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proscrit de France, Hean Parvière ayait roocontré en Espagne l'épidémie terrible quij peu aupar&vanty venait de ravager Barcelone, Mourant et abandonné, il dut la vie aux soins d'une feI^q3e qu'il avait épousée par recpnnaissapoe, et qu'il perdit plus tard. Le père d'Octavie avait appris tout cela de Henri lui-même^ mais sa^s détcûls, car, voyant que les souvenirs de oe passé lui pesaient, il avait évité d'y arrêter sa pensée. Aujourd'hui tout ^'expliquait. He^^ avait cru à la mort d'Iaex, et^ redevenu libre^ il avait loyalement opntraoté un nouveau mariage*
Lorsque ses regards rencontrèrent ceux de M« Gi^* raiUf ce dernier lui tendit les bras et le tint long«temps pressé contre sa poitrine.
-*«• Ah ! mercii merci^ mon père I balbutia Henri éperdu; vous n'avez pas^ du moins, douté de moi | vous ave^ compris que mon mwv n'était pas un erime.
~Non, dit l'avocat tristement^ mais m malbeuTi bêlas i un irréparable malb^ur i
-f^ Que dites-vous î
— Toute notre vie §»( PliAagé«tl{epriicar la
vérité eftt venue^ et atec die de nouveaux deyoirs.
'^ J0 n'en connais qu'un^ s'éerla le Jeune homme, celui de re Uer votre flls !
w* Et œtte femme, eeUe femme dont les droits sont antérieurs l
-*£h bien 1 nous la fuirons; Je partirai avec votre fille; nous irons chercher, loin d'ici, quelque retraite bien cachée, où nul ne connaîtra la chaîne que je laisse derrière moi.
«^ Mais voue la connaltres, vous I quel que soit l'éloignement, vous saurez qu'il y a dans le monde un être qui a des droits à votre protection et que vous abandonnez, à qui vous avez promis votre attachement et que vous en dépouillez ! Si l'épée de Damodès n'est point sur votre téte^ elle sera dans votre cœur, car vous vous condamnerez vousmême. Jusqu'ici l'ignorance rendait votre bonheur innocent ; désormais il devient coupable.
— G'est-àrdire que je dois le sacrifier à des liens que je déteste! s'écria Henri hors de lui; ah ! ne l'espérez pas ! non, je n'échangerai point les joies d'une affection partagée contre les tourments trop connus du passé. Je ne veux point de cette morte
qui sort de la tombe pour me réclamer mon repos et mon bonheur 1 je la renic^ je ne la comiais pas !
M. Garain voulut répliquer; mais Henri n'entendait plus. Tout entier à son désespoir^ il continua à accuser les hommes et la providence, jusqu'à ce que^ vaincu par la douleur, il fût tombé de la colère dans les larmes. Alors, la voix brisée et les mains jointes, il parla au vieil avocat de saillie; il le supplia de la défendre contre le désespoir d'une séparation; il combattit l'équité du juge avec la tendresse du père. M. Garain sentit sa raison faiblir ; il se leva pâle et troublé.
— Assez, Henri, dit-il, ne me teniez pas ! Profiter
des défaillances d'une âme pour la vaincre n'est point digne de vous. Tous deux nous avons besoin de recueillement; demain nous reprendrons cette terrible question. Pour ce soir, faites seulement qu'Octavie ne puisse rien soupçonner; laissons-lui encore quelques heures de bonheur.
Et comme il vit que Henri allait protester contre . ces deraières paroles :
— Dieu les prolongera. peut-être, ajouta-t-il,
Dieu et notre prudence. Vous ne pouvez douter de ma bonne volonté , mon filsj laissez-moi réfléchir.
Cette nuit fut pour le vieil avocat une nuit d'agonie. Livré à une de ces crises suprêmes qui mettent nos plus invincibles affections aux prises avec le devoir, il demeura plusieurs heures hésitant et comme dans rivresse du doute. Tantôt, gagné aux raisons de Henri, il repoussait comme lui des droits qui n'avaient pour eux que leur antériorité 5 tantôt, ramené à la loi dont il s'était toujours conservé le prêtre fervent et rigoureux^ il acceptait, en pliant la tête, le coup qui le frappait. Mais Tespérance à peine repoussée revenait sous une nouvelle forme; l'esprit ne pouvait persuader le cœur. Le bonheur d'Oclavie, brisé subitement et sans retour, criait toujours vengeance en lui contre la logique. Ce bonheur, après ♦out, n'était-il point sa grande affaire ? Que lui importaient les droits de laseûora? Était-ce à lui de les faire valoir contre
oeui qu'il aimait 1 Qu'étaient^ d'ailleurs^ ees droita donnés par la loi et que contestait la eœurt un horrible hasard qui brisait deux existences sans faire un heureux 1 Car que pouvait attendre la seûora elle-même d'une uaion violemment renouée avec Henri? Empêcher dès aujourd'hui un rapprochement inutile ou dangereux^ n'était^oe point se montrer prudent? laes ne savait rien encore; on pouvait échapper à ses recherches ! Bien plus, les preuves de son mariage se trouvaient en* tre les mains de M. Garain : il dépendait de lui da les anéantir; un seul geste» et le danger avait disparu^ et la trace môme du droit n'existait plus ! Il tenait dans ses mains la vie ou la mort de sa miel
1.6 vieil avocat sentit une sueur froide inonder ses tempes; des nuages enflammés passaient sur ces yeux éblouis. U appuya la tête sur ses mains jointes, et demeura longtemps dans cette attitude^ l'esprit obscurci et Tàme bourrelée. D'abord la voix du père criait si haut qu'il ne put en entendra d'autre ; mais insensiblement celles de l'homme et du magistrat se firent écouter. Eloignant d^une
— 8B — mtti& crispée les papiers qui lui avaient été confiés , il se redressa en s'appuyant au mur. Il lui semblait que son cœur allait éclater en une horrible convulsion i mais ce fat le dernier effort. Après être resté quelques instants la tôte dans ses mains^ comme un homme qui cherche à rassembler ses idées, M. Garain laissa retomber lentement ses deux bras. Il avait les yeux secs, les lèvres serrées^ tous ses traits vibraient d'une noblesse doulou^ reuse. Il promena autour de lui un long regard, s'aperçut que le jour avait reparu, et, après avoir interrogé la pendule, fit avertir sa fille qu'il allait monter chez elle.
Sa seule crahite était d'y rencontrer Henri; il apprit heureusement que ce dernier était sorti dès le point du jour.
Pour lui aussi la nuit avait été horrible, et il avait traversé toutes les angoisses de Tincertilude et du désespoir avant de pouvoir s'arrêter à une résolution. Enfin, vers le matin, il secoua son engourdissement fiévreux et se décida à en finir avec une intolérable situation.
Averti, la vieille, de rhôtelî'Tic où Inez Cordova
était descendue^ il s'y rendit tout droit et demanda l'Espagnole, qui faillit s'évanouir à sa vue. Henri s'attendait à ces premiers transports et les supporta avec assez de fermeté. Laissant à Inez le temps de se remettre, il lui raconta^ en quelques mots, comment le hasard lui avait mis sous les yeux les papiers conQés la veille à M. Garain, et l'avait subitement instruit. La senora haletante écoutait à peine. A genoux devant lui, les mains jointes, la tête renversée en arrière , elle continuait à le regarder avec délire. Darvière voulut couper court à cette exaltation en la forçant à se relever.
— Non, laissez-moi 1 s'écria-t-elle en espagnol , et en s'obstinant dans son humble attitude ; laissez-moi là, à vos pieds, c'est ma place !..« Après tant d'années d'abandon*. • ahl répétez-moi que vous ne gardiez point de moi un souvenir trop douloureux! que vous ne me maudissiez point dans votre pensée .
— 11 n'y a que les lâches qui maudissent les morts l fit observer Henri sourdement.
La seiiora tressaillit.
— Ah I vous avez raison, reprit-^îUe ; vous m'ayez crue morte... et qui sait... si vous ne vous en êtes point réjoui... si mon retour ne vient point
vous enlever une indépendance dont vous étiez heureux?
Elle regardait le jeune bomme^ gui resta immobile et la tête baissée.
— Ainsi, c'est la vérité! continua-t-elle enjoignant les mains; vous aviez déjà oublié une union., que vous croyiez brisée...
— Qui Ta voulu? demanda Henri avec amertume ; ai-je cboisi la position que vous m'avez faite? est^e moi qui ai cherché la délivrance?
— Mais... vous en avez profité? ajouta Inez qui le regardait fixement.
— Quand cela serait, madame, n'aviez-vous pas tout autorisé par votre disparition? Croyez-vous donc que l'on puisse ainsi abandonner ou ressaisir une destinée, en faire le jouet de ses folles exaltations, rendre à un homme la liberté pour venir ensuite la lui redemander... sans savoir même s'il la posseoe encore?
•-Que dites-vous? s'écria liiez éperdue.
^ Je diS| répéta Henri avec désespoir, que vousmême atiex pris soin de me tromper sur y otire sort ; que je suis r^lré 6n France maître de mon ccsiir, de mon nom; que j'étais trop jeune poulr me réngner à un étemel veuvage...
— -bieu!... achevez... eh biènt
— Eh bien 1 je suis... je suis remarié I
Inès poussa un cri terrible et se redreasft d'un bond. Dans ses plus douloureuses suppositions, son esprit n'avait point osé aller jusque>-là» Mais die sortît bientôt de son abattement pour reprendre la déflsnse de ses droits avec oette ardeur sauvage de la passion qui ne voit rien au dehors d'ellemême* Que lui importait^ aprèd tout^ ce fteeond mariage, que Terreur pouvait excnâer, mais ne pouvait foire prévaloir contre le sienT Hedri lui appartenait, et rien désormais ne pouvait ren sé*par^ ! Aut raisons^ aux prières, aut larmes, elle n'opposait que sa volonté aveugle et inflexible. Uvrée à toutes les brutalités de la passion^ elle fe^écriait qu'elio aimait mieux Henri malheureut avec elle qu'heureux près d'une autre) què riett ne pourrait désormais l'en séparer; qu^elle te sui-
Trait partout et toujours; que c'était sa pfopHété, son bieu^ et qu'elle le garderait comme on garde un trésor, par la force et par la ruse !
Henri^ qu'étourdissaient les éclats de cette ten>dresse égoïste, et qui avait eil vain essayé dé Èe faire écouter^ venait de se lever avec un geste de colère désespérée^ et allait partir, lorsqu'un des domestiques de l'bOtel entra et lui remit Une lettre.
A peine y eut^il Jeté les yeut qiill pftlit ; (tétait l'écriture de M. Oaraln.
n déchira vivement TenveloppOiet lut feè qui âUit :
« Ainsi que Je vous l'avais promiâj'ai réfléchi » depuis hier^ et le résultat de oe& reflétions a été » de me faire comprendre plus clairement mon » devoir. Ce matin , je suis monté cheis OclaViô; » que j'ai trouvée surprise de Votre sortie màti^ w tiale> mais encore eans soupçons. J'ai voulu les » faire naître^ elle ne m'a .point compris. Toute à » ses oiseaux et à ses fleurs^ elle ne pouvait voir » au delà de cette atmosphère de bonheur dans % laquelle elle respirait. Alt>rs je lui ai parlé dé ce » bonheur lui^même^ si grand qu^il faisait oublier
tout le reste ; je lui ai successivement mie sa pro- » longation à différents prix. Le payerait-elle de » tout ce qu'elle possédait ? Elle a souri ; de sa jeu- » nesse et de sa beauté? Elle a répondu sans hési- » tation ; du sacrifice de son devoir ? Elle est deve- » nue pâle, elle m'a regardé fixement, et elle m'a » demandé ce que je voulais dire. Alors, la voix » tremblante, le cœur serré, je lui ai lentement » révélé le malheur qui nous brise tous !... Je ne » veux pas vous dire Teffet d'un pareil aveu j il a x> été terrible I Mais enfin mes soins et mes priè- » res ont triomphé de ce premier transport. Main- D tenant, grâce au ciel, ma fille est plus calme, et » c'est par son ordre que je vous écris.
» Elle a sur-le-champ compris ce qu'elle devait » à la seûora, à vous, à elle-même. De ces deux » unions contractées par une fotale erreur, l'une » devait être brisée sans bruit, sans ,scandale; r> elle a senti que c'était la seconde ; et quand vous » recevrez cette lettre, nous serons déjà loin de JD Colmar.
» Je ne dis pas, mon ami, ce qu'il y a pour nous p de déchirements dans cette séparation, vous le
» deyinerez, vous le sentirez. La veuve que j'em- » mène ne veut point cependant que cette lettre » parte sans apporter une double prière : à vous, » elle demande de la résignation, du courage j à p celle qui va reprendre votre nom, de la ten- » dresse et de l'indulgence. Elle vous confie à f> ses soins avec l'angoisse d'une mère mou- D rante qui lègue son imique enfant. Jouissez » de Tavenir, et elle tâchera d'oublier le passé : » soyez heureux, et elle ne trouvera point la » force de se plaindre. »
Inez avait lu en même temps que Henri, pardessus son épaule, et, à mesure qu'elle avançait dans cette lecture, une invincible émotion l'avait gagnée. Elle comparait malgré elle son attachement tyrannique et personnel à cette généreuse tendresse; et, vaincue par une grandeur qu'elle ne pouvait imiter, elle se laissa tomber à genoux près de Henri, saisit la lettre du vieil avocat, et y collant ses lèvres avec respect ?
— Ahl tu vivais avec des anges, dit- elle sourdement, et je t'ai ramené en enfer 1
lU
Troig aimées ap^ès les éTéoementf rappwtés dans le précédent chapitrei deux voyageurs assis à Teitrémité d'une galerie d'auberge, au petit village d'Aioro, regardaient le soleil se coucher derrière les cimes nuageuses de la montagne. Bien que le temps eût fait cruellement sentir son passage sur ces fronts d'âges différents^ il était facile de reconnaître deux des principaux personnages de notre histoire^ M. Garain et sa fille Octavie. Depuis le terrible événement qui était venu Tarraclier à son bonheur, la jeune femme avait parcouru, avec son père, toute rMlemagne et une partie de l'Italie sani pouvoir étourdir, dans les bruits du voyage, son inconsolable douleur. Cependant elle la suppor* tait silencieusement et avec une dignité résigné^ qui la rendait encore plus toucbantCt
Débarqués la veille À Aioro, les deux voyageun y étaient retenus par l'impossibilité de se procurer un veUerino, et cç séjour forcé avait contrarié d'au» tant plus M. Garain, que Tauberge se trouvait en«
Tahie par les lugubres préparatifs d'une agonie. Une étrangère arrivée le matin allait rendre le de^ nier soupir i on venait même de demander en son nom, au Tieil avocat et à sa flUe^ les chambres qu'ils occupaient, et, cédant aux désirs d'une mourante, ils avaient autorisé à transporter leurs bagages à l'étage supérieur. Ce déménagement de* vait être achevé, et ils se préparaient à gagner leur nouveau gîte, quand une servante accourut en criant que la malade voulait les voir# M« Garain Ût un mouvement de surprise.
— Moi ! dit^il ) et que peut-dle TOuk^ima inconnu?
— Elle vous connaît, interrompit la servante. .. Tout à rbeure, en (intendant lire votre nom sur un dep coffrets, elle a poussé un cri, et elle a dit qu'elle voulait vous parler, à vous et à la demoi*selle...Venez, car le médecin assure qu'il n'y a pas
de temps à perdre.
Le vieil avocat regarda Octavi6) et tous deux suivirent la servante, sans comprendre ce qu'on pouvait leur vouloir.
CetteK)! les conduisit jusqu'au fond d'un corri-
dor, poussa une porte, et les introdaisit dans une chambre à coucher où les rideaux, soigneusement fermés, ne laissaient pénétrer qu'une faible lumière. Au bord d'un vaste lit à baldaquin apparaissait une forme blanche étendue sans mouvement ; plus loin, un homme se tenait debout, le front appuyé au chevet.
M. Garain et Octavie s'avancèrent d'abord sans bien distinguer; mais, arrivés plus près, tous deax s'arrêtèrent avec un cri I
Dans la malade déjà glacée par la mort, le vieil avocat venait de retrouver la seûora Inez Cordova, tandis que sa fille reconnaissait Henri dans l'étranger qui se cachait le visage.
La mourante rouvrit les yeux, tressaillit, et une légère rougeur traversa ses traits. Octavie s'était arrêtée à quelqires pas; elle lui fit signe d'approcher.
— Venez, dit-elle d'un accent éteint; c'est Dieu qui vous a conduits ici...
Et comme la jeune femme restait à la même place, tremblante et incertaine :
•— Que craigne:&-vous? reprit Inez plus vivement;
ne voyez-vous pas que tout est fini pour moi? Ah 1 Dieu m'a punie, justement punie I En vous arrachant Henri^ j'avais fait bon marciié de. son bonlieur^ du vôtre; je n'avais voulu songer qu'au mien... et le bonheur n'est point venu ! et j'^i enfin compris que pour le mériter il fallait être prête . à le sacrifier... que l'affection sans dévouement était une torture, non une richesse l Tout cela^ je l'ai . appris cruellement et bien tard; mais je le sais maintenant.
Elle s'arrêta ; des larmes coulèrent lentement sur ses joues livides. Henri se pencha vers elle et voulut l'apaiser par quelques paroles amicales; mais elle l'arrêta du geste.
— Laissez, dit-elle^ il me reste peu de temps... et peu de forces... je veux les employer à réparer au moins le mal que je vous ai fait.
Se tournant alors vers Octavie, elle se mit à lui recommander le bonheur de Henri en termes touchants.
— Dans quelques instants, dit- elle, il sera libre.., et cette fois... sans retour... Le^ liens que je suis venue rompre si fatalement pourront se renouer
ÈAM crime.M AlorSi en considération du bonheur présent^ pardonnez les larmes que je vous ai fait verfler^ et soyez heureuse sans rancune comme vous le serez sans remords.
E\]p sgouta beaucoup de choses touchanteSi que Henri et Ootayie écoutèrent à genoux aux deux côtés du chevet. Enfin> quand elle sentit que la vie allait la quitter, elle prit leurs mains, les réunit, et, y appuyant ses lèvresi rendit le dernier soupir dans ce dernier baiser.
M. Garain et ses enfants ne reparurent à Colmar que plusieurs mois après. Tout le monde ignorait le terrible orage qui avait traversé la vie des jeunes époux, et l'on crut qu'ils revenaient d'un long voyage à l'étranger- Mais cette cruelle épreuve avait encore resserré les liens d'estime et d'amour qui unissaient ces trois âmes d'élite ; car elle leur avait appris à toutes trois ce qu'il y avait en elles de probitéi de courage et de dévouement*