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Ton orgue, toi

Un vague avenir se projetait devant lui. A Londres, il aurait le temps d'attendre; il se mettrait à Fécole des grands voleurs; il reviendrait en France transformé, avec un faux état civil, il ne ferait plus de petites affaires : « Il me reste deux mille balles! Avec ça on se retourne... paraît que la vie est très libre là-bas... »

— Enfin! je compte sur toi, fit-il à voix haute, en se tournant vers Maurice.

— Prends garde! répondit l'aîné, voilà maman.

Adrienne les retrouva côte à côte. Un silence de mort plana, la petite chambre fut noire des lourds mystères de la destinée. Le bruit des jointures, le frisson des étoffes, le craquement d'une chaise, étaient pleins de significations terribles. L'ennemi était là, tapi dans la jungle des fibres, le rôdeur qui guette sans lassitude et sans pitié. La mère et Maurice n'osaient plus lever la tête, figés dans l'épouvantement.

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