MARIE-CAROLINE, REINE DE NAPLES
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sements de cette détraquée, sans qu’il y ait lieu de trop regretter cette mise sous le boisseau par raison d’Etat. Napoléon l’a définitivement jugée, et rien ne prévaudra contre ce jugement : il disait d’elle qu’elle avait foulé aux pieds toutes les lois divines et humaines, et il allait jusqu’à la comparer à Frédégonde et à Messaline.
Dans son imprécation, restée fameuse, de Milan, il se serait exprimé ainsi : «Ce n’est pas seulement la pire des Messalines de son temps, c’est encore une t... » Nymphomane ettribade, telle fut, en effet, cette sœur de Marie-Antoinette, qu’elle évoque par tant de côtés.
L’accusation portée contre elle est-elle seulement l’écho de pamphlets et de libelles ? Point n’est besoin de puiser à ces sources impures pour établir notre réquisitoire, sa correspondance suffit, avec celle des représentants diplomatiques accrédités à la Cour de Naples à différentes époques et qui n’ont pu taire ce qui se passait sous leurs yeux. Qu’on ne nous parle donc pas de légendes, de calomnies diffamatoires, de rancunes périmées î On demande des preuves, nous les fournirons.
Un de ses historiographes (1) a caractérisé en quelques lignes cette « femme sans mœurs, que l’on a pu soupçonner de tous les excès ; une sorte de Messaline, à qui jusqu’à présent les Juvénal ont man-
(1) Revue britannique, mars 184-ê.
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qué ». Et un Italien, le comte Gorani (1), n’hésite pas à la stigmatiser plus brutalement encore : « la reine de Naples réunit toute la lubricité d’une Messaline aux goûts hétéroclites d’une Sapho ».
Nous ne prétendons point passer en revue la liste de ses amants ; ils sont légion. Au surplus, les principaux sont faciles à dénombrer : elle les a publiquement affichés, elle en a fait presque toujours des premiers ministres. Après le marquis délia Sambucca, ce fut le tour du prince Caramanica ; à Caramanica succéda John Acton.
Celui-ci mérite un coup de crayon. Il doit, à un double titre, retenir notre attention: il est né en France,- à Besançon, de parents irlandais; son père était chirurgien.
Lorsqu’il fut présenté à la Cour de Naples, il était âgé de 42 ans, « l’abord désagréable, peu desavoir, aucun esprit, mais une santé de fer ». Comprenne entre les lignes qui voudra !
Sa faveur fut rapide : d’abord, nommé ministre de la marine, il devenait en peu de temps ministre de la guerre, puis ministre des affaires étrangères ; cet homme aimait le cumul. En très peu de temps, il avait conquis le roi et la reine, qu’il sut dominer pendant un quart de siècle. Cela prouve-t-il son habileté ou sa scélératesse, cumulons à notre tour et nous ne serons pas éloigné de la vérité.
(1) Mémoires secrets et critiques des Cours, des Gouvernements et des mœurs des principaux États d’Italie.
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John Acton avait pour principe de traiter le peuple comme son père traitait ses malades, avec une dureté d’où était exclue toute pitié. A défaut de valeur, il avait de l’audace, et cette qualité (?) lui tenait lieu de génie. Acton devint le maître absolu du royaume des Deux-Siciles. Tout pliait à ses ordres. La reine de Naples lui était complètement asservie.
Celle-ci avait inlassablement poursuivi son but: rentrer au Conseil d’État, d’où la Constitution avait sagement exclu les femmes. Elle obtint du roi ce privilège insigne, au lendemain de la naissance d’un prince héritier.
Marie-Caroline avait eu d’abord une fille (en 1772). Ferdinand IV en conçut quelque dépit, mais s’efforça de n’en rien laisser paraître. Le ministre de France mandait à cette époque à Choiseui : « afin que personne ne s’imaginât que la naissance d’une princesse au lieu d’un prince rendit sa satisfaction imparfaite, il (le roi) avait soin de dire que les enfants mâles viendraient à leur tour ». Au même moment, l’abbé Galiani, dont la réputation d’esprit n’est plus à faire, écrivait à son ami, le chevalier Magallon, chargé d’affaires d’Espagne, cette plaisante épître :
Nous avons accouché comme vous savez bien. On souhaitait un garçon, il viendra. La mère a bien une mine accoucheuse, et je crois qu’elle nous remplira de petits princes. Vous n’accouchez pas, vous autres, tant mieux pour M. le Ministre des finances.
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L’abbé n’ignorait pas ce que coûtait à l’État un accouchement de Cour et son allusion se comprend de reste.
L’entrée au Conseil de Marie-Caroline amena le renvoi du ministre Tanucci et l’avènement au pouvoir d’Acton. Le résultat ne se fit pas attendre : alors que Tanucci se contentait de 8.000 ducats (environ 40.000 francs) de traitement, Acton en réclama 40.000. Et c’était tous les jours des exigences nouvelles. La jalousie de la reine à l’égard de son amant était telle qu’elle lui faisait publiquement des scènes. « Femme jalouse à l’excès », la qualifie un de nos ambassadeurs à Naples, qui en trace ce portrait, que l’on croirait gravé au burin :
Le goût le plus vif de la reine pour le plaisir se joignit à la passion de dominer ; et de là, la double dépravation des intrigues et des mœurs, des affaires et delà galanterie. La vie de Marie-Caroline n’est qu’une longue série d’erreurs et de regrets. Amie tendre, mais aussi ennemie implacable, dévote et galante tour à tour, maîtresse sans frein, femme jalouse à l’excès, elle n’a jamais su se modérer en rien... On a vanté à tort l’étendue et la supériorité de son esprit ; elle ose tout, voilà son secret... Elle se repose sur M. Acton du soin général du royaume, et ne réserve que ses correspondances avec quelques intrigants qu’elle paye dans les Cours étrangères, pour savoir ce qui se passe au loin et ne pas perdre l’habitude des affaires (1).
(1) A. Gagnière, la Reine Marie-Caroline de Napleê. Paris, 1886.
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Dans une autre lettre, du 24 mai 1803, le même diplomate nous fait part de la nouvelle fantaisie de Marie-Caroline, « dans la ferveur d’une passion nouvelle, le commandeur Ruffo, qu’elle quitte, est envoyé à Vienne en qualité d’ambassadeur : c’est une retraite donnée à un amant désormais inutile, une sinécure accordée à un invalide. M. de Saint- Clair, qui le remplace, est un Français, né en Bourgogne, et autrefois officier aux gardes françaises (1) ».
Lord Annesley, qui semble avoir beaucoup contribué à renverser le favori français, qui, du moins, a bruyamment applaudi à sa chute, nous fournit quelques détails que nous aurions garde de négliger :
Elle avait eu beaucoup d'amants, dit le noble lord, parlant de la reine de Naples. Ses liaisons les plus retentissantes, avant 1791, furent un Gualenga, le duc délia Regina, Marsico, Dillon, Rosmocky, le prince Caramanica, Acton.
Et comme s’il craignait d’être accusé de pécher par omission, le personnage dont nous suivons le texte ajoute:
Il ne faut pas supposer que le nombre (des amants de Caroline) soit limité à ceux dont j’ai fait mention. Cette liste s’arrête avec Acton en 1708 ; après cette date, vient
(1) Extrait d’un manuscrit des Affaires étrangères, communiqué à M. Forgues.
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un Ruffo, puis un Français, Saint-Clair ; enfin un d’Afflito. Voilà pour les amants du jour, ceux qu’elle pouvait produire. Mais...
Ceux qui seront curieux de connaître la suite la trouveront dans le Rapport fait au citoyen Carnot, ministre de la guerre , sur les causes secrètes , etc., par F. Lomonaco.
Ce qui paraît presque incroyable, c’estque Marie- Caroline, pourtant de caractère défiant, ne se douta pas un instant que ses moindres faits et gestes étaient épiés par le lord Annesley, qui la crayonnait si impitoyablement. Empruntons à son journal privé (1) encore quelques lignes, sans nous soucier de nous conformer à une rigoureuse chronologie.
Les passages ci-dessus rapportés ont trait aux deux séjours de Marie-Caroline en Sicile, soit pendant la République Parthénopéenne, soit durant les règnes de Joseph Bonaparte et de Joachim Murat (2). Donnons la parole à l’indiscret diplomate :
Les étranges relations qui m’ont été faites sur le compte de la reine m’ont été plus que confirmées par lord Amherst et sa femme. Le misérable étal actuel de la Sicile est dû aux folies et aux violences de son caractère. Ses vices sont innombrables. Le roi, dans le gouvernement, est parfaitement nul. La reine reçoit les
(1) Private Journal of the affaivs of Sicily (Manuscrit du British Muséum, n° 19.42G). .
(2) Note 1 de GaCxNière, op. cit., 142.
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rapports des ministres et se montre aussi despotique dans son État minuscule que l’impératrice Catherine dans son vaste empire de Russie... Elle se croit toujours estimée et respectée « comme la belle reine de Naples » (sic), alors que s’il lui prenait fantaisie de se regarder au miroir, elle verrait une vieille sorcière ridée, sexagénaire. Jeune, elle limitait ses vices aux seules passions qui la dominaient. Elle avait tout au plus 48 ans à cette date, mais elle pouvait bien en paraître 60. Au désir de rendre les autres aussi heureux qu’elle croyait être heureuse elle- même : à présent, elle est tombée dans tous les dérèglements : ivre d’opium, couverte du sang de ses sujets. Qui aurait pu prédire qu’elle dût devenir ce qu’elle est aujourd’hui ? Ses dérèglements ont dégénéré en extravagances, ses extravagances en folie, et cette folie est si criminelle qu’elle
lui a valu le mépris général.
A noter, en passant, ce goût de la reine pour l’opium. Elle en prenait « jusqu’à six grains par jour», et les scènes qui résultaient de cet abus de la drogue funeste étaient « épouvantables ». Elle mélangeait le poison au vin, ce qui en exaltait les effets, et alors elle avait des accès de colère qui mettaient en fuite le personnel domestique. C’était à qui se sauverait le plus vite et le plus loin !
Quant au roi, sa silhouette est rapidement croquée, et le personnage est campé :
Le roi est réputé honnête et de bons sentiments. Par malheur, il ne possède ni capacité, ni instruction. Ses
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conversations roulent éternellement sur ses deux distractions favorites, la pêche et la chasse ; sur la façon de capturer une grande quantité de thons, d’abattre un sanglier, etc., etc. La reine a toujours eu pour politique d'encourager sa stupidité et de lui susciter des obstacles propres à le dégoûter des affaires de l’État. Au temps passé, elle lui facilitait même les rencontres avec les plus jolies femmes de Naples.
Ferdinand était un Bourbon d’Espagne. Pour qui a étudié la monarchie espagnole, depuis les descendants dégénérés de Charles-Quint jusques et y compris les descendants maniaques de Philippe V, sa psychologie est des plus claires. « Mélange de corruption italienne et de férocité espagnole (1) », son caractère tient ou à peu près dans cette formule.
De goûts pervers, il ne se plaisait qu’avec la plus vile populace ; ne l’ava.it-on pas surnommé le roi des lazzaroni? Avec eux, il dansait la tarentelle, les aidait à tirer leurs filets. Son grand nez, qu’il avait hérité de son père Charles III, l’avait fait surnommer Nasone. Ses compagnons habituels du port de Naples ne le désignaient pas autrement, et il ne s’en offensait point. Plusieurs jours de la semaine, on voyait le roi assis, au marché public, environné de paniers à poissons, et tenant une balance à la main ; ce n’était pas « pour octroyer justice à ses sujets, mais pour la marchandise qu’il vendait, chèrement,
(1) A. Gagnière, 17.
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à ses amis, les facchini et les lazzaroni de Palerme* opération toujours accompagnée de lazzis et de grossières bouffonneries (1) ».
Plusieurs fois par an, Ferdinand vendait le produit de ses pêches dans les lacs de Patria et de Fusano.
Lâchasse, la pêche, les vaches, le beurre et le fromage furent les occupations principales et exclusives de ce prince, confirme un autre de ses historiens (2). 11 bâillait aux conseils, eut une indifférence complète pour les affaires sérieuses de son royaume, que scs ministres et sa femme 'dirigèrent selon leur bon plaisir ; et il se montra sévère et farouche, toutes les fois qu’il croyait voir un manque de respect, une désobéissance à ses volontés.
Il n'avait ni sensibilité, ni entrailles ; son égoïsme dépassait tout ce qu'on saurait imaginer. Avec cela, superstitieux !à l’excès; croyant à la jettaturci , la reine était obligée, quand elle passait à côté de lui, de placer son éventail sur la figure, du côté du roi comme pour neutraliser le mauvais œil.
On a cherché des excuses à la conduite de la reine dans celle de son mari. Elle n’ignorait rien de ses débordements, qui, du reste, étaient publics.
A la lettre, il avait fait la cour à la moitié des femmes
(1) Art. Ferdinand IV (Encyclopédie des gens du monde , t. X, 1838)'
(2) Palumbo ; cf. Parmieri de Micciché, Pensées et Souvenirs (1830).
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ciç la société de Naples et à quelques-unes de celles de la Sicile. Il avait, en outre, un gros bourg appelé Santo-Leacio , peuplé de bella pacchiane, qui étaient, toutes, sa propriété, auxquelles le bon roi donnait des métiers pour les faire travailler, et des enfants pour ne pas les faire mourir d’ennui...
La reine conservait ses amants tant qu’elle le voulait, au moins jusqu’à ce qu’elle en fût rassasiée. Elle les prenait, elle en changeait, les remplaçait, en augmentait, en diminuait le nombre, quand et comme bon lui semblait ; le roi ne trouvait rien à redire à cela, ou ne se souciait pas de s’en mêler (1).
La reine se montrait moins accommodante. Lorsqu’elle s’apercevait, ou que seulement elle soupçonnait qu’une des maîtresses du roi commençait à prendre de l’importance, elle en exigeait le renvoi ou l’exil. Le roi n’osait pas contre carrer son irascible épouse ; bien mieux, il mettait la plus grande complaisance à souscrire à son désir; il s’y prêtait du meilleur cœur du monde, dans l’espoir de changer pour du neuf un meuble déjà usé, car les postulantes à l’honneur de partager la couche royale ne manquaient pas, et il signait le matin, de sa main, le décret de proscription de la même femme à laquelle il avait donné, quelques heures plus tôt, les preuves les moins équivoques de sa tendresse.
Marie-Caroline mettait une certaine délicatesse
(1] Michel Paemieri de Micciché, Pensées et Souvenirs, t. II, passim.
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dans ses procédés avec Ferdinand. Gomme Julie, fille d’Auguste, elle n’embarquait que quand la barque était pleine.
Un personnage, bien connu pour ses attaches avec la dynastie régnante de Naples, contait au chevalier de Cussy, qui l’a relaté dans ses Mémoires (1), que « la reine Caroline ne se laissait approcher par un amant, en titre ou passager, que lorsqu’elle était grosse du roi (2), son époux, ne voulant introduire d’étrangers dans la famille royale (3) ». Le même narrateur ajoutait que, « lorsque la reine n’était pas
(1) Souvenirs clu Chevalier de Cussy, édités par le comte Marc de Germiny, t. II, 296.
(2) Elle n’eut pas moins de dix-huit enfants. En 1776, elle fut accouchée par un accoucheur du nom de Péan (déjà)! Chron. méd., l*r mars 1898.
(3) En dépit d’une santé très fragile, elle avait fait de l’état de grossesse presque son état normal. Elle adorait du reste les enfants, les siens. Elle parle constamment, dans sa correspondance, des anniversaires de leur naissance, de leurs fêtes, etc. « Point d'affaires demain, parce que c’est le jour de naissance de mon cher petit Léopold. — Je suis malade de corps et d’esprit; mais il faut que je conduise les enfants à Caserte, ils comptent là-dessus », etc. Il lui sera beaucoup pardonné, parce qu’elle a beaucoup aimé... sa progéniture. Sans doute, en les contemplant, évoquait-elle des souvenirs, mais paix à sa cendre ! Disons encore, à sa décharge, qu’elle se fit remarquer par de nombreux actes de générosité. « C’est elle qui, touchée de la situation affreuse où languissaient chez nous (en Italie), les aliénés, les fit transporter dans un endroit meilleur et plus salubre ; qui ordonna qu’on prît soin de ces malheureux ; c’est à elle, enfin, que la Sicile doit, en principe, le superbe établissement où ils sont soignés maintenant. » Ceci a été écrit en 1830.
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grosse, elle se livrait à tous les plaisirs des sens et à tous les genres de libertinage, soit avec des hommes, soit avec des femmes. Ainsi, lady Hamilton, maîtresse de Nelson, a été la maîtresse de la reine Caroline... »
Ce qu’était Emma Lyon, devenue lady Hamilton, nous allons le faire connaître, restant aussi éloigné de la prévention que de la sympathie pour notre héroïne.
C’est tout un roman que l’existence de cette aventurière. Prodigieuse destinée que celle de cette fille de couturière et femme de charge qui, dès l’âge de 10 ans, dut pourvoir à sa subsistance, en s’engageant comme nurse-maid (ou bonne d’enfants), et qui, à 14 ans, débarquait à Londres, avec pour toutes ressources, sa remarquable beauté. A croire Mme Vigée-Lebrun, qui maniait la plume presque aussi bien que le pinceau, « elle avait une quantité énorme de beaux cheveux châtains, qui pouvaient la couvrir entièrement; en cheveux épars, elle était admirable ». Avec cela, un air candide, un sourire angélique, des yeux d’un bleu profond, elle réalisait de tout point le modèle immortalisé par Greuze, qui ne l’eut pourtant jamais sous les yeux. Même vêtue de haillons, elle attirait les regards.
Nous ne la suivrons pas étape par étape; rappelons seulement qu’elle fit du théâtre, entendez qu’elle y fut simple figurante; mais elle sentit naître en elle une vocation déterminée pour la pantomime et