Gau, pou
son bas et tendit une petite pièce d'or — Tu ne perdras rien! dit-il durement.
T La Guérison de la Soif était un cabaret sans étage, couleur de sang caillé, où on avait jadis chanté le Vieux Curé et les Trois Glorieuses. Il conservait un long jardin planté d'arbres, de vigne, de tournesols, de carottes, de scorsonères, de passeroses, de choux et de laitues.
— Qu'est-ce que tu prends? demandait magnifiquement Jacques. Moi, c'est un perroquet.
— Moi, un lampion 1 !
Seuls Gobiche et Rosalie recoururent aux amers.
La petite pluie se mourait; on apercevait, au delà des talus, une orange grandissante qui était le soleil. L'abondance et la taille des feuilles proclamaient le jeune été. Tassés sous une tonnelle de vigne vierge, les cinq flairèrent l'anis et se réjouirent aux nuages de l'absinthe. Ils renaissaient, pleins de joies tumultueuses et hostiles :
— Ah! s'épanchait Jacques, ça serait foutant qu'on ne s'enverrait pas un cigare...
Rosalie se chargea d'émietter le demi-sigue