‹ Dans les propylées de l'instrumentationChapitre 9 sur 68 · Pour réaliser ces données (ex · texte numérisé non relu

Pour réaliser ces données (ex

60 A), l'élève aura à consulter au besoin son élaboration de l'tffet réel des diapasons respectifs ; dans ce cas-ci par exemple, ceux des exemples 31, 38 et 49.

91. — La partie des cors en mi ? (ex. 60 A), a été mise en clef de fa, afin d'éviter trop de lignes supplémentaires dans la réalisation.

92. — Il sera aussi très utile, que l'élève y ajoute le chiffre des harmoniques respectifs, tel que l'ex. 60 A et b le lui montre.

Cela lui rendra aussi service comme contrôle, si parfois le compositeur n'a pas dépassé les limites de tel ou tel diapason. Il pourra toujours facilement vérifier ceci grâce aux pages 24-33 de cet ouvrage.

g3. — Les tons moyens des cors, avaient la meilleure sonorité et offraient le plus de ressources aux compositeur et à l'exécutant : fa est considéré comme le ton par excellence de ce noble instrument.

Pour terminer, ajoutons une observation qui est de nature esthétique et non dépourvue de quelque intérêt, notamment :

g, Les tierces et sixtes parfaitement consonnantesdu cor. Les deux mi (sons 5 ou 10 de l'ex. 1) réunis à l'une des octaves de la fondamentale 12, 4, Si ou a l'une ou l'autre des quintes (3, 6, 12), forment des tierces ou des sixtes parfaitement consonnantes, dont la suavité frappe surtout l'auditeur, lorsque deux cors se séparant du reste de l'orchestre, font entendre une de ces phrases simples et concises auxquelles

ce timbre donne un accent si profond ; tel ce passage de la Juive (Halévy) :

Cors en rni\>

Quatuor (et Rachel)

ADdaDte^^^^l^rpf1^

con dolcetza

t>1> Kvr jgg

wm

pizz.

FP

ij^vTI

Il va ve.nir

La Juive (2d acte)

Les trombones à coulisse

(Instruments à intimation libre)

« Le trombone est à mon sens, le véritable chef de cette race d'instruments à vent que j'ai qualifiés d'épiques II possède en effet au suprême degré la noblesse et la grandeur; il a tous les accents graves ou forts de la haute poésie musicale, depuis l'accent religieux, imposant et calme, jusqu'aux clameurs forcenés de l'orgie. — On a pourtant trouvé moyen de l'avilir en le réduisant au redoublement servile, inutile et grotesque de la partie de contrebasse ».

Berlioz.

« La manière dont les trombones interviennent dans la musique instrumentale, est à elle seule une révélation du caractère harmonique qu'ils possèdent au plus haut degré ».

Gevaert.

« Obschon die Posaune durch die Zûge unbeschrànktes Melodievermogen nat, ist ihr akkordisches Wesen angemessener. - Ich mochte sagen: diesen gewaltigen ehernen Stimmen ziemt es nicht kantabel zu werden; Trompeten und Posaunen mùssen kùnden,offenbaren, nichtaber wie gewohnliche Sterbliche reden odei singen.

RlEMANN.

95. — Quoique les trombones à coulisse doivent être considérés d'un point de vue autre encore (§ 115 et ex. 74) que les cors et trompettes simples, il vaudra mieux nous borner provisoirement à les examiner tout comme ceux-là, c'est-à-dire nous occuper avant tout de leur diapason initial.

La base bien établie, le reste sera d'autant plus facile.

96. — Nous avons déjà vu (ex 25e) que le trombone n'est pas un instrument transpositeur. N'importe! nous continuerons à indiquer sommairement, comme aux pages 24-33, ce dont il s'agit provisoirement.

97. — La famille des trombones à coulisse se compose depuis plusieurs siècles de trois instruments qui correspondent aux trois voix les plus graves du quatuor choral, et portent leur nom :

Trombone-tf//o (ex. 62) Trombone-fcwor (ex. 63) Trombone- basse (ex. 65)

De nos jours elle s'est même enrichie d'un trombone-co//trebasse (ex. 66).

98. — La région du soprano n'y est point représentée, (1 de sorte que tout ce système instrumental a un caractère exclusivement mâ/c, qui, joint à la noblesse et à Impuissance de la voix du trombone, en fait un instrument précieux.

99. — Oiî oonsidère comme le type de la famille, le trombone-ténor (ex 63), dont l'étendue reproduit la voix de l'homme douée de toute la vigueur de la jeunesse, et dont le timbre éclatant et plein s'adoucit quand il le faut.

1 . Au seizième siècle déjà, il y avait un jeu de trombones, composé du soprano ("::). de l'alto, du ténor et de la basse. Monteverde dans son Ovfeo représenté à Mantoue en 1607, emploie cinq trombones : deux altos, deux ténors et un trombone-basse.

La trompette à coulisse est mentionnée par J. E. Altenbur^ (**), qui la compare, avec raison, au trombone-alto. — Manillon : Catalogue descriptif et analytique du musée instrumental du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, [2e éd. 1893] p. 67.

(*) Voir les § 285-95.

(**) Versuch einer Anleitung zur heroisch-musikalischen Trompetenund Paukenkunst. (Halle 1795).

ioo. — D'après la règle traditionnelle, chaque espèce de trombone emploie la clef de la voix correspondante :

Tr

ombone- alto (mi\>) Uh. '

m koi^L

(Etendue: 2 8)

lr théor.

Trombone - ténor (sib)

b) (Etendue: 1 8)

lr théor.

101. — La division intérieure (voir £ 206) de l'échelle ordinaire du trombone-ténor coïncide avec celle de la voix de ténor, à part l'extension plus grande du registre grave.

(grave)

(médium)

(ai^u)

Cette division intérieure est également celle du trombonealto ( ex. 62).

102. — En quelques endroits de sa tétralogie des Nibelungen, Wagner ajoute au trio ordinaire des trombones (§ 97) et en guise de basse-profonde, l'instrument formidable qu'est le trombone-contrebasse (ex 66).

Trombone- basse (en fa)

b) (Etendue: 1.10) c)

F théor.

Trombone-contrebasse (&})

b) (Etendue: (l)10) C)

1' théor.

103. — La division .intérieure de l'échelle du trombonebasse (ex. 65) et contrebasse (ex. 66), est égale à celle de l'ex. 64, sauf l'ajoute des notes aiguës

(grave)

(médium)

(aigu)

(suraigu)

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