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disputé pas à pas l'indépendance de leur territoire. Un de leurs chefs, Sitting Bull (le taureau assis), surnommé le dernier des grands chefs, après s'être rendu célèbre dans les guerres de tribu à tribu, rassembla toutes les forces guerrières des Dâkotâs et entreprit contre les blancs une guerre d’extermination. Il massacra les colons et tint tête aux soldats pendant plusieurs années. En 1876, son père ayant été tué par le général Custer, Sitting Bull attira celui-ci dans un défilé des #0ntagnes Noires, le surprit à la tête de ses guerriers et massacra toute la troupe, qui comptait deux cents hommes, à l'exception d’un éclaireur indien de la tribu des Corbeaux, qui put s’é-
chapper. Sitting Bull tua le général de
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sa propre main et lui mangea le cœur | Ce fut la dernière victoire des Indiens.
Entouré d’ennemis, enveloppé de toutes parts par des forces bien supérieures aux siennes, Sitting Bull dut se réfugier au Canada. Là, ne trouvant pas de bisons pour nourrir ses compagnons, il se vit peu à peu abandonné par eux ; enfin, en 1881, il se rendit aux Américains. Après avoir. été interné au fort Randall, il fut remis en liberté Sous caution.
Le P: Stéfane connaissait intimement Sitting Bull, auquel il avait eu le privilège d'annoncer l'Évangile. Il nous assura que la grâce de Jésus-Christ avait triomphé des instincts sanguinaires de cette nature indomptée, et
que l’ancien guerrier sauvage, tou-
Jours ignorant, superstitieux et violent, était pourtant devenu un chrétien sincère, qui s’efforçait de consacrer à Dieu ses grandes qualités naturelles.
Sitting Bull devait être baplisé à l’automne et désirait vivement voir son peuple entrer par l'Évangile dans la voie de la civilisation (1).
(1) Si j'ai bonne mémoire, le Taureau Assis a été tué depuis dans une nouvelle insurrection des Indiens. P. P.