‹ Dans les coulisses de l'histoire (volume 2)Chapitre 21 sur 60 · LA CHASSE AU FAUCON AU XVII'' SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA CHASSE AU FAUCON AU XVII'' SIÈCLE

(Bibliothèque Nationale)

que le vainqueur d'Ivry, qui ne s'était pas épargné dans la mêlée, se reposait des fatigues de la guerre par celles de la chasse.

Henri IV ne prit que quelques heures de repos au château de Rosny et s'en retourna à Nantes en chassant. A quelque temps de là, il chargeait Sully de notifier au roi d'Angleterre la permission que les médecins lui ont accordée d'aller à la chasse, à la condition d'y apporter plus de modération.

Dans une très curieuse lettre qu'il écrivait au même roi, il lui annonçait qu'après lui avoir envoyé comme ambassadeur un de ses principaux conseillers d'Etat, il lui adressait un de ses meilleurs veneurs, le sieur de Vitry. Il espérait que celui-ci, en conférant avec le roi sur l'art de la chasse, cimenterait entre les deux souverains une parfaite amitié qui passerait à leurs enfants. L'entente cordiale entre la France et l'Angleterre établie au moyen de la chasse, est une idée qui nous semble étrange. Elle paraissait naturelle au bon roi Henri (1).

Sa maîtresse, la belle Gabrielle, le suivait parfois à la chasse, montée en homme et habillée de vert.

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