CHAPITRE VII
DANS lecteurs, je viens vous parler à \® d'un ennemi bien dangereux S% d'écrivains sans conscience qui rain oublier qu'ils devront rendre un compte sévère de claque mot qu'ils écrivent.
Vous savez que l'Église a toujours déployé un grand zèle pour empêcher la propagation des mauvais livres. Dès les premiers temps de l'Eglise, elle ordonnait qu'ils fussent brûlés. Nous voyons que St.
Paul, étant à Ephèse, détermina les nou-
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veaux chrétiens à apporter les mauvais livres et à les brûler en public. On en brûla, disent les Actes des Apôtres, pour la valeur de 50,000 pièces d'argent.
Depuis ce temps l'Eglise na jamais cessé de les condamner. Elle a institué un tribunal pour condamner tous les livres qui portent atteinte à la foi et aux bonnes mœurs.
L'Eglise est toujours la même. Nos Seigneurs les Evêques viennent de dire aux fidèles du Canada, ce que Saint-Paul disait aux Ephésiens il y a 1800 ans:
Brûlez vos mauvais livres, et un mauvais journal est un mauvais livre dont vous lisez une feuille tous les jours.
Monseigneur Plessis, prêchant une retraite pendant un hiver rigoureux, fit apporter sur la place publique tous les mauvais livres de l'endroit, et on en fit un grand feu de joie, “ pour réchauffer nos anges gardiens et faire grelotter de froid
les démons de l'enfer,” selon son aimable expression. Il s'était aperçu queles nobles français étaient retournés en France sans leurs mauvais livres qu'ils avaient laissés dans le pays. La classe instruite, surtout parmi les médecins d'alors, ramassait tous ces volumes et en faisait sa pâture. Elle était devenue tellement sceptique que monseigneur Baillargeon nous disait ceci :
“ Dans ma jeunesse, dans la ville de Québec, alors la grande ville du Canada, nous ne connaissions qu'un seul médecin qui fit ses pâques, nous le désignions du doigt avec orgueil. Nos curés de paroisse dans leur visite pastorale firent une battue générale, les mauvais livres furent détruits, et nos hommes de profession conservèrent si bienles principes chrétiens qu'ils avaient puisés dans nos collèces que, pendant soixante ans, nous désignions du doigt avec tristesse celui qui ne faisait pas ses pâques.” Depuis que la vapeur nous
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a rapprochés de la France, les mauvais livres ont fait leur apparition dans le pays avec les francissons : le fruit suit l'arbre. Quelques Canadiens oublieux des maximes évangéliques se crurent assez forts pour avaler ce poison sans en sentir les funestes effets : “ ils n'étaient plus des écoliers.” Pauvres imprudents ! On défend de lire de mauvais livres aux écoliers, non parce qu'ils sont écoliers, mais, parce qu'ils sont chrétiens. Si vous êtes chrétiens, vous ne pouvez les lire sans une permission spéciale, sans cela vous commettez un gros péché.
Pour protéger la vie du corps, on ne permet qu'aux médecins et aux pharmaciens de vendre du poison. Pour protéger la vie de l'âme, l'Eglise, qui connaît mieux que nous tous l'influence des mauvais livres, ne permet qu'à ses médecins de manier et d'analyser ce poison pour en faire connaître le danger aux autres.
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Je prends ici occasion de remercier cette bonne Mère de la confiance dont elle m'a honoré, en me permettant ‘ dans l'intérêt des fidèles,” de lire certains livres défendus ; ce que je ne fais jamais qu'après avoir fait un grand signe de croix sur moi.
Celui qui reçoit un journal ou achète un livre doit donc être bien circonspect, car il peut apporter du poison dans sa demeure.—Un journal, c'est un compagnon qui vient vous rendre visite chaque soir, ccmpagnon habile, rusé, que vous avez la bonne foi de croire plus instruit que vous, qui a étudié à son point de vue les questions qu'il traite ; accoutumé à la polémique, il est prêt à répondre à toutes vos objections.
L'influence de la presse ne saurait être
niée, quand on sait que sur cent personnes qui reçoivent un journal pendant un an
ou deux, il y en a quatre-vingt dix qui en
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viennent à penser comme lui sur toutes les questions. |
Voici quelques signes qui vous aideront à reconnaître un mauvais journal,
D'abord ne recevez jamais un journal c rédigé par des francs-maçons—c'est tou- I NI jours un très mauvais journal. I Qu | Ne vous abonnez pas à un journal qui é
1 est entre les mains des juifs, il vous con- tr Lil duira certainement à la ruine : un jour n HE donné, il vous jouera un mauvais tour. | a Ne lisez jamais un journal qui a de us mauvais feuilletons, des faits divers scan-
HN daleux, de mauvaises annonces, ainsi que | de mauvais portraits, car vous le regret- |
terez tôt ou tard, dans la conduite de vos
enfants et dans le trouble de votre cons-
pl cience. | ne
di Tous les journaux qui veulent enlever ji au clergé, le contrôle de l'éducation, sont IN très méchants. d
Une conscience catholique ne peut lire
une gazette qui veut séparer la cause du peuple de celle du clergé, comme si les prêtres et les évêques ne venaient pas du peuple et n'appartenaient pas au peuple, comme si la société et la religion n'avaient pas été créées pour marcher ensemble.
Faire croire au peuple qu'en se déclarant pour le parti des évêques, on travaille contre lui, est une doctrine maçonnique, soufflée sur le monde par Satan.
Un journal qui n'a pas le courage de parler contre la franc-maçonnerie et contre le protestantisme n’est pas catholique : car, qui dit journal catholique, dit journal de combat.
Un journal qui, à cause de ses lecteurs, ne fait pas d'article de fond contre le clergé, mais intercale de petits entrefiets malicieux pour le ridiculiser ou inspirer de la défiance contre lui, est un journal bien dangereux, dont généralement le
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rédacteur est un impie. Il a hâte que ses lecteurs le soient pour se montrer tel qu'il est.
Lors des procès de monsieur le curé de Chambly et de monsieur le vicaire de Ste-Brigide, nous avons eu une belle occasion de connaître les journaux ennemis de la bonne cause.
À Chambly, il s'agissait d’un sacrement, du sacrement de Baptême. Or s'il y a une chose qui appartienne en propre à l'Éolise, ce sont bien les sacrements. Un petit enfant de sept ans connaît cela, et un journaliste qui se dit catholique—qui, par conséquent, a dû faire sa première communion, devrait le savoir. Le pouvoir civil, c'est-à-dire, la reine Victoria ou ses représentants n'a pas plus le droit de dire à Jésus-Christ ou à son ministre :
baptise cet enfant, qu'il n'a le droit de lui commander : d'aller lui porter le bon Dieu ou de lui donner le sacrement de
NOS ENNEMIS ÉCRIVAINS 101 a | en arr AT e ses l'Extrême-Onction. Ceci est clair comme de 4 r tel le soleil en plein midi, 1 sh
1 Et pourtant qu'a-t-on vu ? on a vu des F4 M cure journalistes qui grillaient du désir de voir sil re de condamner le prêtre. Ils ont commencé ee fl CerR à faire des rapports de fantaisie pour js li 1EmIs indisposer la population contre le curé. 16 | Pendant le procès, dans le compte-rendu a ment, des témoignages, ils se sont montrés ce l'y je qu'ils étaient: de véritables ennemis de Pré 4 la cause catholique. J'ai pris la peine de FU | | s. Un lire les rapports de tous les journaux ii 4 la, et quotidiens ; car ce procès était la pierre fl dE de touche qui devait nous faire connaître qu RES nos ennemis. L'Église catholique allait- nil juvoir elle être humiliée ? Hérode allait-il étran- JA dr Ses gler Jésus ? c'était la question vitale pour it de. nous. Qu'ont fait certains journaux pré- it as tendus catholiques, mais qui ne le sont “ ll it de pas ? Ils ont retranché des témoignages sol e bon tout ce qui pouvait favoriser le curé, et il t de n'ont donné à leurs lecteurs que ce qui Fil
était de nature à le ridiculiser et à faire perdre sa cause; plusieurs journaux avaient exactement le même compterendu.
Au contraire, les journaux amis de la bonne cause, favorables aux droits imprescriptibles de l'Église, donnaient à leurs lecteurs tout ce qui étaitdans les témoignages en faveur du curé pour faire triompher sa cause, qui n'était autre que celle de l'Église. Là il est facile de voir quel est l'aeximus, c'est-à-dire l'esprit qui anime ces différentes feuilles.
Lors de ces procès, chaque catholique s'attendait que les rédacteurs des journaux diraient à leurs lecteurs : il s'agit de deux sacrements de l'Église—du baptême et du mariage—que ceux qui se trouvent lésés dans leur droit, aillent trouver un chef de l'Église, à qui Jésus-Christ a dit quand il fallait donner ou refuser un sacrement.—Mes chers amis, avez-vous vu
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aire ; quelque part que Jésus ait dit à Hérode fra aux que si saint Pierre refusait de baptiser RUE pte- quelqu'un, il l'autorisait à aller lui expli- | quer, catéchisme en mains, le chapitre du qi
e la baptême ? ‘ 1:
)res- Comment ! des Canadiens qui savent ci eurs que Saint Jean-Baptiste est mort parce F moi- D qu'il allait reprocher au roi Hérode de “ui tx | vivre avec la femme de Philippe son frère,
que | oseront écrire que ceux qui imitent ce
voir saint, sont des “ tyrans au petit pied ?” | t qui i Du temps de Jean-Baptiste, le tyran était !
Hérode, et aujourd'hui les tyrans sont il
ique ceux qui veulent enchaîner la liberté des ji jour- ministres de Dieu devant faire retentir | it de jusqu’à la fin du monde le fameux ‘“ on | ême À /xer,” ce n’est pas permis. sh vent À Un autre moyen bien sûr de connaître poil r un dans quelles eaux nage un journal, est de (l a dit bien considérer la manière dont il com- | acre- Æ mente les nouvelles que les francs-maçons
5 vu et les juifs font circuler sur le continent et
104 DANS LE CAMP ENNEMI que le téléoraphe nous apporte chaque jour. Citons des exemples.
Le télégraphe annonce, je suppose,ceci :
On dit que Léon XIII est à préparer une encyclique dans laquelle il fera connaître au monde entier qu'il se réconcilie avec les idées modernes, que l'Église dont il est le chef, ne restera pas stagnante comme elle la été pendant la période des papes qui l'ont précédé.
Rien qu'annoncer cela sans commentaire est déjà un grand mal, car c'est tromper une bonne moitié des lecteurs, mais que dire d'un écrivain qui ajoute les mots suivants : ‘“ Léon XIII saluant la révolution! Chapais! Tardivel! tirez vos mouchoirs ; pleurez, mes beaux yeux, pleurez ; car le pape est révolutionnaire !!”
Ce commentaire comme vous le voyez est du persiflage impie.
Un autre exemple : “ Rome, 10 Juin. Le Pape est à préparer un document faisant
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,ceci :
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avec tilest omme
papes
nmenc'est teurs, ite les ant la Z VOS yeux, ire! !” voyez
in. Le aisant
triompher la cause de Mer Ireland désirant que les écoles catholiques soient sous le contrôle de l'Etat.” (Ici on caiomnie, je crois, Mor Ireland.)
“New-Vork, 18 Juin. La lettre du pape est arrivée, elle a causé une grande sensation ici. Mor Corrigan et le directeur des frères des écoles chrétiennes ont eu une entrevue, ils sont attérés.
‘“ Rome, 19 Juin. Mer Corrigan a envoyé un cableoramme à Léon XIII lui disant qu'il se soumettait à sa décision. ” “19 Juin. St-Paul, Minesota. Mor Ireland reçoit beaucoup de félicitations à l’occasion de ia grande victoire qu'il vient de remporter ; il se refuse à ce qu'on lui élève un monument.
“20 Juin. (Ici on ne sait d'où part le télégramme:) Plusieurs évêques se sont déjà abouchés avec les surintendants des bureaux d'éducation pour fondreensemble les écoles catholiques et publiques.
106 DANE LE CaMP ENNEMI ,
Puis ensuite silence sur toute la ligne, pourquoi ? parce que les journaux catholiques, commentant la lettre du Saint Père, démontrent d’une manière irréfutable que la doctrine de l'Eglise sur les écoles est ce qu'elle a toujours été et ce qu'elle sera toujours, c'est-à-dire, catholique et non franc-maçonnique, comme les mauvais journaux veulent le faire croire à
notre population.
Ceux qui ne reçoivent que le journal publiant les télécrammes que je viens de citer, sont convaincus que le Pape n'a aucune objection à ce que les parents envoient leurs enfants aux écoles sans Dieu ; ils ne peuvent supposer les écrivains assez menteurs pour les tromper effron-
tément.
L'hiver dernier je prêchais des retraites aux Etats, et plus de 50 fois, on est venu me dire ceci : ‘“ Il paraît maintenant que le Saint- Père n'est plus pour les écoles ca-
urnal s de »e na rents sans ains ron-
aites venu ue le S Ca-
tholiques ? Il était facile de voir que ces gens-là avaient lu un mauvais journal.
La franc-maçonnerie veut détruire les écoles catholiques. Pour arriver à ce but, elle s'empare de la presse, le grand prédicateur du jour, elle contrôle toutes les nouvelles religieuses, et des journalistes, qui se trouvent insultés quand on leur reproche de ne pas être catholiques, colportent en badauds qu'ils sont, au foyer de milliers de lecteurs, les mensonges les plus éhontés, répandus malicieusement par la juiverie.
Il y a aussi des journaux qui ont un faible pour les annonces de théâtre immoral et de réunions défendues. Il y a des théâtres qui nous viennent des Etats-Unis qui sont bien mauvais. Les jeunes filles qui figurent dans les pièces qu'on y joue, ne viennent pas prêcher la modestie dans les habits ; ce sont des filles qu'on ramasse à la douzaine dans les villes de Boston ou
de New-York : elles virnnent se montrer ici dans des habillements des plus scandaleux, et les journaux pour la somme de quelques piastres, invitent à son de trompette, les jeunes gens de la ville à aller à cette exhibition de chair humaine. Ils ne pensent donc pas au jugement qu'ils devront subir un jour ?
Je sais que bien peu de journalistes me liront, mais vous au moins qui me lisez quand vous les rencontrerez, daignez leur raconter le trait suivant :
À une heure avancée de la nuit, je fus mandé pour aller voir un malade, homme de profession qui n'écrivait pas dans les journaux, mais qui conxaissait tous nos écrivains ; je l'avais rencontré quelquefois en chemin de fer, nous avions discuté justement assez pour savoir que nous étions aux antipodes l'un de l’autre ; il disait toujours noir quand je disais blanc.
J'arrive au chevet de son lit.
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NOS ENNEMIS ÉCRIVAINS 109 \, ou? rue 1 itrer | — Vous devez être bien étonné que j'aie DH] nda- manifesté le désir de vous voir ? FE : de —Permettez-moi de vous dire, mon- Pat rom- sieur, que s'il y a eu tout d'abord un petit ler à mouvement de surprise, il n’a pas duré A Is ne | quand je me suis rappelé que vous étiez ain qu'ils malade et que je suis prêtre. set — Vous rappelez-vousles conversations ous s me que nous avons eues ensemble ?
lisez — Parfaitement.
z leur —Qu'avéz-vous pensé de moi ? can — J'ai pensé que vous aviez besoin de Fe 1 : fus prières. Comme je commençais une mis- nl mme sion, j'ai dit chaque jour avec mes deux | as les mille retraitants, une dizaine de chapelet pute s nos pour une znfention particulière. De plus, ji il efois j'ai écrit à une religieuse de vos parentes sl scuté de demander à ses trois oi quatre cents te {il nous compagnes de faire une attaque à fond “AL e’il È detrain sur la miséricorde de la Sainte La lanc. Vierge ; nous voulions vous jouer un
tour,
— Le tour est joué, mon père, dit-il en en souriant et en regardant une image de la Sainte Vierge appendue au mur de la chambre ; (1) mais je voulais vous voir pour vous dire quelque chose.
— Je suis à votre disposition.
Il me parla près d’une heure, c’est-àdire autant que ses forces le lui permirent ; bien des noms passèrent dans le récit, je les tairai tous ; Len ües faits furent révélés, j'en garderai le silence, je veux observer les lois de l'Eglise. Il commence.
—“ Mon père, vous croyez connaître le
monde, vous ne le connaissez pas ; vous dés
| êtes surtout en contact, vous autres pré- le du tres, avec la bonne partie de notre popu- te Eu lation, nos braves artisans, nos bonnes PE
Û FA mères de famille. Il y a des bons dans gloi qu toutes les classes de la société, parmi les chei juges, les avocats, les notaires, les mar- n
en
(1) Il s'était confessé.
NOS ENNEMIS ÉCRIVAINS 111 chands, mais il y en a de très méchants ; chez ceux-ci il n y a pas que le cœur qui soit pâté, l'intelligence l'est aussi ; leurs péchés ne sont pas des péchés de faiblesse, mais de malice. Ces gens /orment l'opinion ; ils ne paraissent plus avoir le moindre vestige de foi. J'ai écrit, mangé et bu avec eux ; nous avons passé des nuits à offenser le bon Dieu ; je sais ce que je dis. Nous n'étions pas très nombreux, mais le nombre augmente ; nous voulions faire école ; c'est un point tez arrété de notre programme que nous ne désirions plus nous occuper de défendre le bon Dieu et ses prêtres ; cela est du temps passé : nous rêvions pour nos compatriotes les honneurs, les richesses, la gloire, nous voulions les voir à la tête des chemins de fer, des grandes industries, du grand commerce, et pour cela, plus d’entraves cléricales !... le clergé ne sait pas ce qu'il nous faut, et nous soutenions
qu'un peuple guidé par lui, ne peut être un grand peuple. Nous avions #05 hommes, que nous devions faire mousser ; ces hommes sont choisis parmi ceux qui n'aiment pas le clergé et qui traitent les prêtres d’éteignoirs. Parmi cette classe, il y a des francs-maçons. Je crois, plus maintenant que je ne le croyais alors, que ce sont eux qui dirigaient le mouvement, qui donnaient le mot d'ordre.
Ce mot d'ordre, si vous voulez le savoir, le voici : apprendre au peuple que ce nest pas à toujours parler du bon Dieu, à dire des chapelets et à entendre des messes qu'on devient riche et heureux ; c'est là le but que nous voulions atteindre.
‘“ Dieu vient de me frapper; j'ai bien changé d'idée depuis, mais eux continueront leur rôle: ils sont très actifset, le dirais-je, à peine remarqués. Outre ces chefs qui pensent et organisent la lutte,
ha lâc qu £TC niè teu.
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peut 1s #95 1sser ; 1x qui nt les classe, S, plus rs, QUE ement,
lez le ple que u bon tendre et heuoulions
ai bien ntinueset, le tre ces a lutte,
il y a une foule de 7ouwisseurs, qui ne peysent pas. Ils suivent le mouvement, emboîtent le pas, s'occupent de plaisirs ou d'affaires, saluent le soleil levant, ont de temps à autre un remords, disent que les autres vont trop loin, puis retombent comme de plus belle dans leurs anciennes habitudes. Ces derniers sont dangereux, Âches ; ils préparent le chemin aux impies qui se servent d’eux dans l’occasion pour grossir leur nombre.” L'une des dernières paroles qu'il m'a dites, amis lecteurs, est celle-ci, retenez-la bien : ‘“ vous verrez qu'un tel sera encore proposé comme maire de Montréal”’—Je ne puis non plus passér sous silence les paroles suivantes. ‘“ Que de fois, dit-il, après avoir émis les idées les plus anti-chrétiennes, nous avons ajouté : Il ny a pas encore moyen de dire cela au peuple, nous serions montrés du doigt, mais encore quelques années et ce sera fait.”
Je ne vous cacherai pas que ces paroles m'ont fait une grande impression ; quand je jetais un coup d'œil sur la société, elles me paraissaient si vraies |
Cependant, il y a de bons journalistes, mais il faut bien l'avouer, dans nos villes le nombre en est assez restreint. Pour moi, je croirais être en conscience si je payais un journal dont les rédacteurs seraient des ennemis de mon Evêque, par conséquent du Pape, c'est-à-dire de Jésus- Christ.
Permettez-moi de terminer par ces paroles que je vous citais dans le “ Prêtre vengé” : “Sainte Thérèse a vu la place qu'elle devait occuper en enfer pendant toute l'éternité, si elle eût continué à lire des romans—et les romans d'alors n'étaient pas méchants comme ceux d’aujourd'hui. Je vous laisse sous l'impression de cette pensée : “ En enfer, pendant toute l'éternité.”
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