la tierce
(*#) Non seulement sur les anciennes orgues mais parfois aussi sur les constructions nouvelles (ou restaurations) on indique erronément les pieds de la quinte comme ayant 12, 6, 3. 3 1/4, 2 3/4 pieds.
On se demande où est ici le rapport entre le son 3 et 1. Ce rapport ressort avec évidence des colonnes 3 et 6 des exemples 231 et 232.
(1) Cependant, lors d'une visite (avril 1908) à l'atelier de M. Ch. Mutin (ancienne Maison Cavaillé-Coll), son associé, M. Veerkamp, m'a assuré qu'à Sydney il y a un 64 pieds, dont cependant l'utilité lui semble problématique.
Qb'
nP
JT
pieds
pieds grande Quinte
pieds grande Tierce
pieds
grande
Septième
pieds
pieds
grosse
Quinte
pieds grosse Tierce
* 7 pieds
Septième
pieds
pieds Quinte
pieds
Tierce
pieds
petite
Septième
pieds
pieds Larigot
(*) Dans les orgues italiennes, on trouve des jeux de mutation d'une plus petite dimension encore. Par exemple, à Milan, l'orgue du Dôme possède des quintes de 1/3 pied et de 1/6 pied; aussi des tierces de 2/5 pied.
On pourra facilement se rendre compte du jeu de fond, sur lequel ces petits jeux de mutation se greffent On n'a qu'à faire l'opération suivante :
Quintes
(sons 3)
Tierce
(son 5)
octave de 1 pied.
— = octave de 6 6 pouces.
octave de 2 pieds.
Qu'on ne le perde pas de vue : « Le rapport des quantités est le principe de toute chose ». Ces jeux de mutation anormaux de 21 1/3 et de 12 4/5 pieds le démontrent à nouveau.
630. — Après le tableau de l'ex. 231, celui de 232 qui paraît plus condensé, sera d'une grande utilité. L'analyse qu'on en fera jettera plus de lumière encore sur cette question des jeux de mutation simples ainsi que sur leur rapport avec leur véritable base.
631. — Jeux de mutation composés. — Ces jeux, dits « composés », ont pour chacune des touches du clavier plusieurs tuyaux accordés de façon à faire entendre, outre la note du jeu de fond, toute une partie de la série des harmoniques (ex. 1) et dont l'un d'entre ces jeux (ex. 236e) s'élève même jusqu'à la 32e harmonique. La composition de ces jeux varie de 3 à 12 sons (voir ex. 234 ac) pour une seule touche (*).
632. — Observons que la plupart de ces harmoniques artificiellement renforcées ne sont que la répétition des sons primaires 1, 3, 5 et 7, et qui (dans l'ordre suivant : 3, 4, 5 et 7 (**) répétés une ou deux octaves plus haut, donnent dans la série fondamentale les chiffres suivants :
(•= 3> 4> 5, 7 unc (=3> 4> 5> 7 deux
octave plus haut) octaves plus haut)
633. — Mais ce n'est pas toujours cet ordre là qui est suivi ; il y a de la variété. Chacun de ces jeux fait une coupe différente dans la série fondamentale; mais les éléments de chaque coupe ne constituent que l'une on l'autre octave de la fondamentale (soni), de la quinte (son3) et de la tierce (son5) :
son 1 (la fondamentale) son 3 (la quinte) son 5 (la tierce)
ce dont il est facile de se convaincre grâce à la loi d'octave (§ 9).
(:;c) Au monastère de Weingarten il y a un cornet de 12 rangs.
(**) Les harmoniques 9, 11, etc. ne sont jamais utilisées; on s'arrête au dernier des sons primaires : c'est-à-dire au son 7. (Voira ce sujet les rapports du 32 et du 16 pieds à l'ex. 231).
5^, — Ces jeux de mutation composés se nomment : carillon, cornet, fourniture et cymbale. L'exposé suivant (une sorte de synthèse des jeux susdits) donne une idée très claire de leur coupe dans la série harmonique.
Carillon
Cornet
(Fourniture et Cymbales)
Voilà ce qui constitue l'essentiel de leur composition, où l'on rencontre parfois une variabilité assez grande ( l ).
635. — Le cornet se construit ordinairement avec une variété de 3 à 5 rangs. Sa composition respective est comme l'ex. 234 (sous a, b et c) l'expose :
sol
ut
mi
ut
sol
ut
mi
ut
ut
mi
^ à 3 ra S 3 chb'r
rangs
à 4 rangs.