‹ Dans le far-west américainChapitre 18 sur 40 · CHAPITRE IX EÉuriosités Daturelles du Parc Pational · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX EÉuriosités Daturelles du Parc Pational

NA ALGRÉ les belles excursions

qu’on peut faire près des

+) sources de Mammouth, nous étions très pressés de nous mettre en route pour l’intérieur du Parce National.

Nous n’eûmes pas longtemps à attendre. M. Hatch nous divisa en trois bandes, qui se mirent en campagne à un jour d'intervalle, en remontant

le cours du torrent Gardiner, affluent de la Yellowstone. J'étais dans la deuxième troupe, avec quelques-uns des plus sympathiques d’entre nos compagnons. Nous formions vraiment une singulière caravane! La plupart d’entre nous, les plus jeunes et les’ plus valides, étaient à cheval, mais il yavail aussi des chariots de montagne — de ces véhicules qui peuvent passer partout — où s’installèrent une partie des dames et même quelques-uns des hommes d'âge mür.

Nous eûmes l’occasion de les plaindre, car ils furent secoués, jusqu'à en avoir les os brisés, sur les rochers et les fondrières dont se compose le chemin, et quand par hasard on tra-

versait une plaine, ils étaient entourés

de nuages de poussière. Nous portions tous des vêtements appropriés au climat et au pays, c'est-à-dire des pantalons de grosse toile, des chemises de flanelle, des chapeaux mous à larges bords et de grandes guêtres; les chemises et les chapeaux de toutes les couleurs offraient un aspect très varié.

Plusieurs guides et des chasseurs, toujours armés, comme on peut le supposer, caracolaient autour de nous; ils étaient dirigés par un neveu de M.

Hatch nommé Gray, depuis longtemps familier avec le pays.

Le chemin qui conduit dans l’intérieur du parc est des plus pittoresques, mais des plus rudes et des plus raboteux. C’est à tel point qu’on aime souvent mieux mettre pied à terre et

marcher que d'aller à cheval. On ne peut pas non plus aller à pied tout le temps, sinon il serait impossible de suivre la cavalcade; partout où 1l y a une plaine ou quelque chose qui y ressemble, on se met à trotter. D’ailleurs, il faut souvent franchir des ruisseaux, des torrents même. On a bien construit quelques ponts; mais, en général, ils se composent simplement de deux troncs d'arbres jetés en travers du courant.’Comme ces troncs sont de grosseur inégale, l’un des arbres plie plus que l’autre, et le voyageur inexpérimenté qui S'y est risqué avec confiance est désagréablement surpris par une brusque chute au milieu du torrent. Cela m'est arrivé plusieurs fois, au grand amusement de mes

compagnons et surtout des montaenards.

Pendant la plus grande partie du trajet, on traverse des forêts d'arbres verts, forêts vierges ou à peu près, mais qui ne répondent guère à l’idée qu’on s’en fait d'habitude. La forêt aux arbres gigantesques, aux fourrés inextricables, aux lianes entrelacées, ne peut exister que dans les pays chauds et humides comme le Brésil ou la Guyane. Dans le climat sec et dur des montagnes Rocheuses, sur le versant est surtout, les arbres peuvent arriver

à une assez grande hauteur, mais ne

dépassent pas et même atteignent rarement la taille de nos beaux chênes d'Europe. Quant aux broussailles, il n’y en a que dans le voisinage des

PÉOONENT NES + | 4 RE SE ER coche Pal, à PUY CDN

Page 1