RETOUR A MOGADOR
Je me propose, en relournanl à Mogador, de recouper les contreforts de l'Atlas en explorant la partie inférieure de certaines vallées, plutol que de suivre l'une des routes de la plaine que j'aurai forcémenl I occasion <\r voir dans un autre voyage.
I Depuis mon retour à Paris, l'administration centrale de l'Alliance a consenti encore de nouveaux sacrifices en faveur des écoles de Marrakech. C'esl ainsi que
le nombre des déjeuners servis chaque j ■ œuvre créée par la baronne Hirsch
aux enfanls] vresdes écoles, a été augmenté; qu'un nouvel adjoinl a été donné à
M. Falcon et qu'une maîtresse de couture viendra désormais en aide à la directrice
de l'école des filles. Ces ; Hic-rations sonl dues à l'initiative de M. Bigart, secré
taire général, el à la bienveillance de M. Leven, présidenl de l'Alliance israélite uni-, erselle.
12 janvier. — Je vais commencer par remonter l'Ouad R'er'aïa, situé un peu ;i l'est du méridien de Marrakech.
N'ous sortons assez lard par la porte de Bab er Rouh cl nous longeons, pendant plus d une heure, d'abord les unir- de la ville, puis ceux qui entourent l'immense enclos de l'Agoudal que nous laissons sur nol re gauche.
Notre chemin va côtoyer, jusqu'au pied de l'Atlas, la seguia qui
Fig. Ul. — Vallée de l Ouad R'er'aïa en aval de rarzinl
amène au jardin du Sultan une dérivation des eaux de 1 Ouad lî er'aïa el sert, sur son parc 's, à l'alimentation de plusieurs villages.
Nous passons successive ni auprès de Tasseltant, de Daunr n
Taddert, de Douar Oui, ni Brahim, el i s allons camper à l'entrée
de la vallée, auprès du village de Torzint.
Nous avons -ui\ i un certain temps la rive droite de I Ouad I! er aia donl le lil esl desséché, très large cl à peine creusé dans les alluvions.
La rivière offre ce régime jusqu'aux abords des contreforts de la lagne. Cela résulte de la constitution générale de la pli ' de