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LES ORDONNANCES DUN ABBE MEDICASTRE

plus grande faveur auprès de l’excentrique princesse, il dut quitter Stockholm, non sans s’être fait, au préalable, recommander par la reine de Suède auprès de Mazarin, pour lui obtenir une prébende. Le cardinal-ministre pourvut Bourdelot de l’abbaye de Massay, aujourd’hui commune du département du Cher, canton de Vierzon, arrondissement de Bourges. S’il faut s’en rapporter à cette méchante langue de Gui Patin, le nouvel abbé mit l’abbaye en révolution. Il plaida contre les moines et les moines contre lui ; et le malin épistolier ajoute que Bourdelot va se faire prêtre, « afin que s’il vient à être battu et bien frotté, il puisse faire faire le procès à ces gens -là comme à des batteurs de prêtres ». Mais notre anecdotier est sujet à caution, et nous devons tenir ses ragots pour suspects ; nous ne sommes pas tenu de le croire davantage lorsqu’il nous représente le solennel docteur passant par la ville dans une chaise suivi de trois estaffiers ; ou quand il le dépeint « un très révérendissime prélat, grands et longs habits à longue queue » , se 'pavanant « dans un bon carrosse », toujours suivi de ses trois estaffiers.

Il faut toujours se méfier des jugements de Gui Patin. D’autres contemporains de notre héros en parlent sinon avec plus d’estime, du moins avec plus d’indulgence. Si l’abbé de Marolles, « critique aux complaisances infinies », dit que Bourdelot n’avait pas moins de mérite comme poète, que comme naturaliste et médecin, Mme de Sévigné trouve

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qu’il fait de méchants vers; et si elle le consulte, ainsi que le vieux de l’Orme, c’est pour se moquer de leurs prescriptions à tous deux. Bourdelot ne s’cst-il pas avisé de la purger avec des melons et de la glace, et quoiqu’elle s’en trouve bien, elle ne fait son ordonnance qu’en tremblant. Le docteur-abbé semble avoir été plus heureux avec l’illustre client qui l’a repris à son service, le prince de Condé.

En 1659, l’année même où Bourdelot reprenait ses fonctions auprès de ce dernier, Condé eut le premier de ses accès de goutte, qui se renouvelèrent de plus en plus douloureux, et allèrent jusqu’à déformer complètement les membres du patient. Nous ne savons quel empirique lui conseilla de mettre, pendant quelques jours, le bras dans la gorge d’un bœuf ; Bourdelot eut recours à une médication plus rationnelle. Comme il était goutteux lui-même, il savait mieux les drogues qui convenaient à son malade. Il n’en abusa pas d’ailleurs, et il ne lui imposait un traitement qu’après en avoir fait usage sur lui-même. Il l’entretenait de ce qui avait réussi à l’un ou à l’autre, ils discutaient ensemble, et le prince ne se décidait qu’à bon escient. Bourdelot lui exposait ses théories personnelles sur la goutte, mais il s’attachait avant tout à le distraire par son humeur bouffonne. Il accordait grande importance au régime, qui devait être léger et rafraîchissant et consister en viandes blanches, bouillons, fruits et légumes. Le lait y tenait aussi une grande place, ce qui donnait prétexte à un

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poète de lancer cette épigramme contre l’abbé médecin :

Le lait est donc votre breuvage ?

Ah ! valeureux prince, j’enrage Que vous soyez la vache à lait De Bourdelot et de Bouillet.

Tous ceux qui réussissent ont des envieux. Bourdelot n’échappa pas à la règle commune, mais il était soutenu par Gondé, les envieux pouvaient user leurs dents à le vouloir mordre. A maintes reprises, le prince fut obligé d’intervenir, et dans la famille on devait lui obéir. Bourdelot jouit d’un crédit sans limites, il ne mésusa pas de son pouvoir. On lui abandonna entièrement le contrôle de Ja santé des enfants et des petits-enfants princiers, et s’il était lui-même malade, on le tenait au courant, deux fois par jour de l’état de toute la maisonnée. Pour faire prendre ses drogues, il contait des fariboles et la marmaille était ravie. L’aïeul était tenu au courant des moindres indispositions de ce petit monde ; le médicastre ne lui faisait grâce d’aucun de leurs mouvements d’entrailles. Toute la maison de Gondé pliait sous l’empire du tyrannique médecin; jamais dictateur n’exerça pouvoir plus despotique. Gela ne pouvait durer longtemps, une réaction se produisit. Le moment arriva où ses madrigaux ne portèrent plus, où ses médecines parurent aussi fastidieuses qu’inefficaces. Le vieux médecin commettait des erreurs regrettables, prenant un torticolis pour un vice de

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conformation, purgeant et repurgeant pour corriger l’âereté des humeurs. On le raillait tout haut : « A quoi pensez-vous donc, je vous prie Bourdelot, dit un jour un des familiers de Gondé au médecin de Son Altesse. Avez-vous l’esprit bien sain d’espérer avec de la bouillie et du lait pur, ranimer le corps du Grand Gondé, fatigué par les travaux de la guerre ? » Bourdelot se vengeait des épigrammes en raillant à son tour. Santeuil était la cible de ses railleries. Il n’en continua pas moins à exercer son ministère à l’hôtel de Gondé. Après Henri II de Gondé, après le Grand Gondé, Louis de Bourbon était devenu son justiciable. Il le traita pour de la fièvre quarte, de l’entérite et après les purgations et la diète, le malade sortait de ses mains encore plus affaibli, a Toutes ces petites maladies lui nuisent beaucoup, et pour le corps et pour l’esprit » ; quant à Mlle d’Enghien, elle fut soumise aux mêmes traitements, préventivement. Il était dit que nul n’échapperait à la domination de l’Esculape !

Bourdelot était plus que septuagénaire, quand il commit une imprudence qui faillit lui coûter la vie. Il se laissa entraîner à Versailles pour visiter les grands appartements ; on lui en ouvrit toutes les portes avec empressement ; il visita le cabinet des curiosités et pierreries où le Dauphin se tenait ; le lendemain, il vit les chambres de Sa Majesté, avec les merveilles artistiques qu’elles contenaient. Perclus comme il était, il ne put s’empêcher de s’extasier

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sur la légèreté des danseurs, dont les talents l’avaient ravi. La tête commençait à lui tourner ; on l’invita ensuite à prendre des rafraîchissements. Il paya cher son imprudence : un violent accès de goutte s’en suivit. Il fit part de sa mésaventure au prince, son maître.

J’envoye, lui écrivait-il de Paris, le B février 1683, quelques nouvelles à Y. A. S. Je ne les signeray point ayant une goûte à la main cruele que je n’avais pas eu depuiscinq ans.M. LeNostre me l’a donnée. 11 me mena disner au commun de Mr le Dauphin où il est maistre d’hôtel. Tout estoit poi vre et épice ; outre cela, Monsieur me donna, au disner du Roy, du pain trempé dans les saulces et ragoûts de la Reyne, ce furent des brulotsque je me mis dans le corps. Je ne puis porter (supporter) ny ragoûts ni veilles; pour comble d’infortune, c’est que mes maux sont douloureux (1). »

Dix j ours plus tard, il se ressentait encore de son accès et nous trouvons l’écho de ses plaintes dans une lettre qu’il adressait, comme la précédente, au prince de Gondé :

Ma goutte, lui mandait-il, a duré un peu plus que je ne pensois, mais j’y ai fait de belles observations avec des preuves convaincantes.

Depuis que j’ai eu la goutte, je n’ai pas eu dégoutté crampe et j’en avais toujours les nuits depuis quatre mois, ce qui montre qu’il y a une matière croupissante

(1) Lettre inédite, Archives de Chantilly.

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dans les parties, vraye matière de goutte, laquelle me donnoit la crampe quand ellesecondensoit par le froid, et laquelle s’est réveillée par le fumet d’un ragoût ou liqueur, qui est entrée dans un corps échauffé par veille et lassitude, et ensemble se sont portées aux jointures.

J’ay fait de grandes réflexions sur les topiques dans lataque douloureuse. Je prouveray que les chauds ne valent rien : c’est ceux qui donnent la goutte noueuse, car ils font pénétrer les sels jusqu’au fond de l’article, en évitant la fermentation. J’apaise mes douleurs avec de bons soufflets, en exposant la partie à l’air pendant qu’il gèle.

Présentement, je suis occupé à faire dessaler les parties qui ont été attaquées dans un chauderon d’eau; les eaux nafoiblissent point les téguments, ils n’ont besoin que d’estres desaumurés. Dans mon attaque je n’ay presque mangé que des marrons confits, et bu de l'eau je n’ay engendré aucune matière nouvelle de goutte. On m’a enseigné une manière particulière défaire tout l’été de bons marrons confits bien tendres.

Toute l’agitation du corps et d’esprit redouble le bouillon dans l’attaque. 11 faut uneinaction, une liberté de ventre ordinaire et beaucoup boire.

J’ay toujours senty des envy d’uriner et chaleur, ce quy fait voirque l’urine charioit des sels de ma goutte. Depuis qu’elle est cessée, je ne sens plus cette ardeur là, mon corps est desaumuré.

Je n’aurais pas escrit toutes ces ennuieuses choses, si Y. A. S. ne m’avait commandé de luy escrire des nouvelles de ma goutte... (1).

(1) Lettre inédite, Fonds Chantilly.

(dans l’église Saint-Louis).

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Sans doute, il importait peu à Gondé que son médecin lui donnât des détails aussi circonstanciés sur sa goutte, mais comme il était goutteux lui-même, il espérait tirer de cette observation in anima vili quelque indication utile. C’est dans ce dessein que Bourdelot lui envoyait cette nouvelle missive :

. La douleur de ma goutte ne m’a duré qu’une

heure, mais je ne peux pas encore marcher. M. de Lamothe, aumosnier à Chasteauroux, est mort à plus de 84 ans : on vit longtemps avec la goutte, mais encore plus longtemps en le tempérament et empeschant la génération de toute cause de maladie. On dit que la goutte fait vivre longtemps, c’est parce que, dans les douleurs, on use d’abstinence et ensuite on se purge, ce que faisoit Lamothe pendant quatre ou cinq mois qu’elle luy durait. Je vois mourir quantité de goutteux dans les attaques ; le meilleur est de se précautionner surtout par sobriété ; mais j’ay mon attaque pour m’estre mis en colère contre un de mes neveux. Les insultes de la goutte ont beaucoup de causes (1)...

C’était parler sagement, mais nos actions sontelles toujours en conformité avec nos doctrines ? Les sages recommandations qu’il faisait à ses malades, le médecin n’en tenait pas compte pour luimême.

L’hiver de 1684 fut particulièrement rude. Bour

(1) Inédite, Fonds Chantilly.

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delot en fait une description qui nous donne le frisson à distance.

... Je crois que les esprits gèlent comme les corps. Je ne sais s’il viendra quelqu’un mardi dans notre Académie. On ne rend plus de visite à Paris à cause du froid. On a ouvert force personnes tombées mortes clans les rues ; on leur a trouvé le sang gelé dans les veines. La mortalité est commencée par les ramoneurs et ensuite par les capucins... Pour moi, je fais mes bouillons de veau un peu plus nourrissants et l’eau que je bois est presque bouillante. J’ai trois ou quatre chaufferettes qui m’environnent. Je me défends aussi des rigueurs de l’hiver... Je ne sors point que je n’aie un bouquet de sauge devant le nez, et j’ai toujours ma robe fourrée dessus le corps quand je fais mes visites. C’est ainsi que je suis bon à voir (1)...

Cette année 1684 devait se terminer sans accident pour notre docteur-abbé, la suivante lui fut plus funeste. Le 15 janvier 1685, quelqu’un qui est allé lui rendre visite, rapporte qu’il lui a tenu un langage incohérent, « il parla de cent matières différentes sans beaucoup de suite ». Le lendemain, « il ne connaissait plus personne, ce qui fit qu’on lui donna l’Extrême-Onction ». Il continue à parler «. sans savoir ce qu’il dit ». On lui a fait prendre de l’émétique, on doit le saigner. Mais le lendemain, le moribond se sentait mieux et refusait tout remède. Revenu à lui, il raconta qu’il avait avalé un morceau d’opium, que son domestique avait mélangé par

(1) J. Lemoine et A. Lichtenberger, op . cil.

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mégarde à de la confiture de roses qu’il avait l’habitude de prendre.

Les jours suivants, les troubles de la parole augmentent : « il y a des mots que quelquefois il a peine à trouver... il n’articule pas si bien qu’il faisait et n’a pas la voix si forte qu’il l’avait ». Il ne doute pas, néanmoins, qu’il sera sur pied dans deux ou trois jours. Sur les instances des confrères accourus à son chevet, il consent à être purgé et phlébotomisé selon les règles.

Le 24 janvier, « il est tout comme il estoit auparavant, sa teste aussy libre et tout son corps. Il se purge à sa mode avec ses pruneaux et ses conserves et il est levé neuf ou dix heures, entretenant tous ceux qui le viennent voir et qui font un cercle continuel : quand l’un sort, l’autre rentre (1) ».

Il ne se plaint que d’une brûlure au pied, qu’il s’est faite, en appuyant le membre « contre un flacon de verre rempli d’eau chaude, dont il lui est tombé un escharre ». Mais, pensait-il, cet accident n’était « d’aucune conséquence ».

Contrairement à ses prévisions, ce fut la cause de sa mort. La gangrène ne tardait pas à se mettre dans la plaie, en dépit de pansements fréquents et d’incisions multipliées, et Bourdelot succombait le 9 février (2), à 4 heures du matin.

(1) Inédit.

(2) Dangeau dit la veille ou l’avant-veille, soit le 7 ou le 8 ; la date du 9 est donnée par une lettre de notre dossier.

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11 fut enterré le lendemain à Saint-Sulpice, « avec peu de cérémonie », comme il l’avait demandé.

Il resta jusque par delà la mort le î^goureux observateur des règles professionnelles.

Entre autres clauses de son testament, il convient de relever celle-ci: « Je prie mes parents de brûler toutes lettres écrites à moi par des femmes, y ayant dedans des avis de maladie qu’il n’est pas bien ny de la décence que l’on voie. »

Bourdelot ne fut, assurément ni un savant, ni un philosophe, ni un poète, comme il s’en targuait tout à la fois. On lui a reconnu surtout de l’esprit (1), allant jusqu’à la bouffonnerie (2), et du libertinage, dans le sens où on l’entendait au xvne siècle (3).

Il faut lui rendre cette justice qu’il fut entièrement dévoué de corps et d’âme à la maison princière de Condé. Il parvint, plus par ses pantalonnades que

(1) « Si Boileau souffre de coliques néphrétiques, Condé lui envoie son joyeux médecin Bourdelot avec d'affectueux messages, moins peut-être pour guérir le malade que pour le divertir. » Duc d’Aumale, Histoire des Princes de Condé, VII, 189.

(2) Daniel Huet l’avait surnommé le bouffon de la reine (il s’agit de Christine de Suède).

(3) C’était, nous dirions aujourd’hui, un libre penseur. Ne prétend-on pas qu’il se divertit un jour avec Condé et la princesse palatine, Anne de Gonzague, à faire brûler un morceau de la vraie croix, pour voir s’il se consumerait ? Il resta jusqu’au bout fidèle à ses convictions. Son cerveau était déjà très affaibli quand les prêtres pénétrèrent auprès de lui. Il semble bien être mort dans l’impénitence finale.

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par ses remèdes, à calmer les souffrances du héros de Rocroy, et se montra plein de sollicitude pour ses enfants et petits-enfants. Son cœur valait mieux, certes, que son art, et on lui pardonnera bien des tra^ vers et des bizarreries en faveur de sa bonté et de son dévouement. De glorieuses amitiés^ a-t-on dit, protégèrent sa mémoire, plus que ses mérites propres : n’est ce donc rien d’avoir pressenti le génie de Pascal et d’avoir deviné celui de Descartes ? Nous ne demandons pas qu’on lui élève une statue, pas même un buste, mais un médaillon ne lui messiérait pas. Il en est de beaucoup moins justifiés.

Si l'hérédité morbide n’est pas un vain mot, Louis d’Orléans, petit-fils d’un déséquilibré homosexuel, fils du Régent, dont la dépravation fut comme une gageure de bravade ; Louis d’Orléans, dont les sœurs, entre autres la duchesse de Berry et la reine d’Espagne, épouse de Louis Ier, se signalèrent par tant d’excentricités ; et dont la fille fut cette mystique duchesse de Bourbon, adepte des jongleries des Mesmer et des Cagliostro ; Louis d’Orléans, relève incontestablement de la psychiatrie.

Notre distingué confrère, le docteur Lévy-Yalensi, dans une étude qu’il a consacrée au personnage (1), et à laquelle nous nous permettrons d’ajouter quelques précisions, a bien établi, à notre sens, le dossier héréditaire lourdement chargé de tares psy-

(1) Cf. Æsculape, b03 7, S et D de 1125.

chiques de ce prince du sang, d’un sang vicié à travers plusieurs générations.

Reprenant la branche des Bourbons à son origine, il a dressé cette filiation :

Robert de Clermont, fils de saint Louis, est un psy-

chopathe ; une de ses descendantes est atteinte de mélancolie, et le fils de cette dernière, Charles VI, est un maniaque ; « la branche cadette des Bourbons (nous l’avons montré dans une série d’articles (1), les Condé,

fourmille en déséquilibrés graves . et Louis XV, lui-

même, est un type de déprimé, de spleennétique, d’après Rogues de Fursac ».

N’insistons pas trop, toutefois, sur l’importance de l’hérédité, puisqu’il faudrait établir, au préalable, s’il ne s’est pas mis à la traverse des éléments étrangers.

Ainsi, pour le fils du Régent, n’a-t-on pas prétendu qu’il . n’était pas le fils de son père, nous

entendons : pat ris quem nuptiæ demonstrant ? A croire le marquis d’Argenson, le responsable de sa naissance serait le marquis de Fervacques, fils cadet de M. de Bullion, prévôt de Paris ; et d’Argenson ajoute : « où il y a pleine folie ». De toute manière, Louis d’Orléans ne pouvait échapper à son destin.

(1) V. dans la Médecine internationale illustrée, les articles publiés sur les Condé sous notre signature pseudonyme de Dr. Bienvenu. V. également, le Cabinet secret de l'Histoire, t .1 ; Légendes et Curiosités de l'Histoire, t. III ; l'Enfer de l'Histoire, etc.

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