AU TEMPLE
Il existait, à la fin du xviu° siècle, rue de Seine- Saint-Victor (1), dans le vaste et magnifique hôtel de Magny, contigu au jardin des Plantes, une maison d’éducation, tenue par un sieur Verdier, lequel présentait cette particularité, rare en tout temps et principalement à cette époque, d’être à la fois, docteur en médecine et avocat au Parlement.
Voici les quelques notes biographiques que nous avons pu recueillir sur notre personnage.
Après avoir prisses grades à Paris, le jeune docteur s’installait à Mamers, dans la Sarthe ; un peu plus tard, il se faisait recevoir avocat au Parlement de Paris.
Il s’occupa surtout de la jurisprudence médicale « une branche à laquelle, dit-il, on n’avait pas encore pensé ».
(1) Actuellement, rue Cuvier.
DANS LES COULISSES DE l’hISTOIRE
Le premier ouvrage qu’ii publia sur cette matière lui valu d’être nommé agrégé honoraire à la Faculté de médecine de Pont-à-Mousson ; à cette occasion le Roi Stanislas de Lorraine lui conféra le brevet de conseiller-médecin attaché à sa personne.
On présume qu’il vint s’établir dans la capitale à la fin de l’année 1764.
Tout en exerçant sa profession, il fréquentait entre temps le Palais, mais il ne tarda pas à renoncer au barreau. 11 utilisa, dès lors, ses loisirs à collaborer au premier journal de médecine militaire qui ait paru en France et dont il fut, quelque temps, le collaborateur principaL
En 1772, Verdier, établi rue Poissonnière, ouvrait un établissement d’orthopédie ; l’année suivante on le trouve installé rue Saint-Germain-l’Auxerrois, au café Alexandre, vis-à-vis la nie de la Sonnerie. Le Mercure de 1772 contient un travail de « M. Verdier, docteur en médecine, etc., sur un nouvel art de guérir les bosses et les autres difformités des os et de leurs articulations ». Plus tard, on le verra réclamer un enseignement spécial pour les anormaux et les infirmes.
Il fut un des précurseurs de l’éducation physique assez généralement dédaignée à cette époque. Un des premiers il traita de pair le développement corporel et P instruction générale sous une surveillance éclairée et médicale. Il prétendait, comme on l’a dit, « fournir une base physiologique à la morale et à l’éducation ».
ï^m;cATio^|
!65» &jkKï$jxmm.
■lira
^’t.orttmam-’ JnfmP^ drW"
rt< jai J,v . IfeJea'ns <Jj S-l,u'V’/ *<• «ta Jvrte - Ji.-marJ. «“ ifiUlU
vnh-’pM- ai f ">? •