‹ Dans le far-west américainChapitre 32 sur 40 · CHAPITRE XII EXowboys et ndiens · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII EXowboys et ndiens

\e descendis en toute hâte, et me précipitai vers la

rivière. C'était déjà déli-

cieux de pouvoir se désaltérer avec de l’eau fraîche et pure. Puis, sur le bord de l’eau croissaient des églantiers et même quelques groseillers, dont les fruits, à demi desséchés, me parurent un régal. Mais le plus important, c’est

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«1e le long de la rivière il y avait une

piste, ou plutôt une route « carrossable », c’est-à-dire un sentier marqué

par les roues des chariots de monta-

one. Par conséquent j'étais sûr darri-

ver quelque part en la suivant, Je

n'avais plus à craindre de m'égarer,

et j'avais des chances sérieuses de

rencontrer quelqu'un.

Quant à la rivière, elle me déroutait

complètement. D’après mes idées ce devait être le Grey-Bull, mais le Grey-

Bull, m’avait-on dit, n’était qu'un tor-

rent dans le genre de Mititsi, et coulait

de l’ouest à l’est; tandis que la grande

rivière que je voyais devant moi allait

du sud au nord. J’ignorais que J'avais

laissé le Grey-Bull bien loin derrière

moi.Ce que je voyais, c'était le Bighorn. |

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Enfin, il me fallait évidemment remonter le cours de l’eau. C'est ce que je fis, sans rencontrer d'êtres vivants que des troupeaux de bœufs et de vaches en nombre de plus en plus considérable. |

Vers le soir, Je vis, de l’autre côté de l’eau, une /og-cabin; mais j'eus beau appeler, personne n’en sortit.

Je me déshabillai, fis un paquet de mes effets, et m’appuyant fortement sur mon bâton, j'entrai dans l’eau.

Elle ne m'arrivait pas jusqu'aux épaules, mais le courant était très rapide, et les pierres me meurtrissaient les pieds ; je fus entraîné bien loin en aval. Enfin, J'étais sur l’autre bord, c'était l’essentiel. Mais hélas !

la porte de la cabane était fermée !

On a beau être partisan déterminé de la propriété individuelle, on raisonne mal quand on a faim. D'un bon coup d'épaule j'enfonçai la porte.

Dans la hutte 1l y avait quelques pièces de bois pouvant servir de chaises et de table, des coupes et des plats en étain, un petit morceau de lard dur comme de la pierre et un petit sac de farine. [l y avait de quoi faire un vrai repas. |

Je mis de la farine et du lard dans un plat d’étain, et J'y versai de l’eau.

Mais comment faire cuire cette pâtée ?

Il n’y avait pas de bois à brüler.

« Oh bien! pourquoi s'arrêter à mi-chemin ? Brûlons les meubles. »

Et je is flamber tout ce qu’il y avait de bois dans la hutte. Ce feu me servit

à faire cuire mon diner et à me tenir chaud — relativement — durant la nuit.

Le matin venu, je me dis que j'avais bel et bien commis ce que le Code appelle un vol avec effraction. Pour réparer les dégâts, je mis un peu d'argent dans une coupe en étain, et, après avoir mangé ce qui reslait de farine, je quittai la cabane et continuai à remonter la rivière. Mais je vis bientôt qu’il me faudrait la traverser de nouveau, si je ne voulais pas risquer de perdre la route. Celle-ci suivait la rive gauche, mais s’éloignait

trop parfois pour qu'il fût prudent

de rester sur la rive droite.

Ce deuxième passage se fit moins facilement; le courant était très rapide,

je fus renversé au milieu de l’eau; heureusement je parvins à me relever sans lâcher mon paquet de vêtements; mais, arrivé sur l’autre bord, Je vis que ma montre était tombée de ma poche, C'était fâcheux ; toutefois je n'éprouvais aucun désir d'aller la chercher.

Tous mes vêtements étaient mouillés, naturellement, mais cela n'avait pas grande importance ; le soleil eut vite fait de tout sécher. |

Je continuait à remonter le cours de.

la rivière, suivant la route, en descendant parfois sur le bord de l’eau pour manger des baies d’églantier qui ne me rassasiaient qu'à moitié.

À: chaque instant” je rencontrais un

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troupeau de bestiaux, se composant

habituellement d’un taureau, de plu-

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