PT
“ breuvage célestes, nous vous supplions, Seigneur, et nous “ vous demandons qu’en suivant les traces de la Bienheureuse “ Philo nène, Vierge et Martyre, nous sentions le secours de “ son intercession et arrivions à la vie éternelle.”
J’entrai à la sacristie en même temps que le Recteur, prêtre d’une apparence très digne, Monsignor Cavaliere. J’appris de lui qu’il n'avait pas été absent ; je m'excusai, disant que, si je ne m'étais pas d’abord présenté à son, presbytère hier soir, c'était dû à une information fausse, ou par moi mal comprise. La conversation eut lieu en latin, comune le latin m'est plus facile que l’italien.
Pour mon action de grâces, je crus que je ne pouvais mieux faire que deréciter l'office propre que Sainte Philomène a au bréviaire de Nole. C’est l'office du commun des Vierges et Martyres, excepté ce qui suit: lo l’oraison qui est celle de la messe ; 20 les lecons du premier Nocturue qui sont tirées du chapitre 31 du livre de la Sagesse : “ Les âmes des justes sont « dans les mains de Dieu, et le tourment de la mort ne les
“ touchera pas ”;' 30 les leçons du deuxième Nocturme où sont
racontés l'invention des reliques de la Sainte, le développe-
ment de son culte, et les faveurs dont les Souverains Pontifes l'ont entouré ; 4o les lecons du troisième Nocturme, dont l’homélie, sur l’évangile de la fête, est de Saint Augustin : “On parvient à la couronne céleste, non seulement par*la des- « truction, mais encore par le mépris de la chair.”
A la fin de mon action de grâces, une sœur vint me chercher pour aller prendre le café au’ couvent, réfection à laquelle assistèrent le chapelain et cinq ou six sœurs; même bienveillance que la veille au soir ; sur ma demande, elles se
prêtèrent gracieusement à me donner leur nom à toutes : Suor
1 4) ALAN l n° è Fa cr ps STU GET « VAUT LOT
MLAADES
Ermenia Antoniette, Superiora delle Suore della Carita, Mugnano del Cardinale ; Suor Eustasia Ferrari, qui parle joliment le français, Elisabeth, Marcellina, Adela, Celsa, Beatrice, Rosalia, Archangela, Gertrude, Diomis, Agnès, Pierina. Sœur Adèle est suisse, m'a-t-on dit, et parle très bien français. Hier soir, malade, elle gardaït la chambre. Je ne la rencontrai que ce matin, au trésor de Sainte Philomène dont elle a la garde, et où nous nous rendîmes en sortant du réfectoire.
Le trésor est une grande salle, remplie de portraits, d’exvoto, de vases, d’ornements sacrés, présents de toutes sortes que Sainte Philoméne a reçus de ses dévots, J'y inscris mon uom dans un registre d'honneur. On y vend des objets de piété se rapportant au culte de la Sainte. J’ashatai des médailles d'argent, des médailles pas d'argent, de grandes images, de de petites images, tous les livres que je trouvai traitant du pélerinage de Mugaano et de sa patronne, huit, Suor Mar-
cellina, la patriarche de la communauté, Anne
dans le temple, me donna un beau chapelet en ivoire, Tout
naturellement j'avais parlé de Philomène, pas celle qui est au ciel, mais celle qui habite le petit bureau, au presbytère de St-Lin; les bonnes religieuses avaient peine à croire qu’elle avait fait le voyage seule de New-York à Naples. La Supérieure me donna pour elle un pâquet, que je ne développai qu’une fois parti : ce sont huit chapelets de prix, les uns dorés, les autres blancs, les autres rouges, dont plusieurs montés en argent. Je payai en Américain, Mais, franchement, je me trouvai plus que dédommagé quand on m’apporta des os de Sainte Philomène une relique, qu’on me dit être assez considérable, Je n'ai pu le constater de mes yeux, comme le reliquaire est scellé du sceau
1m, [ACER K Le ei :