ESE
accord de l'alto
id. une 8ye plus bas:
l'accord du violoncelle
504. — Nous verrons plus loin (ex. 213) que « l'inverse » de l'ordre des cordes du violon — sol (ier), ré (2e), la (3e), mi ^\ — constitue précisément celui des cordes de la contrebasse.
Le Violon
« C'est là la vraie voix féminine de l'orchestre voix passionnée et chaste en même temps, déchirante et douce, qui pleure et crie et se lamente, ou chante et prie et rêve, ou éclate en accents joyeux, comme nulle autre ne le pourrait faire. Un imperceptible mouvement du bras, un
(*) Voir les § 708-11,
sentement inaperçu de celui qui l'éprouve, qui ne produirait rien d'apparent dans l'exécution par un seul violon, multiplié par le nombre des unissons, donne des nuances magnifiques, d'irrésistibles élans, des accents qui pénètrent jus. qu'au fond du cœur.
Rien n'égale la douceur pénétrante d'une vingtaine de chanterelles, mises en vibration par vingt archets bien exercés. Les mélodies tendres et lentes confiés trop souvent aujourd'hui à des instruments à vent ne sont pourtant jamais mieux rendues que par une masse de violons ». Berlioz.
505. — Les quatre cordes du violon sont accordées en quintes « justes » ; mises en vibration sans le contact des doigts de la main gauche (c'est-à-dire à vides selon le terme usuel), elles font entendre les sons suivants :
(chanterelle) ire corde 2e corde 3e corde 4e corde
Depuis la plus haute antiquité, les cordes se comptent de r« aigu > au « grave », même pour tous les instruments à cordes.
506. — Les sons intermédiaires, qui comblent les lacunes entre ces sons échelonnés en quintes, sont produits en appuyant les doigts sur la touche, de façon à raccourcir graduellement la partie vibrante des cordes, tel que l'exemple suivant l'indique au point de vue « diatonique ».
4e corde
2e corde
IE
3e corde
lie c0rde
507. — Ce doigter (180) est celui de ce qu'on appelle la première position :
L'index est le iei
Le médius » 2e
L'annulaire » 3e
Le petit doigt » 4e
doigt
pour le violon.
508. — Il est évident que pour produire des sons plus aigus que le dernier de l'ex. 180, le violoniste doit démancher, c'està-dire déplacer la main gauche et la reculer vers le chevalet.
En plaçant successivement le ier doigt sur l'endroit où, à la première position, il produit sur la chanterelle les sons sol la et sï(ex. 181), il joue respectivement dans ce qu'on désigne comme 2S 3e; 4% etc- positions. Par exemple :
(1™ position) A
C) 2P position 1 2 3 4
d) 3p position 1 2 3 4
f) 4e position 1 2 3 4
509. — Le jeu dans toutes ces positions ne se pratique pas exclusivement sur la chanterelle, mais aussi sur toutes les autres cordes; l'exemple suivant le démontre :
le pos11 0 1 2e position 3e position 4e position 5e position 6e position 7e position
9e position 10e position
510. — L'orchestre des anciens maîtres classiques, Hàndel, Bach, Haydn et Mozart même ne le font pas monter au-delà de ïa 5e position. Beethoven Ta même fait monter jusqu'à la 9e (Egmont, apothéose finale et péroraison de l'ouverture), et Wagner n'a pas craint d'imposer la 11e position (Tannhauser, ouverture, fin).
511. — Positions praticables à l'orchestre. — Il est presque superflu de dire que les positions au-delà de la septième ne se pratiquent que sur la chanterelle et sur la deuxième corde. Mais elles ne sont guère praticables à l'orchestre que pour des passages faciles en notes répétées, comme c'est le cas dans les deux exemples cités (§ 510) de Beethoven et de Wagner.
512. —Gamme chromatique. — Pour la gamme chromatique, on emploie le même doigt sur deux degrés successifs (ex. i83a,b x) qui ont la même place sur la portée (tel fa, fa £ ou si et si b, etc.); ainsi que pour les cas sous 183b t.