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L'auteur avait bien étudié la question marocaine, et il prévoyait qu’un conflit éclaterait fatalement entre ce pays et la France, déjà dominante en Algérie. Ces articles comptent parmi ses meilleurs ouvrages. La Promenade devait être son dernier livre de cette époque, et il n’en publia plus d’autres avant plusieurs années *.
Didier projetait d'écrire encore un grand livre sur l’Andalousie, ce qu'il n’a jamais fait. En 1845, il termina toutefois un long article sur l’Alpuxarra, qui parut en deux parties dans la Revue des Deux Mondes ?. L'auteur y limitait l’Alpuxarra par la Sierra Nevada d'un côté, et de l’autre par les villes d’Almérie et d’Adra. Après avoir retracé l’histoire de la région, il racontait son propre voyage à travers le pays et fournissait nombre de renseignements d'ordre économique, social et politique, sans oublier de parler des Anglais, qui, « comme chacun sait, sont les instigateurs de fraudes monstrueuses » dans cette contrée. Ce fut sa dernière collaboration à la Revue des Deux Mondes 3, et, pour bien longtemps, son dernier effort littéraire. Le roman ne lui avait pas réussi. Il se voyait, d’autre part, forcé de renoncer à ses ambitions de dramaturge ; l'aptitude pour ce genre lui manquait, et il s’en rendait compte.
Fatigué, découragé, déçu bientôt, accablé aussi par les conséquences désastreuses de son mariage, force lui fut bien, pendant quelques années, de renoncer aux tentatives littéraires pour se tourner vers les affaires, la politique et les voyages. :
1. Sauf La Poyte d'ivoire (1848) vers écrits pendant sa jeunesse, et les poèmes des Visions composés pour la plupart en 1840-1841 ; et deux brochures, Une visite à M. le duc de Bordeaux et la Question Sicilienne.