‹ Dans les coulisses de l'histoire (volume 2)Chapitre 44 sur 60 · V. T. (le Wysewa^ Beethoven et Wagner (Paris, Perrin · texte numérisé non relu

V. T. (le Wysewa^ Beethoven et Wagner (Paris, Perrin

Entre les deux hommes s'engageait, à peu près uniformément, le même dialogue. Le nouveau venu écrivait sur un carnet ce qu'il voulait dire. Son interlocuteur répondait « d'une voix rauque, sauvage, à peine distincte; et, par instants, lui-même oubliant qu'il avait une voix, s'emparait du crayon et écrivait ses réponses au-dessous des demandes. Puis venaient des intervalles de silence, sans cesse plus fréquents, sans cesse plus longs. »

Mais abrégeons ces détails que d'aucuns jugent « comiques » et « hilarants » et que nous trouvons, nous, douloureusement poignants.

Sur la fm de sa vie, Beethoven était devenu à peu près inaccessible, ne se laissant approcher que de quelques rares privilégiés. Sa surdité, irrémédiable, le condamnait à une solitude où son caractère achevait de s'assombrir.

Sa seule distraction restait la promenade; lorsqu'il rentrait pour mettre en ordre les produits de son cerveau, toujours en gésine, il plaçait, dans la boîte du piano, une baguette de bois dont il serrait l'extrémité entre ses dents, ce qui lui permettait de percevoir ainsi, par les parois crâniennes, les vibrations de l'instrument.

En octobre 1825, Beethoven occupait un modeste

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