MADEMOISELLE DE SENS
gras ; sa couche, dure et nue comme celle des novices (1).
Malgré cette vie d’austérités (2) et de jeûne (3), la goutte, ce mal héréditaire, ne laissait pas de le tourmenter, et troublait presque toutes ses nuits. Bien des fois, il dut faire appeler le médecin, pour le saigner.
Sa misanthropie augmentait tous les jours : « quelquefois, au dire de d’Argenson, il parle raisonnablement et éloquemment; mais, le plus souvent, il tombe dans de véritables écarts ».
Un manuscrit, conservé aux Archives (4), nous dévoile les détails quotidiens de sa vie claustrale. Il couchait sur une simple paillasse, sans autre couverture que son manteau : « il n’approchait point du feu tel froid qu’il fit, se levoit tous les jours à quatre heures du matin et se mettoit à prier et à travailler tout de suite... II affectoit d’être vêtu avec une simplicité si excessive, que sa mère lui faisoit souvent, mais en vain, des remontrances à ce sujet. Un jour que le Prieur fut la voir au Palais -Royal,
(1) Comte Ducos, la Mère du duc d’Enghien. Paris, Plon, 1900, 27.
(2) Certaines étaient quelque peu ridicules : ainsi allait-il à la messe un missel sous le bras, et clans le corps un lavement gardé stoïquement pendant tout l’office (Du Boscq et PSernos).
(3) Il ne l'observait pas très rigoureusement, si nous en * croyons d’Argenson. «Il mangeait, di t le marquis, delà viande
de boucherie comme un Anglais, et ne buvait qu’en sortant de table. »
(4) Nous en devons la connaissance à M. M. G', du Boscq, de Beaumont et M. Bernos.
S. A. R. lui dit qu’à peine le reconnoissoit-elle, tant il étoit négligé et voûté... »
Toujours par esprit de pénitence, il noyait d’eau son potage, afin de le refroidir, et s’abstenait complètement de vin ; cette privation lui était d'autant plus pénible que, pendant toute sa jeunesse, il n’avait bu que du vin de Champagne à tous ses repas.
Très zoophile, il adorait les chats et se plaisait a en avoir chez lui des quantités ; il conservait toutes les portées et donnait à des amis ceux qu’il ne voulait pas élever, mais il continuait à s’intéresser à eux et s’inquiétait de leur sort.
D’Argenson, qui avait vécu cinq ans « dans sa familiarité la plus intime », convenait que si parfois il tenait les propos les plus sensés, à d’autres moments il montrait « un dérangement d’esprit véritable ». Il l’attribuait non pas seulement à sa vie cloîtrée, mais aussi à l’humeur de goutte qui se portait, à certaines heures, au cerveau et troublait son entendement.
Ainsi, ne voulait-il jamais croire la mort des personnes qui lui avaient été chères ; tout au plus, admettait-il la métempsycose. Venait-on lui apprendre la mort de son bibliothécaire (1), et lui montrait-
(1) Il se nommait l’abbé d’Hauteville ; quand il expira, le pauvre maniaque prit cette mort pour une absence de l’abbé. Parfois, il donnait l’ordre d’atteler sa voiture: « Uù faut-il aller, Monseigneur? disait le cocher. — Chez Madame d’Aumont. » Or, Mme d’Aurnont était morte depuis vingt années ! Louis d’Orléans disait qu’oti ne quitte jamais la terre sans retour ; il comparaît le monde à un bal masqué, où les âmes se
on les compliments funèbres qu’avait provoqués cette mort, il soutenait qu’on les avait fabriqués pour le tromper. Un jour que son chancelier lui présentait à signer un acte relatif à des sommes considérables que lui devait l’Espagne, le prince ayant vu dans l’acte « feu le roi d’Espagne, Philippe Y », soutint que celui-ci n’était pas mort, et il refusa d’apposer sa signature sur le document qu’on lui présentait. 11 fallut lui persuader que le mot feu était, en espagnol, un titre d’honneur, pour qu’il consentit, après bien des résistances, à signer.
Il était convaincu que les âmes vertueuses ne s’absentaient que momentanément de la terre, pour y reparaître sous d’autres formes.
Ni Louis XIII, ni Henri IV n’étaient morts, à ses yeux. Mmes de Gontault et d’Alincourt ne l’étaient pas non plus. Et cela a été jusqu’au point de cesser d’aller à confesse au curé de Saint-Paul, parce que ce curé avait essayé maladroitement de dissiper l’illusion du prince (1).
Il ne crut à la mort de sa sœur qu’après avoir « touché et retourné plusieurs fois le cadavre ».
Ce délire de négation allait jusqu’à contester la naissance de ses petits-enfants, et à refuser de les reconnaître. « Il avait la manie de ne pas croire à la naissance ni à la mort », écrit Besenval, dans ses
promènent sous d’autres visages (Cf. Eug. Pelletai*, Décadence de la Monarchie française, 303).
(1) Mémoires de d'Argenson, passim.
Mémoires . Le refus qu’il fit des derniers sacrements a été expliqué du fait qu’il ne croyait pas à sa propre mort!
Son testament n’accuse, cependant, à rencontre dece qu’on aurait pu craindre, le moindre trouble cérébral.
Il y demandait qu’on procédât à l’autopsie de son corps, jugeant utile, « pour le progrès des sciences de médecine et de chirurgie, de conserver quelques parties de son corps... et d’y faire des injections et telles autres opérations qui se pratiquent sur les parties des cadavres, pour l’instruction plus complète des médecins et chirurgiens déjà formés ». Il consentait et ordonnait môme que son corps servît à tous ces usages, « pourvu qu’on n’y employé que les parties qui se trouveront avoir quelques singularités ou de conformation naturelle ou d’accident, de maladies, en telle sorte que la plus grande partie et comme la totalité morale de mon corps, soit enterrée en Terre sainte, avec les prièresusitéesdans l’Eglise... ».
Pour le reste, il le livrait, non seulement comme il a été dit, aux médecins et chirurgiens, mais à l’Académie des Sciences, ou aux amphithéâtres publics, « si les circonstances qui s’y trouveront en valent la peine»; et sans excepter « aucune partie, pas meme le cœur ni la tête ».
Le duc d’Orléans mourut le vendredi 4 février à 10 heures du matin, il n’était âgé que de 48 ans et 6 mois. L’autopsie qu’il avait exigée ne révéla « au-
cune autre cause de mort que les parties desséchées et le coeur flétri ».
Que le duc d’Orléans ait été un anormal au point de vue psychique, nul ne le contestera.
Les spécialistes en ont fait un « cyclothymique (1) », ayant abouti rapidement à la dépression avec mysticisme, idées transitoires d’humilité, et enfin, délire de négation : on devrait voir là, selon un de nos confrères (2), l’ébauche du syndrome de Cotard (3).
A suivre le même exégète, « le cas de Louis d’Orléans peut être rapproché des cas étudiés par M. Capgras et M. de Clérambault, sous le nom de délire systématique de méconnaissance ».
Ne cherchons pas à tant préciser et disons seulement que le fils du Régent fut un déséquilibré , qui eut cependant des heures de lucidité et lutta de son mieux contre la fatalité héréditaire, dont nous avons souvent tant de peine à nous affranchir !
(1) Voici comment est définie la cyclothymie, dans le Pelit Dictionnaire de médecine, du docteur Dabout : «psychose circulaire légère, à double forme, composée de deux périodes distinctes : l’une, d’excitation ; l’autre, de dépression légère, avec des oscillations, plus ou moins régulières et plus ou moins durables, de l’humeur compatible avec la vie dans la société, et qui ne motive pas l’internement. »
(2) Dr. Lévy-Valensi ( Æsculape , septembre 1925).
(3) « S’observe dans la mélancolie anxieuse, aux symptômes de laquelle vient s’ajouter le délire systématisé de négation, lequel, par une marche toute naturelle de délire de grandeurs à rebours, peut aboutir à un délire d’énormité. Dictionnaire de Dabout.
LE CARDINAL COLLIER A LA BASTILLE
Notre génération est volontiers oublieuse, elle ne rend pas suffisamment justice à ses aînés. Parmi nos ancêtres professionnels, il en est qui valent mieux que l’injuste dédain dont on accable leur mémoire. Nous voudrions nous essayer à faire revivre un homme qui jouit, sa vie durant, d’une incontestable notoriété et dont le nom seul a survécu. A peine se souvient-on qu’il fut un des fondateurs de notre Académie de médecine, et qu’il professa au Collège de France et au Jardin du Roi. Ajoutons que Portai, c’est lui dont nous nous proposons de vous entretenir, fut, en outre, premier médecin de deux de nos rois, Louis XVIII et Charles X ; et il s’en fallut de peu qu'il ne continuât ses services au successeur de ce dernier.
On connaît la réponse qu’il fit au plus bourgeois de nos souverains. Louis-Philippe ayant fait observer
DANS LES COULISSES DE l’hISTOIRE
à Portai que la charge qu’il sollicitait était déjà tenue par le très honorable docteur Marc : « Je saurai attendre », riposta Portai ; et il avait alors plus de 80 *ans !
Nul ne fut plus friand d’honneurs et de places; Barey a raconté, que, visitant un jour batelier de David d’Angers, le grand sculpteur, il s’était arrêté devant un buste, représentant un personnage chamarré de décorations, le grand cordon de Saint- Michel passé par dessus les vêtements. L’artiste avait ainsi représenté son modèle, sachant de la sorte lui complaire : mais le vieux républicain qu’était resté David n’avait pas manqué cette occasion de tourner en ridicule un ancien serviteur de la monarchie. Cette vanité puérile était un des faibles de Portai, elle ne lui enlève rien de ses mérites, et nous ne saurions oublier, notamment, que Portai fut un des fondateurs, en France du moins, de l'anatomie pathologique et le restaurateur de l’anatomie médicale.
Pendant soixante ans, il s’est consacré à des travaux scientifiques : il n’a pas publié, dans cet intervalle de temps, moins de quarante volumes. Outre l’anatomie, l’hygiène publique, la pathologie, furent l’objet de ses laborieuses recherches. Et il trouva encore le temps de satisfaire à une clientèle aussi nombreuse que choisie.
La carrière de praticien de Portai peut être reconstituée, grâce à deux sources d’informations : la pre-
WmÊÊÊm
LE BARON PORTAL, 1er MEDECIN DE LOUIS XVIII
LE CARDINAL COLLIER A LA BASTILLE
mière, ce sont ses propres ouvrages. Expliquonsnous, sans tarder.
Il y a bien des années, un heureux hasard nous faisait découvrir, dans un des traités de Portai, P « observation » du cul-de-jatte Couthon, auquel il avait été appelé à donner des soins. Nous en fîmes l’objet d’une étude, en collaboration avec le regretté Brissaud, vivement intéressé par notre découverte, et dont le concours nous fut particulièrement précieux, pour élucider ce cas complexe.
Nous n’étions pas au bout de nos surprises. Continuant à parcourir les œuvres du médecin qui avait occupé pendant près de trois quarts de siècle le premier rang de la profession qu’il devait illustrer, nous y relevions tout ce que l’armorial de France comptait alors de célébrités. On a le droit d’être étonné avec nos conceptions actuelles, de voir livrées à la publicité les maladies et infirmités de personnes encore vivantes, sans soulever leurs protestations. Portai s’en est expliqué dans une note (1) que nous n’avons vu nulle part rapporter :
« A l’imitation de nos plus grands médecins, anciens et modernes, j’ai eu, dit Portai, le soin de donner le nom et quelquefois d’indiquer la demeure des personnes qui ont fait l’objet de mes observations tant de celles dont le traitement a été heureux, que de celles qui ont fait l’objet de quelques recher-
(1) Mémoires sur la nature et le traitement de plusieurs maladies, par Antoine Portal, t. V, note des pp. 7-8.
ches anatomo-médicales, mais toujours avec leur consentement et celui de leurs parents (sic). Cette sorte de citation nous a paru utile pour plusieurs raisons. »
Cela revient à dire que le secret professionnel n’existait, pour ainsi dire, pas ; et qu’il fût question de phtisie pulmonaire, voire de syphilis, les vieux auteurs n’hésitaient pas à imprimer tout vif dans leurs recueils le nom du patient, accompagné de tous ses titres et dignités.
Portai pouvait se flatter d’avoir eu pour clients tout ce que h ancienne France comptait d’illustrations : des princes du sang, tels que le duc de Bourgogne et le prince de Coudé ; les ducs de Chaulnes, de Luynes, d’Uzès et de Charrost ; les comtes de Barrai et de Montausier; les comtesses de Damas, de Graves et de Roye ; les marquises de Louvois, de Villette et de Janson ; les ministres de Maurepas, Yergennes et Lacroix ; des grands parlementaires, comme Lefebvre d’Ormesson ; le cardinal de Bausset et l’archevêque de Paris, Christophe de Beaumont; le maréchal de Beauveau et sa sœur ; le maréchal duc de Croy et le maréchal de Fitz-James, général Clausel ; Mmes d’Fntragnes et de Choiseul ; Mlle Morand, belle-fille du chirurgien Morand; la fille de Berthier, intendant de Paris, qui fut si ignominieusement massacré ; les savants Buffon, d’Aubenton et le naturaliste Leroy ; Marie-Joseph Chénier, le frère du poète mort sur l’échafaud, etc.
LE CARDINAL COLLIER A LA BASTILLE
La colonie étrangère est représentée sur cette liste de choix par des diplomates éminents ; le prince de Reus s ; le ministre de Saxe; le comte d’Aranda, ambassadeur d’Espagne ; M. d’Ossun, ministre d’Etat; l’ambassadeur de France à Berlin, et notre ancien ambassadeur en Portugal ; le comte de Guernès, ambassadeur d'Espagne en Suède.
T argot, Necker, le marquis de Caracciolo, le fils du vicomte de Noailles, la sœur de Malesherbes comptèrent au nombre des clients de Portai. Et nous sommes certain d’en oublier?
Une particularité à signaler, et qu’un des biographes de Portai a justement relevé : son livre sur la phtisie, édité en 1792, porte l’indication du calendrier révolutionnaire, « l’an premier de la République française ». Bien que publié à la veille de la Terreur, « l’auteur n’en met pas moins une sorte d’ostentation à étaler les noms et les titres des nobles clients qu’il a soignés, et dont plusieurs sont des personnages historiques ». A ceux que nous venons de citer, il coirvient d’ajouter : Mme de Gisors, belle-fille du maréchal de Belle- Isle ; M. de Chaponnois, chevalier de Malte; l'abbé de Puysegur ; M. de Broglie, évêque de Noyon; Mme de Ghoiseul-Gouffier, ambassadrice de la Porte. Dans cette aristocratique réunion, on éprouve quelque étonnement à rencontrer Mlle Langlois, « célèbre danseuse de l’Opéra », et « Mme du /
Barry, la jeune, l’une des plus belles personnes de son temps » : sans doute s’agit-il de la seconde épouse
de Jean du Barry, l’aventurier sans scrupules qui avait « lancé » la fameuse Jeanne Bécu, devenue plus tard la maîtresse du Bien-Aimé.
Gomme on le voit, noblesse, clergé, haute magistrature, monde de la politique, de la science, des arts et de la galanterie, sont représentés dans cette sélection.
Un document, resté à peu près ignoré jusqu'à ce jour, nous permettra de compléter nos informations sur ce qu’était la clientèle d’un praticien en vogue au grand siècle, nous entendons le xvme.
Vers 1852, un de nos confrères, « en bouquinant le long des quais », avait la chance inespérée de mettre la main sur des petits cahiers de papier très grossier, « ressemblant au livre de dépense d’une cuisinière ». Ce n’était rien de moins que les carnets de visite du docteur Portai, depuis l’an 1788 jusqu’en 1812. Ces « pages vivantes de l’histoire contemporaine » étaient, en partie, de la main de Portai, en partie, de la main d’un domestique, « si on en juge par l’écriture ». Celui qui avait fait cette précieuse trouvaille, cédant aux instances d’un de ses amis, en faisait part au docteur Véron, qui fut, ne l’oublions pas, directeur de l’Opéra et fondateur du Constitutionnel , où parurent notamment les Causeries du lundi , de Sainte-Beuve. L’heureux dénicheur de ce curieux document l’ayant communiqué au docteur Louis Véron, celui-ci en fit une analyse sommaire dans un livre qui eut pas mal de vogue à son
LE CARDINAL COLLIER A LA BASTILLE
époque : les Mémoires cV un bourgeois de Paris.
Ces carnets nous révèlent maints détails intéressants.
Le prix moyen des visites de Portai était de 6 fr. quelquefois de 12 ; il faisait même des visites à 3 fr. qui étaient classées sous la rubrique : Anonymes. C’était le menu fretin ; mais que de grands noms se retrouvent sur ces carnets, que nous avons déjà mentionnés ! Parmi ceux que nous n’avons pas encore cités, indiquons les princes et princesses de Montmorency, Montbarey, Brogiie, Chimay ; les ducs ou duchesses de Beauvilliers, de Berwick, de Bouf fiers, de Lauzun, de Montbazon, de Larochefoucauld-Liancourt, de Fleury, de Nivernais, de Narbonne, de Lévi ; le garde des sceaux, M. de Miromesnil ; le premier président Molé et le président Gilbert de Voisins ; les comtes ou comtesses de Caraman, de Mérode, de Polignac ; les marquis .ou marquises d’Avaray, de TourzeJ, d’Autichamp, de Raigecourt de Genlis. Des étrangers de distinction figurent en nombre sur cette liste glorieuse: les princes de Tarente, de Monaco; les princes Coionna et Rospigliosi ; les comtesses Soltikoff et Potocka ; le baron Grimm, ministre du duc de Saxe-Gotha et... le nonce du pape ! les actrices Contât et Clairon et l’acteur Dagincourt y représentent honorablement le théâtre.
En 1788, Portai fut appelé auprès du Dauphin, malade à Versailles; il était alors médecin consul-
160 DANS LES COULISSES DE l’hISTOIRE
tant de Monsieur , Frère du roi ; il reçut pour cette visite la somme de 240 francs.
A la fin de chaque semestre, Portai faisait, de sa main, l’addition du produit de ses visites. Nous transcrivons, d’après ses carnets :
1787 (1er trimestre) . 23.004
1796 (1er trimestre) . 12.637
Rien de surprenant qu’en ces temps d’agitation, la clientèle ait diminué. Elle se recrute, cependant, toujours dans les mêmes classes sociales, mais non accompagnés des titres : on ne saurait être trop prudent à une époque où les perquisitions domiciliaires étaient monnaie courante» La particule nobiliaire est supprimée, nous avons vu qu’elle ne l’était pas dans les ouvrages de Portai, mais peutêtre ont-ils paru après la tourmente» On retrouve des noms qui nous sont familiers et d’autres qui n’ ont pas encore été signalés : M. Mirepoix, Mme Sully, Mme Béthune-Charost, Mme Roland.
Portai recevait chez lui plusieurs membres de la Gironde, et devait compter, parmi ses relations, le ministre de l’intérieur Roland. Collègue et ami de Bailly et de Lavoisier^ à l’Académie des Sciences, où il était entré dès 1769, l’année même de la naissance de Napoléon, il lui fallut, pour conserver sa