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aura conduits. —Oroyez que je demeure toujours, avec beaucoup de considération, Monsieur, Votre dévoué serviteur.
Février 17.—A M. J. P. D.—Je souis si connetente ! ca va bien. Les obseurités s’éclaircissent d’elles-mêmes. J'ai rencontré M. L. qui m’a laissé apparemment très satisfait, D'ici à quelque temps, je ne donnerai encore aucunes explications, parce que la malveillance pourrait en tirer des conclusions tout-à-fait contraires au bien que j'ai toujours poursuivi. Il est vrai que je souffre ; mais, dans ces conditions, la souffrance m'est facile, avec la grâce de Dieu. Pour détourner l'opinion adverse du travail que je suis à parfare, je lui ai jeté un os à ronger, le journal de mon retour ; et, tout bonnement, elle s’est laissée prendre à l'appat. ;
Février, 22. — A. M. J. P. D. — J'ai reçu votre lettre du 19 de février, et vous ne doutez pas qu’elle m'ait causé un grand plaisir.
Vous m’y apprenez des choses étonnantes. Quand une
cause, pour se défendre ou attaquer, a besoin d’avoir recours à
- de semblables moyens, elle avoue par là qu’elle est bien faible
en ressources. Depuis deux mois, on circule autour de moi ou dé mes actes, on cherche un point faible, on voudrait trouver un défaut à ma cuirasse, on dirait que, si l’on pouvait m’abattre, toutes les inquiétudes des inquiets seraient dissipées ; mais, comme l’a dit un grand personnage que vous connaissez, je suis sur un terrain inattaquable, et, croyez-moi, ils ne toucheront pas à un cheveu de ma tête.
Pour vous, comme la chose pourrait vous faire du tort, ne
me défendez pas ; il suffit que vous disiez que vous ne con-
naissez rien.
Bien plus, malgré le plaisir que tous ici auraient de vous
#". LS. Mit ANT ie PU DNORE ONCE
voir et la hâte que j'aurais de vous rencontrer, remettez votre
visite à plus tard, si vous croyez qu'il peut vous en advenir le.
moindre petit désagrément,
Tous ne font pas les affaires de la même manière. Les uns croient de bonne politique d’avoir recours à de petits moyens, de faire de petits embarras, de mettre dans les roues de petits bâtons, de circonvenir celui qu’on croit être l'adversaire, de tomber les personnes ; les autres se contentent d'exposer les causes, et laissent au temps et à Dieu le soin de les développer et de les mûrir. A ces derniers, toujours, le triomphe définitif.
Ça va bien. La suspension actuelle donne le temps aux ardeurs de se calmer, au sens commun de prendre le dessus. J’ai un cablegramme venant de Rome, qui dit entr’autres choses : “Have just been informed no letter whatever been sent by Pope.”
Mon journal de voyage à déplu à un certain nombre, Croyez que ce n’est pas ma gloire littéraire qu’ils sont peinés de voir s’obscurcir, non plus que l’honneur des lettres canadiennes ; c’est que, sous une forme légère, il les déroute et les embarrasse, Si réellement je m'étais fait du tort, ils ne ver-
seraient pas de larmes, Le public sait fort bien que, quand
je veux écrire des choses sérieuses, j'en suis capable. Les
scandalisés savent fort bien, de leur côté, que je viens d'écrire des mémoires qu’ils ne peuvent réfuter. 3
Dans tous les cas, je continue bien tranquille mon petit bonhomme de chemin, confiant en Dieu. Au sein de ce mouve-
ment qui emporte les événements vers le bien de l'Eglise et
des âmes, nous ne sommes qu’un grain de blé: mais le grain
de blé, battu, foulé aux pieds, pourissant, germe et porte sa part de moisson,