‹ Dans notre empire noirChapitre 9 sur 14 · LÉOPOLDVILLE · texte numérisé non relu

LÉOPOLDVILLE

Le gouverneur de Léopoldville, — au Congo Belge on dit : le Commissaire de District — nous a gracieusement conviés ; et le yacht-remorqueur Campanar^ un élégant et robuste navire de l'Etat, a traversé le Pool pour nous prendre à Brazzaville.

Une demi-heure de navigation; nous voici devant le port belge. Les Belges, avec leur esprit industriel et industrieux, ont, eux, compris l'importance primordiale de l'outillage sur le développement économiqued'un pays. Et comme cet objectif est la seule raison d'être de la colonisation, ils ont fait porter tous leurs efforts sur les aménagements propres à faciliter l'adduction du trafic.

« Léopoldville n'est qu'une usine », me disait avec un dédain comique un fonctionnaire de Brazzaville. Or, c'est précisément d'avoir su transformer en usine le point de jonction de leur railway et de leur réseau fluvial qui démon-

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