EN ROUTE POUR LITTLE RAPID CREEK
rap , Re rt à F 2 “ ere F np sais à ä
En Gé ttth ut res Crete
5 juillet. — Ce matin, en descendant, j'ai retrouvé le vieux confédéré enveloppé dans ses couvertures en travers de la porte, comme je l'avais vu il y a cinq jours. Seulement le grand revolver qu'il dépose d'ordinaire, à portée de sa main, sur le plancher, était remplacé par une bouteille de wisky, vide, bien entendu. Un Sioux qui passerait pourrait cueillir sa chevelure sans qu'il s'en aperçoive. Mais ce serait une mauvaise affaire, car son vieux crâne est tout déplumé par places.
Après avoir, avec tous les égards imaginables, poussé de côté le maître de la maison, nous parvenons à ouvrir la porte. Le soleil est déjà un peu haut. Les vaches de la prairie qui n'ont pas été traites depuis deux jours beuglent en nous apercevant d'un air si aimable, que nous allons les débarrasser de deux ou trois litres d'un lait délicieux. Après quoi nous nous occupons de rattraper nos chevaux lächés la veille dans le corral. Ce n'est pas une petite affaire. La jument jaune de M..., surtout, est horriblement sauvage, et son exemple entraine les autres qui se serrent contre elle, nous laissant approcher tout près, et puis, quand nous croyons les tenir, détalent au galop à travers la grande herbe chargée de rosée , sans se laisser séduire par nos paroles engageantes et nos picotins d'avoine. Il faut avoir recours aux grands moyens. Nous nous meltons en ligne, tenant chacun le bout de nos lariats, et nous finissons par acculer les maudites bêtes dans un coin où elles se laissent prendre quand elles voient qu'il n'y a plu: moyen de faire autrement.
Enfin Parker se met à la tête de la colonne, et nous disons adieu, cette fois-ci définitivement, au vieux confédéré qui cuve toujours son wisky. De Hilly ranch à Little Rapid Creek, il n'existe même pas de sentier.
le ||
LE 5 ES [ES die LE