cachet d'or,
LE I.IYKl DES SAG1 SSJ 5. 33
Et me tint un propos qui pénétra nvm âme.
Des /fiants lointains ceignaient d'azur sombre et de flamme
Le désert pâlissant qui pressentait le soir.
Et son discours prenait un étrange pouvoir.
Tant il semblait suffire à cet immense espace.
Je t'en dirai le sens et comme la surface,
La profondeur était en celui qui parlait.
Dans cette âme ancestrale en qui s'accumulait
La sagesse, la force et la vertu des dges,
Il disait que chacun, par de secrets partages, Porte sa destinée attachée a son cou : Elle part, elle arrive avec chacun, partout Où il s'assied, s'assied, jusqu'à l'heure fixée; Car sur chaque destin une date est tracée. Qu'il soit brodé de soie ou recouvert de cuir. L'heure vient, qu'on ne peut ni connaître, ni fuir Où ce collier, soudain étroit, comme une sangle Se serre autour du cou qui le porte, et l'étrangle. Une main toujours prête et qui de l'ombre sort S'approche, le saisit par derrière et le tord. L'homme roule ses yeux un insta/it, puis sa tête Tombe sur sa poitrine, et sa bouche s'arrête.
On lui place devant le visage un miroir,
Sous son menton tombant on lui noue un mouchoir ;
Alors, ses compagnons le portent vers la pierre
Qui ne se rouvre plus, et lorsque la prière
Qu'ils disent sur sa tombe estjinie, ils s'en vont.
Tandis que dans la terre obscure il se corrompt,
Chacun va, vient, vit, chante, aime, récolte, achète.
De temps en temps, l'un d'eux, comme surpris, s'arrête
Et jette brusquement ses deux mains à son cou,
D'un geste abrupt et qui retombe en geste mou ;
Ses yeux tournent, son front s'incline et pend sa bouche.
On le roule à son tour dans un drap, on le couche
A côté de l'ami de la veille, au tombeau.
Et les autres s en vont et chantent de nouveau,
Reprennent leurs plaisirs, leurs travaux, leurs conquêtes,
Tracassent de projets leurs âmes inquiètes,
Jusqu'à ce que l'un d'eux sente sous son menton,
Pénétrer dans sa chair l'implacable cordon,
Et crie « ah ! » en laissant retomber sa main morte ;
Et c'en est encor un qu'on lave et qu'on emporte.
Ainsi, l'un après l'autre, ils s'en vont, ils s'en vont.
Dans la nuit de la nuit, dans Je sommeil sans fond,
Dans l'oubli! Qu'ont-ils fait jusqu'à leurs funérailles ?
Pour avoir des palmiers ils ont planté des pailles,
LES ÉPISOD1 5. 55
Pour avoir une tente, ils ont tissé du vent,
Ecrit sur l'eau, signé sur le sable mouvant,
Pris des /ils de fumée à des quenouilles d'ombre.
Essayé le calcul en ignorant le nombre,
Et pour ces vanités, ils ont pétri leurs cœurs
D'alarmes, de soucis, d'angoisses, de fureurs ;
Le pain qu'ils ont mâché fut de fiel et de cendre.
Et, dans la fosse étroite où Von vient les descendre,
Avant que, sur leur corps dans le sable étendu,
Le sable du rebord ait été répandu,
Chacun peut mesurer à sa juste mesure
Ce que l'orgueil humain obtient et ce qu'il dure.
Ils avaient oublié la main sur le collier !
Le plus grand chef n'est rien de plus qu'un chamelier
Ni le riche marchand que son plus pauvre esclave.
Mon ami s'exprimait lentement, a voix grave ! Le feu des monts lointains expirait peu a peu. Le croissant de la lune, au zénith du ciel bleu. Durcissait son métal de minute en minute, Et tout au loin, au loin, s'entendait une flûte Simple, mélancolique et pure de berger.
Mon ami paraissait, sous le soir, ériger
Dans son long manteau blanc sa hautaine stature Dont l'horizon désert grandissait la mesure ; Tel qu'un juge qui sait et prononce la Loi, D'un geste hiératique, il élevait le doigt; Et tel était le poids de sagesse mythique Dont son accent chargeait cette leçon tragique Que mon esprit ploya, soumis et convaincu, Et selon son propos j'ai désormais vécu.
Il n'importe donc pas, 6 passant qui convoites
Plus de biens qu'ihi' en tient dans nos deux mains étroites,
Que le collier fatal soit pauvre ou soit chargé
D'escarboucles et d'or et d'argent ouvragé,
Ni qu'il vaille une obole ou d' incomptables sommes.
Car il est fait d'un chanvre égal pour tous les hommes,
Et la main qui le tord ne se peut acheter.
Va donc sans longs calculs et sans t'inquicter,
t Irradie de ton cœur l'herbe de l'espérance,
Le jour où tu mourras est arrêté d'avance,
Et tu mourras bientôt, même si tu vis vieux !
Im fin d'un moucheron n'est pas aux mains des Dieux,
Ils ne préviennent pas leur propre fin eux-mêmes,
Et le destin mortel ne peut avoir d'extrêmes,
LE LIVRE DKS SAGI
Tant ses deux termes sont l'un de l'autre voisins. Oui sait sur cet espace ajuster ses desseins N'a plus besoin d'espoir ni de miséricorde. Et crois-moi, la Fortune en ce moment t'accorde Plus que tu n'es allé lui demander là haut. Si ce conseil, ô fils, ne te vient pas trop tôt. Si tu sais méditer et garder ma parole. Car la sagesse tient dans cette parabole Que m'a dite l'Arabe et que je te redis.
S'il te suffit de pain et de quelques radis,
Viens souper avec moi. dans ma maison modique ,
Un jasmin, qui fleurit à la porte, l'indique,
A moitié du chemin qui descend vers le port.
Peut-être tu verras qu'on affaiblit le Sort
De tout ce qu'on retranche au Désir inutile f
Et qu'en le restreignant on élargit l'asile
Où, lavé des besoins, l'homme est maître de soi.
l'A je te montrerai l'anneau qu'avait au doigt Mon ami quand il fit, comme avec une fronde. Le geste qui lançait dans le vide le monde. Et que ses mots semblaient plus grands que le désert. Il mourut charge d'ans et sans avoir souffert.
Voyant sa fin venue, il ni envoya ce gage De souvenir^ suprême, avec tin court message, Par un cavalier noir qui galopa trois jours, tes lettres du cachet, aux étranges contours, Sont celles de sa langue, et le mot qu'il imprime Aux cires signifie en notre grec « abîme ». De mon abri chétif c'est V unique trésor, Mais, quand il serait fait de fer et non pas d'or, Il aurait tout son prix, dépassant la richesse Dont la Fortune aux siens ait jamais fait largesse, Car il sait, 6 mon fils, en donner le mépris ».
Le jeune homme baissait, défèrent et surpris,
Son front précocement touché d'un peu de neige.
Il trouvait reprochable et presque sacrilège
Le propos dont naguère il avait abordé
Le vieillard inconnu sur la marche accoudé.
À 1 la fin, d'une voix d'abord lente et confuse
Puis plus ferme, il lui dit « Avant tout, maître, excuse
Les mots irréfléchis que je t'ai dits tantôt ;
Sur leur témérité laisse couler le flot
D'un pardon indulgent qui recouvre leur trace.
Mon âme était ensemble exaspérée et lasse,
Et ce double attelage est brusque et malaise.
Mais ta voix a déjà dans mon sein dépose,
() maître vénérable, un peu de paix sereine.
Je suis le voyageur auprès de la fontaine.
Le marcheur fatigué par les ardents chemins ;
Ueau qu'il aspire et boit au creux de ses deux mains
Semble fraîche et salubre à sa gorge altérée ;
Quand il aura franchi F âpre et rude contrée
Qui brûle devant lui. trouvera-t-il encor,
Même s'il la reçoit dans une tasse d'or,
Une source qui soit bienfaisante à sa lèvre
Comme celle qui vient de rafraîchir sa fièvre ?
Il s'arrête, incertain s'il doit aller plus loin.
J'hésite comme lui, maître, mais j'ai besoin
De laisser à mon cœur quelques instants de trêve ;
Il est tout remué, comme quand un grand rêve
Déforme, bouleverse et chavire l'esprit
Où tout un appareil d'autres pensers périt.
Pourtant, c'est de la paix qui trouble ainsi mon âme !
J'irai chez toi ce soir, quand le ciel perd sa flamme.
Quand les émois humains deviennent moins altiers ;
Je connais le chemin ombragé de sorbiers
Qui mène vers ton toit. Si ta bonté m'écoute.
Je te dirai comment l'ambition, le doute,
Le désir du renom et celui de l'amour,
Et les déceptions ont pressé tour à tour,
Entre leurs doigts fiévreux, mon cœur comme une éponge
Il m'a paru qu'il n'en sortait qu'une eau de sotige ».
Et le vieillard lui dit « J'ai connu ton ennui !
Tu m' oio' riras ton cœur sous l'immortelle nuit
Qui, renversant pour nous les murs de la lumière,
Libère notre vue étroite et prisoyiniere,
Et lui livre les champs de l'espace infini.
Car le jour est obscur, et son éclat ternit
La lointaine leçon qui nous vient des étoiles ;
Ses plis d'or et d'azur n'en sont pas moins des voiles.
Ce que je te dirai, fils, est mieux écouté
Dans le silence austère et sous l'immensité
Où les mondes s'en vont en tourbillons de sable.
Si ton cœur tourmenté n 'est pas inguérissable,
'Eu sortiras peut-être heureux d'être venu ;
Sinon, ayant soupe chez un hôte inconnu,
Tu partiras, portant une touffe de roses ;
Mai qui vient d'accourir, hier les a dkloses,
Il a mis, en passant, mon jardin tout en feu.
Et tu t'éloigneras où ton destin le veut. »
LE I.IVKK DKS SAGLSSI s. Ol
Quand, de chez le vieillard, le jeune homme au front
Sortit, l'aube déjà diminuait le nombre [sombre
Des astres appdlis qui devenaient d'argent.
Et les coqs vigilants, guetteurs du ciel changeant.
Se transmettaient le cri de leur première alerte ;
Mais la petite ville était encore inerte.
Il s'en alla pensif, ne tenant à la main
Quun seul brin délicat et grêle de jasmin.
Cueilli sur le buisson à la porte du maître.
Nul, depuis ce jour-là, ne le vit reparaître
Au temple où les mortels pensent fléchir le sort.
Plus tard, quand le vieillard sentit proche la mort. Comme un marinier las et prêt pour un long somme. Il tendit, sans parler, l'anneau d'or au jeune homme. Mais lui, l'ayant reçu, quand il vit son ami Au repos sans réveil et sans rêve endormi, Le lui remit au doigt, s'en estimant indigne. Car il restait toujours celui qui se résigne Sans trouver au néant la douceur d'un banquet. Dans F une de ses mains, il lui mit son bouquet Fait de fleurs de jasmin et de Jleurs de grenade ; Et dans celle au cachet, une boule de jade
Sur laquelle le mot « Attendre » était inscrit, Pour qu'il tint a la fois ce qu'une heure flétrit. Et ce qui sous les ans demeure indestructible, Et qu'il gardât ainsi, dans sa prise insensible. L'emblème de la faite et celui d'un espoir Caché dans la durée où nous ne pouvons voir.
Alors, il le couvrit du long manteau de laine Dijférent des manteaux faits sur la forme hellène.