PRET RE
dns
Pise fan nas
cu PRES née ant) € série
D nr mur PRES Sle G ge anni hgan"
msn
Mars, 23.—A M. J. D.—Nous aurons done un délégué apostolique, c’est là un des évènements que je vous annonçais
pour un avenir prochain. Je m'en rejouis de tout cœur. Nous
étions dans un tel gâchis que la voix épiscopale (peu importe à
qui en soit la faute) ne pouvait plus dominer la situation. Dans une classe, quand le maitre (qu'il soit habile ou malhabile, peu importe encore) ne peut plus maintenir dans l'ordre ses élèves, ou une partie de ses élèves turbulents, on a recours au directeur, Rampolla, ou au supérieur, le grand Léon XTIL Avec Mgr Merry del Val nous arrivent la trève, la paix et
l’ordre, sans compter la semence de la justice compiète. P P
Avril, 19.—A M. T. F.—Donc je suis allé à Rome, et j'en suis revenu ; mais, après moi, il en est venu un äutre qui est plus puissant que moi. Ce Délégué Apostolique se montre d’une prudence qui fait l'admiration, sinon le contentement, de. tous. . Dans le conflit d'opinions qui nous minaient et qui nous ruinaient, moi pour un, je ne voyais pas de remède plus effi-
cace que la haute autorité du Pape. Elle nous donnera la
. paix, eb dans le calme des esprits nos frères du Manitoba pour-
ront finir par avoir justice complète.
On ne se mêle pas d’affaires publiques, sans recevoir des coups. Mes adversaires ne me les ont pas ménagés ; ils ont été jusqu’à m’aceuser de combattre les Evêques, dont j'ai toujours servi les intérêts avec le plus grand dévouement. Je ne me suis pas défendu, laissant au temps et aux événéments le soin de ma défense : ce qu’ils sont à faire actuellement de la manière la plus victorieuse.
Avril, 20. — A M. J. D. — Je vous écris seulement pour vous dire que je ne boude pas, et que je ne vous oubli
pas ; car, de ce temps-ci, je n’ai point d'autres nouvelles que
celles que donne la gazette, vraies ou fausses. Te Délégué Apostolique est d’une réserve et d’une Giserétion, qui font l'admiration, sinon le contentement, de tous. C’est une lecon à ceux qui ont tant parlé, même parmi les hommes distingués qui voulaient soutenir la bonne cause. On dus tout d’abord que c’est facile de se taire, mais l’expérience de chaque jour montre que c’est plus difficile même que de bien parler. C’est pourquoi un ancien disait : le monde appartient
aux taciturnes.
Pour ma part, j'ai grande confiance que Mgr Merry del Val
nous donnera la paix d’abord ; puis, dans le calme des esprits, vous commencerez par réparer le gachis du passé, et vous finirez par avoir justice complète sur tous les points qui regardent la religion et la nationalité.
Avrib, 20. — À M. J. G. P. — J'ai reçu un petit pamphlet»
* où j'ai l'honneur de deux chansons, que vous devez avoir “vues
sans doute, Ce n’est pas tous les Achille qui ont l'avantage
d'avoir un Homère ! Seulement, dans le cas présent, l'exploit
. n’est pas très bien choisi, puisque je n’ai eu rien à faire avec le livre de M. David ; le moment ne l’est guère mieux, puisque la preuve existe au milieu de nous que mes explications n’ont pas été mal reçues. Mais Pesprit de parti et la vérité ne sont pas toujours d’accord.
Ph. achève de coordonner pour la reliure les brochures que
j'amasse depuis trente ans. Il y en aura plus de 300 volumes, renfermant plus de 3,000 brochures. Dans la collection, j'en ai de très curieuses et de très rares.
Avril, 23.—A M. F. B.—La Presse d'hier soir publiait un
article étrange : “La mission de Mor del Val.” ; Il est question de moi dans cet article. Pour ce qui m'y