Un camarade de collège de Charles Didier
APPENDICE re 205
avec une grande satisfaction l’assurance que tu me donnes de me venir encore en aide à ces deux époques (le 15 — 1120 francs, le 31 — 700 francs) mais je réclame pour moï tout seul le sacrifice que tu as été forcé de faire pour négocier ta créance de Lausanne. Si tu le veux bien, nous attendrons le mois prochain pour nous mettre en règle, tant pour les sommes actuelles que pour les autres. En attendant, tu voudras bien établir le compte des intérêts que je te devrai au 1° janvier, en y ajoutant 25 francs, que je te prie de payer à ma mère pour l’aider à passer son nouvel an. J'aurai un petit règlement de Bidault dans le courant de janvier, je compte l’employer à cet usage. Veuille donc patienter jusque là.
M. A.T.S.1a été cette fois-ci fort prévenant, et m'a offert un renouvellement, que j'ai accepté, bien entendu. Il a besoin ou croit avoir besoin de moi ici pour ses affaires. Cela explique bien des choses, et je ne me fais plus d'illusions que toi sur le personnage.
Nous aurions bien du plaisir, ma femme et moi, à nous réunir à votre déjeûner du premier de l’an, d'autant plus que nos réunions de famille ici sont horriblement fastidieuses, mais il faut se soumettre à la nécessité. Nous serons présents, quoique absents. En allant à Genève un peu plus tard, quand mes affaires seront arrangées, j'aurai l'esprit plus dispos, et je jouirai davantage du bonheur d’être au milieu des miens. À quelque chose malheur est bon.
Nous vous embrassons tous de tout notre cœur.
GRR D:
P.-S. J'ai dû attendre mon Mac Intosh encore une quinzaine, parce qu’on avait perdu mon adresse ; enfin je l’ai depuis8 j jours, et j'en suis très content. Merci de nouveau.— Je me conformerai à tes instructions relativement à Ducret; que je n’ai pas encore vu. Dans quelques jours j'écrirai à ma mère.