Cf. D^ Cabanes, Morts mystérieuses de Vllistoirc
moyen de développer ses forces et d'essayer son courage.
Dans les vallées et les montagnes du Béarn, alors si boisées, le jeune roi de Navarre se plaisait surtout aux chasses les plus périlleuses. Il ne craignait pas de s'élancer, accompagné seulement d'un piqueur, au plus épais des forêts et souvent il lui arriva de tuer de sa main des ours d'une raisonnable grosseur (1).
Henri, devenu roi, conserva sa prédilection pour ce sport dont il était fanatique.
Sully raconte que son maître aimait toutes sortes de chasse, et surtout les plus dangereuses et hasardeuses, «comme ours, loups, sangliers; il chassait aussi les cerfs, chevreuils, renards, fouines et lièvres; vols pour hérons, oiseaux de rivière, milans, hiboux, corneilles, perdrix, à la terrasse, aux chiens couchants et aux canards avec les barbets (2). »
Blessé à la bataille d'Ivry, Sully se fit transporter sur un brancard à son château de Rosny. En approchant de sa terre, il fut très étonné de voir partout des chiens et des chevaux. Il s'informe et il apprend