LE TOUR DU FAÏENCIER
au XVI n^ siècle
d'après une gravure de G. Paape
{Extrait du Dictionnaire de Havard)
la guimbarde; et, pour les mathématiques, elle en aurait, dit-on, remontré aux plus versés dans cette science aride.
Louis XV se montrait fier des tabatières qu'il tournait pour les distribuer à ses courtisans, il eut aussi, pour combler ses heures de loisir, des occupations plus sérieuses. Il y avait, à Auteuil, un rendez-vous de chasse, où les rois de France venaient de temps à autre. Louis XV y fit plusieurs séjours, afin d'y apprendre la botanique (1); mais il ne s'intéressait pas qu'à l'étude des plantes, la chimie, l'anatomie même ne lui restèrent pas étrangères.
Lorsque le géographe Casini eut entrepris la vaste tâche d'exécuter une carte détaillée de la France, il obtint sans peine les secours indispensables de Louis XV, qui avait toujours montré pour la géographie une inclination réelle. Le roi avait eu pour maître le réformateur de la géographie moderne, Guillaume Delisle (2). Il parut, sous le nom du monarque, un opuscule sur le cours des fleuves et des rivières que ce prince avait imprimé lui-même,
1. Louis XV et Madame de Pompadour, jDar le lieutenant des chasses. Paris, 1896; cf. Les Demoiselles de Verrières, op. cit.