‹ Dans les cachots de Nicolas IIChapitre 34 sur 46 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Sur l'autre rive, des troïkas (1) nous attendent. Poussant des cris joyeux, les cochers nous amènent, en moins d'une minute, à une station du chemin de fer d'Irine. Un train exprès est là. Une heure et demie après, nous sommes à Saint-Pétersbourg. Toute la gare est bondée de mouchards et de policiers. Au loin, on aperçoit des gendarmes à cheval et des sergents de ville. Sur la place, près de la gare, cinq voitures, entourées d'une chaîne ininterrompue de policiers à cheval. Nous prenons place dans ces voitures et, sous l'escorte d'un escadron de gendarmes, nous galopons à la gare Nicolas.

A grand'peine et sans être vu, j'arrive à faire fondre un peu de givre sur la glace de la л'о1ture. Les magasins sont ouverts; mais les rues sont désertes. Aux carrefours, de forts détachements de police à pied et à cheval. Pas âme qui vive. Une angoisse m'étreint.

Une ville morte l

Par-ci, par-là, une porte de magasin s'entre-

(1) Voiture ou traîneau à trois chevaux. (N . du trad.)

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