ÉTABLISSEMENT DE COMMUNICATIONS TÉLÉGRAPHIQUES
Le plus urgent était d'abord d'établir des communications rapides entre Fianarantsoa et les chefs-lieux de cercles et provinces. Ni Farafangana, ni Fort-Dauphin, ni Tulear n'étaient reliés par le télégraphe, qui s'arrêtait à Betroka (1). Dès ma prise de commandement, le Gouverneur général voulut bien mettre à ma disposition un agent des postes, M. Cassagnac, pour établir le réseau indispensable. 11 se mit à l'œuvre pendant la saison la plus rude. Grâce à l'activité et à l'énergie déployées par le personnel technique et le personnel militaire qui
(1) Carte n" 1.
lui était adjoint, 864 kilomètres de ligne furent exécutés en quelques mois. A la date du l"" avril 1901, Fort-Dauphin était relié à Fianarantsoa; à la date du 10 juillet 1901, Farafangana était relié, par Mananjary, au réseau central et, à la date du 6 octobre 1901, la ligne de Tulear était terminée. A mesure de l'avancement des lignes, des postes provisoires étaient établis aux points terminus pour abréger progressivement la durée des communications.
Cette pose, en moins de dix mois, de près de 900 kilomètres de fil télégraphique, dans des régions malsaines et difficiles, à travers de vastes étendues désertes, oii le recrutement de la main-d'œuvre se faisait avec une peine extrême, fait le plus grand honneur au personnel employé à la construction.
Plus tard, au cours même des opérations, ce réseau télégraphique était complété par un réseau optique. Ce réseau, rapidement installé par le capitaine Charbonnel, adjoint au Commandant supérieur, comprenait une ligne de huit postes qui, branchée à Ihosy sur la ligne électrique, reliait Ivohibe, Ifandana et Midongy, assurant ainsi une communication rapide avec les secteurs forestiers en voie de pénétration (1).