‹ Dans les propylées de l'instrumentationChapitre 60 sur 68 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

(1) Gevaert relève là le sans-gêne avec lequel on exécute, dans tous les théâtres (y compris l'opéra de Paris), l'intention expressive du compositeur, ainsi que l'erreur curieuse de Berlioz à ce sujet, que voici : « Berlioz semble croire que le passage en question revient réellement au cornet à pistons et le cite comme exemple de l'emploi de cet instrument ». (Gevaert). — En effet, Berlioz (p. 197 de son traité) dit : « L'habitude qu'on a maintenant d'enn tendre le cornet à pistons dans les orchestres de bal, exécuter des mélodies n plus ou moins dépourvues d'originalité et de distinction, et le caractère de » de son timbre, qui n'a ni la noblesse des sons du cor, ni la fierté de ceux de 5, la trompette, rendent assez difficile l'introduction du cornet à pistons » dans le haut style mélodique. Il peut y figurer avec avantage cependant y, mais rarement; et à la condition pour lui de ne chanter que des phrases n d'un mouvement large et d'une incontestable dignité. Ainsi la ritournelle » de Robert le Diable ( « mon fils, mon fils ma tendresse assidue » ) convient » fort au cornet à pistons ».

Suit alors, chez Berlioz fpage 197), l'exemple cité comme n° 408 chez Gevaert qui transcrit fidèlement de la partition : S trompettes (bugles) à clefs en la. — A la p'ace de celles-ci Berlioz prescrit : Cornets à pistons en la ty.

Quel sans-gêne !

Tables des JVIatières

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