‹ Dans les coulisses de l'histoireChapitre 7 sur 44 · FRANÇOIS DE MEDICIS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE MEDICIS

(d'après une

cire peinte de Benvenuto Gellini),

UNE « SORCIÈRE » AMIE DE LA REINE

posait de jouer, n’eut pas de mal à convaincre sa maîtresse que la couronne qu’on lui promettait était la seule qu’elle dût ambitionner ; ses insinuations s’accordaient, d’ailleurs, avec les propres désirs de la- future reine.

Le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV fut arrêté à la fin de décembre 1599. Le contrat ne fut signé que le 25 avril ; la cérémonie eut lieu le 5 octobre.

Marie était alors une belle jeune fille, exubérante . de santé. Quelqu’un, qui la vit en ce moment, la déclare « grasse et en bon point..., elle a l’œil fort beau et le teint aussi, mais un peu grossier ; au reste, sans fard, poudre, ni autre vilainie ». Elle ne brillait point par l’intelligence, mais elle était gaie et aimait à rire et plaisanter : c’est pour cela qu’elle s’était si bien entendue avec son amie d’enfance, Léonora Galigaï, qui l’avait accompagnée en France et lui était devenue indispensable. Elle avait prétexté, pour l’emmener avec elle, que, seule de toutes ses femmes, elle savait la coiffer ; la vérité, c’est que Marie de Médicis qui, souvent, se coiffait ellemême, « haut à l’italienne », ne cessait de causer pendant qu'on démêlait ses longs cheveux, en les huilant <* d’huile de fleur, d’oranger d’Espagne, pour y arrêter la poudre ».

Léonora avait surtout la charge de la garde-robe de la reine ; elle recevait 12.000 livres par an,

« pour employer à l’achat et paiement des étoffes,

robes, linge et autres hardes nécessaires ». Cette somme, avons-nous besoin de le dire, était largement dépassée. Notons, en passant, que Marie adorait les parfums ; on peut dire que c’était pour elle nécessité autant qu’agrément, car nul n’ignore que Henri IV exhalait de sa personne une odeur assez répugnante, qui faisait dire à une de ses favorites, la belle marquise de Verneuil, que son royal amant « puait comme charogne ». Pour cette raison, ou pour satisfaire simplement son goût, la reine Marie avait ses coffres remplis d’essences et de sachets ; et des parfumeurs à ses gages se livraient à des distillations savantes, dans un local que leur avait concédé Léonora Galigaï, dans son hôtel de la rue de Tournon. Marie de Médicis y venait parfois, s’amusant à mettre la main aux alambics, ou suivant d’un œil intéressé les expériences poursuivies devant elle. La reine était, le plus souvent, accompagnée, dans ses visites hors du palais, par sa fidèle dame d’atour, à qui ses fonctions conféraient la faculté d’approcher à toute heure de Sa Majesté.

Depuis dix-sept ans qu’elle n’avait pas quitté Marie de Médicis, celle qui avait d’abord rempli la fonction subalterne de « camariera », au milieu des « demoiselles italiennes » de Ja reine, avait fait du chemin. Elle était devenue la confidente, l’amie la plus intime de la princesse, qui n’avait aucun secret pour elle. On la disait, d’ailleurs, très intelligente et « d’entendement subtil » ; et, tout en étant de bon

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conseil, elle savait ménager ses intérêts et veiller à sa fortune.

Tous les jours, conte son historiographe, elle descendait voir Marie de Médicis, aux heures où elle savait la trouver seule, le plus souvent tard, le soir au moment du coucher. Elles causaient entre elles du sujet qui nécessitait les entrevues régulières de la souveraine et de la dame d’atour : de toilettes, principalement, de tout et de chacun, mais aussi d’affaires

et de choses d’Etat. Plus tard, quand la maladie retint Léonora dans ses appartements, la reine montait jusque chez sa dame d’atour et lui tenait compagnie.

Dans l’intervalle, celle-ci s’était mariée, et comme son mari n’avait pas le droit de coucher au Louvre, Léonora s’était fait octroyer par la reine une modeste habitation, voisine du palais, et où les deux époux pouvaient se rencontrer.

On s’est souvent étonné de l’empire qu’avait su prendre Léonora Galigai sur sa maîtresse, et on a prêté à la première ce propos : « J’ai eu (sur elle) le pouvoir qu’a une habile femme sur une balourde ! » Ce mot n’aurait, paraît-il, été jamais prononcé par celle à qui on le prête. Léonora, interrogée par ses juges, aurait, en réalité, répondu : « J’ai eu l'honneur d’être aimée de la reine, pour l’avoir suivie dès sa jeunesse; j’ai acquis sa bienveillance en la bien servant comme j’ai fait, en me rendant très diligente à la suivre et faire ce qui estoit de sa volonté. »

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Léonora ne se vantait pas, lorsqu’elle répétait, en présence du médecin Alvarez, que « personne n'avait tant de .pouvoir sur ladite dame reyne qu'elle ». Il était bien vrai qu’elle en obtenait tout ce qu’elle voulait et quiconque sollicitait une faveur recourait à son entremise.

Distribution de charges ou octroi de pensions, places et faveurs, Léonora avait mission de la reine de les attribuer ; et si quelque ministre ou personnage de haut rang s’avisait de faire entendre une protestation contre cette faveur excessive, sa disgrâce ne se faisait pas attendre : il était aussitôt remplacé par une créature de la Galigaï. « Pour les officiers soit de la maison du roi, de la reine, de Messieurs les enfants de France, soit même de judicature et autres relevés, nul n’estoit pourvu qu’il ne payât tribut à la Galigaï. » Léonora sut élever le pot-de-vin à la hauteur d’une institution. Michelet a pu dire d’elle très justement : « Elle ne visait qu’à l’argent ! »

Il semblerait que cette femme d’affaires, qui thésaurisait sans répit, cette dame d’atour qui jouissait d’une influence que nul ne lui contestait, comblée de biens et de faveurs, n’eùtplus rien à souhaiter. Il était, pourtant, une chose qui lui manquait, une chose qui ne peut ni s’acquérir, ni se donner : la santé. Si Léonora restait des journées entières dans sa chambre, c’est que le mal la retenait dans son lit, où elle gémissait et se contorsionnait, en proie à un

BTANCA CAPELLO, GRANDE DLCIIESSE DE TOSCANE

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de ces accès qui, fréquemment, la saisissaient. Léonora Galigai était hystérique et il n’est possible de se méprendre sur la nature de sa maladie, quand nous en sont dévoilés les symptômes. Ses serviteurs déclarent l’avoir trouvée « assise sur une chaise, toute courbée à Ici renverse , tellement malade qu’elle ne pouvait parler » ; elle expliquait qu 'une boule « la travaillait de telle façon que le mal montait à la gorge pour V étrangler ». Parfois, elle était prise de « frénézies », et c’est pourquoi elle évitait de se montrer en public, de peur d’être vue dans cette attitude; parfois, elle se plaignait de sa gorge,disant qu’elle était enflée et « en danger de s’hydropiser » ; d’autres fois, elle était « d’humeur fâcheuse et mélancolique », recherchant la solitude, fuyant la société. « Toujours en fièvre », elle parlait de maux qu’elle éprouvait à la tête, à l’estomac ou aux jambes.

Pendant quelque temps, elle passa pour folle; une de ses femmes contait l’avoir vue, une nuit, « aller toute nue par sa chambre, portant de petites chandelles allumées ».

Chacune de ses couches fut suivie d’une aggravation de sa maladie. A plusieurs reprises, on la crut moribonde ; on la voyait reparaître le lendemain, les traits un peu fatigués, mais reprenant son train de vie normal.

La Faculté y perdait son latin. On conseilla à la malade le lait de femme pris à la source, si l’on

peut dire : « deux femmes nourrices lui donnèrent à téter », puis on la mit au lait de chèvre, sans davantage la soulager.

Désespérant de la science officielle, Léonora recourut à deux juifs portugais, dont on lui avait vanté l’habileté : Montalto et Alvarez. Celui-ci reçut Je titre de médecin ordinaire de la reine et fut spécialement chargé de soigner sa dame de compagnie. Alvarez n’eut aucun succès auprès de sa cliente et dut céder la place à son collègue Montalto, qui sut tout de suite gagner sa confiance. Grâce à un traitement où l’hygiène tenait la plus grande part et qui consistait dans la diète, l’éloignement du mari pendant quarante jours, et « quelques médecines ordinaires », l’état de Léonora fut sensiblement amélioré. Malheureusement, Montalto vint à mourir et voilà derechef la malade désespérée. On fit de nouveau appel aux docteurs-régents de l’Ecole de Paris, qui déclarèrent que la dame était seulement atteinte d’une fièvre quarte ; ils lui prescrivirent un traitement approprié, sans résultat, d’ailleurs, puisqu’elle fit venir de Normandie un empirique, un maréchalferrant, qui échoua comme tous ses prédécesseurs.

Pour masquer son échec, ce dernier déclara que la malade était ensorcelée et que c’était pour cette raison qu’il ne la pouvait guérir, alors qu’il en avait guéri tant d’autres ! C/est alors qu’on eut recours aux reliques des saints et aux prières : on fit venir

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à Paris la sainte (le Sienne, qui avait prédit jadis à Marie de Médicis qu’elle serait reine de France; on fit dire des messes et des neuvaines : rien n’y fit.

Ne sachant plus à quels saints se vouer, on s’avisa de faire venir, de Nancy, deux religieux Ambrosiens, qui passaient pour avoir « désensorcelé » le cardinal de Lorraine. Pendant deux mois, ils pratiquèrent des incantations bizarres. Après avoir fait sortir tous les hommes de la. maison, et n’y laissant qu’une femme ou deux, ils entraient dans le jardin, « tenant en leurs mains un réchaud ou encensoir, dans lequel y avait du* feu et de l’encens, ou autre chose qui rendoit une grosse fumée » ; ils mettaient le réchaud parterre, bénissaient celle-ci en plusieurs endroits, en se tenant debout : sans doute purifiaientils l’atmosphère, pour en chasser les diablotins, invisibles, mais présents.

Afin que le Malin ne put s’introduire dans les aliments qu’on servait à « l’ensorcelée », les Ambrosiens assistaient à ses repas, surveillant tout ce que la dame absorbait, l’obligeant à ne manger que « des morceaux de creste de coq et rognons de bélier », et de ne touchera aucune viande « que préalablement sur icelle n’est esté jectée de l’eau béniste ». Ils « bénissaient toutes les viandes, comme consommez et aultres petites choses pour les malades, et faisoient une croix pour bénédiction sur le plat qu’on portoit, et de peur que les chiens ne mangeassent les

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restes des viandes, parce qu’elles estoient bénistes, les jetoient dans le feu (1) ».

Mais ce n’est pas tout, et ce qui nous reste à dire appartient au domaine du fantastique et fait évoquer les messes noires qui devaient déshonorer le grand Règne.

Les Ambrosiens, s’étant joints à d’autres religieux, demandèrent au curé de Saint- Sulpice, et obtinrent sans peine la permission de pénétrer dans cette église à toute heure du jour et de la nuit, pour y venir faire leurs oraisons.

« Ils choisissoient les jours et les heures qu’on n’alloit pas en ladite églize, comme sur les deux ou trois heures, parce que lors on ne disoit pas de vespres en ladite paroisse que les veilles de festes ; et fort secreptement y alloient sur les sept heures du soir et y clemeuroient deux ou trois heures. » Concini (le mari de la Galigaï) était chargé d’écarter les indiscrets et de défendre Rentrée du sanctuaire à quiconque se présenterait.

Cela n’empêcha point quelqu’un de s’y faufiler un jour et de distinguer une femme — c’était la Concini — « décoiffée, les cheveux pendant autour d’elle, deschevelée et à genoux devant le Saint-Sacrement et un des religieux assis à côté de l’autel, et l’autre des religieux qui parloit dans un livre... assez haut comme s’il eut exorcisé ». Léonora poussait des

(1) Déposition de témoins au procès de Léonora Galigaï. (Cf. le Maréchal d' Ancre et Léonora Galigaï , par Fernand Hayem.)

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MARIE DE MÉDIGIS

(gravé par Th. de Leu).

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« cris bien haut », et il était dix heures du soir quand tout le monde sortit.

On rapporta au curé de Saint-Sulpice ce qu’on avait vu et entendu, mais il répondit qu’il ne pouvait refuser « audit Conchini, qui étoit son paroissien, l’ouverture de ladite porte, pour faire des prières pour sa dite femme qui était possédée et hors d’esprit ». Le prêtre en avait, au surplus, fait l’observation au Florentin, qui lui avait répliqué qu’il ne pouvait amener sa femme à l’église aux heures où le peuple s’y trouvait assemblé, parce qu’à la vue de beaucoup de personnes, sa « frénésie » redoublait,, et-que cela produirait scandale publiquement.

Afin de ne pas contrarier davantage le bon prêtre, les Concini résolurent de s’adresser aux Augustins, dont le couvent était situé à l’extrémité du Pont- Neuf, à l’angle du quai et de la rue Dauphine. Léonora pouvait s’y rendre en carrosse, la tête couverte pour ne pas être reconnue, et passait d’ailleurs si promptement qu’on n’avait pas le temps de la dévisager. Encadrée des religieux, et suivie de son confesseur, elle franchissait deux fois par jour la porte du cloître, vers six ou sept heures le matin, ou vers cinq ou six heures le soir. On livrait à Concini les clefs de toutes les portes, y compris celle du clocher. Afin de se garder des curieux, on fit faire une clôture de bois par un menuisier. Malgré toutes ces précautions, un des moines parvint à se glisser dans la chapelle, où il put assister à la scène bizarre

que voici : Léonora était couchée sur des coussins bas, liée avec des étoles ; elle poussait « des cris extraordinaires et estranges », et les religieux faisaient chorus. Elle était « si malade et débile que, ne pouvant tenir à genoulx, elle s’appuyait tantôt d’un costé, tantôt de l’autre, sur des cossins (coussins) de la sacristie ». Il fut expliqué, plus tard, qu'il s’agissait d’exorcismes, et que ces rites singuliers n’avaient pour but que de chasser le diable.

De pareilles séances fatiguaient beaucoup la malheureuse Léonora, qui dut reprendre le lit. On dit de nombreuses messes, on fit, durant quinze jours, des services pour la santé de la malade ; on alla même jusqu’à esquisser une séance de magie blanche ! Mais les exorcistes échouèrent une fois déplus.

Une rémission survint au moment où on l’attendait le moins. La favorite retourna au Louvre et reprit ses fonctions auprès de la reine, la soignant quand elle était indisposée, l’assistant dans ses couches, et donnant naissance elle-même à un enfant, une fille, qui fut portée à baptiser à Saint-Sulpice le 20 mars 1608.

Les attaques s’espaçaient, la névrose tournait en monomanie. Léonora ne pouvait supporter qu’on la regardât; elle voyait, dans tous ceux qui l’entouraient, des jeteurs de sort, et ce n’était pas tout à fait sans raison, car il se présentait sans cesse des astrologues, nécromans et magiciens, tous s’offrant à mettre un terme à ses maux.

LEONORA GALIGA1, MARECHALE D ANCRE

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On vit, entre autres, chez les Goncini, le fameux Gosme Ruggieri, celui-là même qui eut pendant un temps la faveur de Catherine de Médicis, et qui, depuis l’aventure tragique de La Mole et Coconas, à laquelle il s’était trouvé fâcheusement mêlé, pratiquait son art secrètement et vivait à l’écart, Ruggieri passait pour savoir « faire des images de cire », au moyen desquelles il rendait les femmes amoureuses ; et pour tuer les hommes, « en prononçant leurs noms et invoquant certains démons (1) ». Goncini réserva une pièce dans son hôtel à Ruggieri, où celui-ci put, sans être dérangé, se livrer à ses expériences d’envoûtement.

Sur ces entrefaites, se produisit un incident, qui jette un singulier jour sur ce qui se passait à la Cour en l’année 1612. Vers la fin du mois de septembre, le nonce introduisait, auprès de la Reine et du chancelier, un Espagnol qui avait instamment demandé à être entendu sur des affaires d’importance. Cet étranger révéla que certaines personnes qu’il nomma, avaient projeté de rendre la Reine amoureuse, à l’aide d’un miroir, et qu’ils obtiendraient d’elle, par ce moyen, tout ce qu’ils voudraient : on est revenu, en ces dernières années, à ce mode de suggestion, mais n’est-il pas curieux de le trouver déjà en usage au xvne siècle ? La Reinemère était-elle un « sujet » ? Toujours est-il que les

(1) Mercure français, t. IV, 23 avril 1G15.

Concini étaient parfaitement capables de recourir à un pareil procédé, pour conserver ou raffermir leur pouvoir. Quoi qu’il en soit, on arrêta, comme principal coupable, un certain Moisset, « homme de basse condition, partisan puissamment enrichi par la levée des gabelles (I) » ; comme complices ou comparses, un gentilhomme du Dauphiné et son fils, qui avait été page du Roi ; et un frère de Saint- Dominique. Arrêtés et interrogés, ils furent mis entre les mains du Parlement; à leur tour, ils dénoncèrent un personnage considérable, le Grand Ecuyer, M. de Beliegarde, qui, à les entendre, connaissait toute l’affaire : diversion habile, qui arrêta les poursuites, après qu’on eût transformé P inculpation de sorcellerie en celle de faux monnayage.

On a publié, à ce sujet, une lettre du résident Florentin, Bartolini, qui fournit, à cet égard, quelques précisions :

Ce Moisset, écrit l’Italien, à la date du 26 octobre 161 2, ce Moisset qui était en prison... sous l’imputation d’abord de sorcellerie et ensuite de faux monnayage, a élé, il y a deux jours, par sentence du Parlement, absous et mis en liberté, et, de plus, ont été bannis du royaume ceux qui l’avaient accusé . Deux causes peu¬

vent expliquer le salut de cet homme : la première, c’est qu’il a continuellement obligé, au moyen de riches présents, les plus puissants ministres de cette Cour ;

B) Bertliold Zeeler, la Minorité de Louis XIII , 65 et s.

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