Journal, 8 décembre
2. M. de Bonstetten. Didier ne devait plus le revoir ; il mourut à Genève, e 3 février 1832.
3. Lettre inédite. Bibliothèque publique et universitaire de Genève. Ms suppl.
a sa place à la rédaction de la Revue encyclopédique, et, en janvier 1831, y paraît son premier article : « Coup d’œil sur la statistique morale et politique de l'Italie !». La deuxième partie de cet article verra le jour au mois de février ?. Dès ce début, on s'intéresse en Italie aux ouvrages de Didier, et il y est traduit cette même année.
Au mois de juin suivant, il donne sa Notice sur le royaume des Deux Sioiles %, où 1l expose sa manière de concevoir et d’envisager le sujet : « Assez de voyageurs », écrit-il, « ont cherché en Italie des tableaux et des pierres ; j'y ai cherché des institutions et des hommes ». La question sicilienne le passionnait toujours, et Didier était bien documenté pour écrire là-dessus, ayant passé plus d’une année à parcourir les différentes régions du pays, à pied et loin des routes battues, pour étudier «les institutions et les hommes ». Cet article ne laisse pas d’avoir quelque valeur historique, étant, d’après M. Nelson Gay, « an important account of political conditions, particularly in Sicily, giving a dark picture of government and the administration of justice » 4.
Entre temps on avait présenté Didier à Buloz, et, outre sa collaboration à la Revue encyclopédique, il écrit encore deux articles sur l'Italie, qui paraissent dans la Revue des Deux Mondes. Le premier, Les Capozzoll et la Police napolitaine*, lui est inspiré par le voyage qu'il avait fait dans la province de Salerne au mois de mai 1820. Didier y décrit l'insurrection de Cilento de 1828 et la décapitation de trois frères Capozzoli, qualifiés de brigands pour leurs actes révolutionnaires. Cet article est d’un style sec et sans relief, mais d’un vif intérêt documentaire. « An important account of the insurrection of Cilento in 1828... Didier was mistaken in thinking that the cons-
piracy was worked up by the government »“. Quant au second article, Souvenirs de Calabre,$ il est sensiblement moins attachant. Aussi bien y a-t-il lieu de croire que ces deux contributions à la Revue des Deux Mondes ont dû être moins bien accueillies que les articles de la Revue encyclopédique. Le fait est que Didier ne publiera plus rien