CHER MONSIEUR
‘“ Nous soussignés, directeurs et contremaîtres de l'établissement ci-dessus, après avoir entendu la description que vous nous avez faite de la lutte de nos braves camarades en France et dans les Flandres, des souffrances qu’ils ont endurées, souffrances dues dans
de nombreux cas au manque d’obus, nous désirons vous adresser nos remerciments (à vous qui avez passé par là), pour nous avoir expliqué si clairement la situation. Nous nous engageons, et nous désirons que vous informiez du fait nos braves soldats sur le front, qu’en ce qui nous concerne à la— ‘ National Munitions Factory) nous travaillons de tout notre cœur et de toutes nos forces, et ne cesserons de le faire, üans le but de fabriquer le plus d’obus possible. Nous espérons que notre production, qui ne cessera de s’augmenter, contribuera à remplir ces caissons vides dont vous nous avez parlé avec tant de chaleur dans votre discours.
“En vous envoyant l’assurance de nos plus dévoués sentiments, nous avons l’honneur d’être, cher Monsieur,
‘ Vos tout dévoués, etc.”
C’est là, je le sais, l’espèce de message qui vous donnera du cœur, camarades des tranchées,
ct il ne fait d’ailleurs qu’exprimer plus clairement, plus solennellement ce que j’ai entendu dire dans toutes les usines de la Grande- Bretagne. ‘ Nos fabriquerons le plus d’obus, Nous fabriquerons le plus d’obus possible ! ” Pensez à ce que cela veut dire, camarades.
Et toi aussi, Fritz boche, ne l’oublie pas !