‹ Dans le camp ennemi [microforme]Chapitre 12 sur 22 · SE RE · texte numérisé non relu

SE RE

Le missionnaire eut maintes conversations avec lui pendant dix ans. Il mourut presque subitement, en communion avec l'église catholique. Voici les paroles à peu près textuelles de cet ex-franc-maçon qui s'était rendu au trente-deuxième degré.

“ Mon père, je joignis la franc-maçonnerie, on me fit faire serment de garder le secret, on me donna les mots de passe ; on me dit qu'il fallait obéir sans discussion à tout ce que l’on me commanderait. Je franchis les trois premiers grade. J'avais d’abord résolu d'en rester-là en compagniedes trois quarts des francs-maçons qui ne vont pas plus haut, et que je pourrais appeler : les nigauds de la société, qui ne connaissent rien. J'avais déjà regret d'avoir fait le premier pas, mais je payai d'audace, je voulus voir ce quise passait dans les loges supérieures, je voulais découvrir mystère qu'il y avait là-dessous.

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Mais plus je montais en grade, plus il y avait de mystères. Arrivé au trentedeuxième degré, je comprenais bien des choses qui étaient des mystères pour ceux qui étaient au-dessous de moi, mais il y en avait encore au-dessus que j'aurais voulu connaître.

Mais j'en avais assez; plus j'avançais, plus j'étais esclave, moins je me sentais homme, j'ai vu des choses épouvantables que je ne vous dirai pas, mais dont vous n'avez pas l'idée.

Le prêtre se rappelle très bien qrun jour, il lui dit ces paroles : Tout ce que les pires ennemis de la franc-maçonnerie disent contre elle, passe pour des fables, n'est-ce pas ? Eh! bien, ce n'est rien, comparé à ce que j'ai vu et entendu. Vous paraissez surpris ? c'est pourtant le cas.

Un jour le missionnaire lui demanda s'il avait lu les ouvrages de Leo Taxil.

Non, dit-il.

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Le prêtre les lui procura. Quelques temps plus tard il lui dit :

—Mon père, c'est vrai, du “ moins la partie que j'ai lue,” ce que dit cet écrivain, si vrai que nous avons reçu l'ordre de changer plusieurs mots de passe. On ne nous disait pas pourquoi, —c'était le secret du grand conseil. Ce livre me donne l'explication d'un mystère que je ne comprenais pas alors.

Un jour il dit ceci au missionnaire :

— Vous vous trompez grandement si vous croyez que les francs-maçons s'aiment. Ils se détestent souverainement.

Vous auriez peine à vous faire une idée des divisions qui existent entre eux. C’est une des choses qui m'a le plus degoûté.

Quand on nous ordonne d'encourager tel marchand, un autre trouve que c'est à son détriment, celui-ci a des amis qui se trouvent eux aussi oubliés: de là des rancunes ; mais il faut rentrer dans l’obéis-

NOS ENNEMIS FRANCS-MAÇONS &7 ; | RC | ques sance—je devrais dire dans l'esclavage, A 1 car on sait ce qui pend sur la tête d'un or tn ns la traître. AA tot (vain, —Qui considère-t-on comme traître ? 11 -e de — Le traître est celui qui non seulement à: )n ne livre les secrets ou refuse d’obéir au chef, À ji secret mais même, tout membre que le grand pe 1 donne conseil juge //.— Pourquoi le juger an com- traître? c'estleur affaire : ils ont mission de protécer les vénérables frères ; personne ï e : n'a le droit de leur demander raison de ce il ent si M qu'ils font. Quand on nous annonce, que a s S'ai- le conseil des juges a décidé de protéger ment. la société contre deux ou trois faux frères, fe idée on comprend ce que cela veut dire.— C'est Voilà pourquoi les francs-maçons entre roûté. eux sont si circonspects ; si l’un d'eux en rer tel dehors des loges, allait se plaindre des à son chefs à un de ses amis, il sait bien que L trou- deux jours plus tard il serait trahi. En ran- faisant cela, son ami croirait gagner la pbéis- faveur des hauts dignitaires ; la société

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doit passer avant père, mère, frère, sœur, ami et patrie : en dehors d'elle, il n'y a rien. Si les intérêts de la société l’exigent, on peut nous ordonner de tuer n'importe qui.

C’est cet état d'esclavage qui fait regretter à tant de membres de s'être affiliés à cette secte. Cet esclavage on l’a pourtant voulu quand on a juré d'obéir.—On nous a dit: vous êtes libres de ne pas faire partie de notre société, mais si vous voulez en devenir membres, il faudra obéir.

En cas de désobéissance, consentez-vous à recevoir les plus grands châtiments, méme la mort? demande-t-on à gwiconque veut faire partie de la franc-maçonnerie, On le jure, et alors on est esclave pour sa vie, ayant l'épée de Damoclès au-dessus de la tête. (1)

(1) Quand l'encyclique ‘ humanum genus ? a paru et que le prêtre y a lu ces mots : Se vouant à l’avance, en cas contraire, aux traitements les plus rigoureux et même à la mort, il a constaté que le langage de cet homme s'accordait avec celui de l’Esprit-Saint,

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J'en suis sorti, continua-t-il un jour, je ne respirerai plus l'odeur du camphre qu'on fait brûler en l'honneur de l'œil qui veille sur la société, —une vraie singerie catholique—et je ne portera! plus mon tablier ; que va-t-il m'arriver? je n'en sais rien ; mais je sais une chose : je suis libre à présent.

Il est impossible de le nier, la francmaçonnerie travaille en Canada plus que Jamais ; à nousdenous rcair sur nosgardes, à nous de nous battre comme des lions, pour faire triompher nos idées catholiques.

La victoire serait très vite décidée si nous voulions prendre les armes, c’est-à-dire prendre un bon journal catholique et renvoyer le méchant auquel nous sommes abonnés peut-être. Le journal, aujourd'hui, est le grand propagateur des idées :

la meilleure aumône que vous puissiez faire, chers lecteurs, est de donner de

l'argent à un journal catholique ; de même,

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le plus grand service que vous puissiez vous rendre à vous-mêmes, est de ne jamais laisser pénétrer dans votre maison, un journal où écrivent les francs-maçons.

Je ne terminerai pas sans vous demander une chose : priez beaucoup, n'oubliez pas cela, s’il vous plaît, oui, priez beaucoup pour que nos catholiques soient éclairés, qu'ils voient le piége que leur tend la franc-maçonnerie et l'œuvre qu'elle fait dans le pays. Elle s'empare du commerce, des bureaux, des parlements, des chemins de fer, des journaux et malgré cela, on s'obstine à dire: les francs-maçons ne peuvent rien faire ici. Priez beaucoup et attachez-vous à la croix, où pend le salut du monde.

Prions beaucoup pour que les francsmaçons se convertissent, car ils ont été rachetés par le sang d’un Dieu. Prenons garde de nous enrôler dans cette secte

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Patrie verra ses enfants devenir membres de la franc-maçonnerie, elle pourra se couvrir la figure d’un grand voile de crêpe.

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