LIRE
Marfan conclut : «On comprend pourquoi J'ai pro— posé de substituer à l'expression assez mal choisie de rachitisme celle d’ostéolymphatisme ».
Quelles sont donc, dans leur ordre de fréquence, es infections et intoxications sérieuses qui dominent la pathogénie du syndrome ostéolymphatique ?
En première ligne, Marfan place la syphilis congénitale. Sans tomber dans l’exclusivisme de Parrot, il croit à son influence prépondérante.
Au second rang viennent les intoxications chroniques dues aux affections digestives prolongées par allaitement artificiel et l'alimentation excessive et précoce.
Puis, la tuberculose sous sa forme communément. appelée scrofule.
Enfin les maladies infectieuses : bronchopneumonie, pyodermites, diabète, causes beaucoup plus rares.
Cette théorie de Marfan est généralement admise et n’est point infirmée par les nombreux travaux des médecins anglo-américains qui ne font qu'y ajouter quelques notions récentes :
Funck et Mellanby incriminent l'absence de vitamines liposolubles (vitamines A et D).
Citons les expériences sur jeunes rats, soumis à des régimes spéciaux de Mac Callum, Simonds, Shippley, Park.
Les recherches de Hess sur l’irradiation lumineuse: des rayons solaires et ultra-violets à ondes courtes.
Toutes ces recherches aboutissent à la conclusion
que la vitamine liposoluble et la lumière favorisent
le métabolisme du phosphore, métabolisme nécés-saire à la fixation du calcium. “se
Cette conclusion est confirmée par les travauxfrançais de Vagliano, Christou, Lesné et de Gennes. qui, eux, mettent en première ligne pathogénique les. troubles gastro-intestinaux.
Tous ces travaux s’harmonisent avec ceux du Professeur Marfan, ils viennent s’y surajouter et la seuledifférence ne porte que sur l’ordre de classification.
étiologique sans s'opposer ni s’infirmer les uns les. autres.