Les (Consolations
ÛSS DANS LE JARDIN DE SAlxNTE-BËUVË
tendresses de sa vie put la faire disparaître. Il déset péra à jamais le jour seulement où son amitié pou Lamennais se brisa et où son amour pour M""^ Hug mourut, dans la rude tourmente que l'on sait.
Il avait commencé ses études dans sa petite vill où l'on hume la brise marine et le goudron. Dan la modeste pension des Blériot, où il fréquentait, remportait tous les prix. A quatorze ans, la rhétori que achevée, il avait épuisé la science que ses mai très pouvaient décemment lui enseigner à cet âge En septembre 1818, il arrivait à Paris, chez un dî ses oncles, qui tenait un commerce de vin, plac Dauphine.
Celui-ci avait, au temps du Directoire, obligé u ancien chanoine de Tours. L'homme s'appelait Pierre Jacques-Michel Chasles et logeait tout proche Saint Jacques du Haut-Pas. Défroqué aux premiers jour de la Révolution, et devenu par la suite Convention nel et Montagnard, l'ancien prêtre avait été traqué, ai moment où la société française reprenait un peu d tenue. L'oncle, en attendant qu'il pût faire entrer sor neveu dans un des nouveaux lycées napoléoniens voulut donner à la science de. cet enfant, qui l'enor gueillissait, un petit air parisien et lui préparer ains de nouveaux succès. Comme il savait que la marchan dise que débitait Chasles était le latin, en homm< pratique, il conduisit dès les premiers jours, l'enfan chez l'ancien chanoine, heureux que les service: qu'il avait jadis rendus, de manière désintéressée, i l'homme politique pussent enfin être acquittés, d( cette manière, par le savant. C'était pour lui un< méthode comme une autre de rentrer dans ses avances : « Voici — dit M . Léon Séché dans le bel ouvrage qu'il a consacré à Sainte-Beuve* — comment le